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délinquance

  • Jean Pax Méfret- Faits Divers


    podcast


    Un rayon de soleil
    Se levait sur la ville.
    Les yeux pleins de sommeil,
    Il avançait tranquille.

    Des loubards maraudaient
    A l'entrée de la cité,
    Un camion s'approchait,
    C'était celui du laitier.

    Les deux mains dans les poches,
    Il avançait toujours.
    Le loubard le plus moche
    Le guettait d'un oeil lourd.

    Je te parie cinq sacs,
    Qu'il a les foies, le bourgeois.
    Je te paries dix sacs,
    Il ne passera pas.

    C'était le dernier jour de juillet,
    A la veille des congés payés.
    Dans la rue marchait un ouvrier,
    Fatigué, mais le coeur léger.

    Il était déjà presque en vacances
    Quand il a croisé la violence.
    Excités par ses cris de souffrance,
    Ca cognait en cadence !

    Il y a du sang qui coule
    A l'entrée de la cité.
    Il y a des corps qui roulent
    Sur celui qu'ils ont tué.

    Plusieurs détonations
    Se perdent dans la ville
    Là-haut sur un balcon,
    Un garçon immobile.

    Une arme dans les mains
    Et des larmes dans les yeux.
    Dans le froid, le matin,
    Vient de venger son vieux.

    C'était le dernier jour de juillet,
    A la veille des congés payés.
    Dans la rue marchait un ouvrier,
    Fatigué, mais le coeur léger.

    Il était déjà presque en vacances
    Quand il a croisé la violence...

  • Histoire de la Normandie: Les chauffeurs à Rouen

    le 23 janvier 1798, on guillotine à Rouen sur la Grande-place, avec sept de ses complices, le célèbre «chauffeur »Duramé, au demeurant natif de Rouen.


    Les «chauffeurs » sont des brigands qui pour faire avouer à leurs victimes, où sont cachées leurs maigres économies, leur brûlent la plante des pieds au feu de la cheminée.


    Le grand graveur Jacques Callot nous les montre déjà pendant la guerre de Trente ans, dans sa série d'eaux-fortes sur les Malheurs de la guerre, pillant, assassinant, violant et incendiant fermes et maisons isolés.


    Chaque guerre, chaque période troublée favorise la réapparition des chauffeurs. Ce sont le plus souvent des déserteurs ayant conservé leurs armes et auxquels se sont jointes les pires crapules de la Province.


    Entre 1794 et 1801, on en a exécuté à Rouen, le nombre impressionnant de 123 chauffeurs. Or, au lendemain du coup d'état, l'ordre Napoléonien est loin de se faire sentir dans la Province Normande, et les chauffeurs continuent leurs crimes.


    Toujours à Rouen, une cour spéciale militaire est instituée pour pallier les lenteurs de la justice civile (tient déjà). Résultat 134 nouvelles exécutions de chauffeurs de 1801 à 1808.


    En ce début du XIX ème siècle, ce n'est pas la ville ni la banlieue qui est dangereuse, mais la campagne où cours les brigands assassins loin des images flatteuses d'un Cartouche ou d'un Mandrin.