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député des états-généraux

  • Histoire de la Normandie: Le chouan de Puisaye

    Le comte Joseph de Puisaye est né à Mortagne, dans le département de l'Orne, en mars 1755. dès sa jeunesse il fait preuve de la plus grande ambition et il se croit appelé aux plus hautes destinées. Il décide d'abord d'entrer dans les Ordres mais comme il compte qu'à sa sortie du séminaire il ne sera pas sacré évêque il quitte l'habit religieux.

     

    Il revient à la vie civile, fait un riche mariage en épousant la fille du Marquis de Ménilles qui possède un magnifique château près de Paçy, puis comme il est beau parleur, il parvient en 1789, à se faire envoyer aux Etats Généraux en qualité de député du Perche.

     

    En 1793, il prend le parti des Girondins et quand ceux-ci sont proscrits, il est chargé de prendre le commandement de l'avant-garde de la petite armée Fédéraliste de Normandie qui doit marcher sur Paris. Il se heurte à la troupe envoyée par la Convention près de Pacy sur Eure. Cette rencontre se termine sans gloire et dans la déroute pour les deux camps.

     

    Voilà donc le comte de Puisaye gravement compromis et obligé de quitter la Normandie. Il gagne la Bretagne et finalement il revient dans la forêt du Perche où se cachent un certains nombre de chouans. Il pense alors qu'il est tout qualifié pour réorganiser l'Association Bretonne du marquis de la Rouërie qui n'a plus de chef depuis la mort de son fondateur.

     

    Le hasard va le favoriser en lui faisant rencontrer un courrier qui est porteur de dépêches envoyées d'Angleterre au commandant en chef de l'armée royale de Bretagne. Il voit se rallier à lui le Chevalier de Tinténiac, de Lantivy, Pierre Guillemot, de Boishardy, Cadoudal et quelques autres. Ce ralliement s'explique facilement par le fait que tous ces chefs étaient isolés réclamaient depuis la mort du marquis de la Rouërie un homme capable d'imposer un commandement unique.

     

    Il décide d'aller en Angleterre chercher de l'aide auprès des princes et du ministre Pitt.

    S'en suivi la triste expédition de Quiberon, où de Puisaye se montra un fort mauvais chef de combat en abandonnant ces hommes Tandis que les Républicains fusillent 748 royalistes, lui s'enfuit sur l'ile d'Houat

    Puisaye reste encore en Bretagne, mais il n'a plus aucun influence car sa conduite à Quiberon a été jugée sévèrement par les autres officiers Chouans.

    Finalement en 1797, il repart en Angleterre complètement déconsidéré en Bretagne.

     

    Il est mort en 1827 près de Londres où il vivait dans un isolement presque total.