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coutances

  • Thomas Dibdin parlant de Coutances et du Cotentin

     

     

    Le révérend britannique Thomas Dibdin vint découvrir la Normandie en 1818 sous la Restauration Monarchique.  

     

    « à mesure que je montais, je regardais par les ouvertures la finesse et l'élan quasi magique des baies gothiques des tours occidentales; et plus je montais, plus cette partie du bâtiment me semblait belle et magique. Je finis par atteindre le sommet, et me concentrant un peu, je regardais autour de moi. La vue était d'une beauté sans mesure.

     

    Coutances se trouve à 4 miles de la mer, si bien qu'à l'ouest et au sud apparaissait une immense étendue océanique. De l'autre côté il y avait un vaste paysage boisé, ondulant, riche et parsemé de nombreuses fermes. Jersey surgissait au nord-ouest, encerclée par les flots et quasiment au sud se dressait la petite presqu'île rocheuse de Granville, défiant l'éternelle attaque de la vague. Une telle vue est sans égale en Normandie ni depuis aucun des monuments religieux connu de moi.»

  • Eglise Saint Vigor de Quettehou dans le Cotentin

    Le domaine faisait partie de la donation de 1082 faite par le duc Guillaume II de Normandie et la duchesse Mathilde de Flandres à l'Abbaye aux Dames.

     

    L'église a ensuite été donnée en 1214 par Hugues de Morville, évêque de Coutances, à l'Abbaye bénédictine de Fécamp.

     

    Elle a été remaniée au milieu du XIII ème siècle: un seul vaisseau, chevet à plat à triplet, voûtes sexpartites sur le choeur. Le bas-côté droit de la nef a été ajouté au XVI ème siècle et la voûte au XVIII ème siècle.

     

    La chapelle à gauche du choeur a été ajoutée au XVII ème siècle.

     

    La tour-clocher latérale date de la fin du XV ème siècle. La sacristie date du XVIII ème siècle.

     

     

  • Tradition de Normandie: La Saint Marcou le 1er mai

    Le célèbre Saint Marcou était normand de naissance puisque né à Bayeux, il a exerçé son apostolat dans le diocèse de Coutances.  

     

    Mais là n'était pas la véritable vocation de Saint Marcou qui voulant vivre en ermite, obtint de Childebert Ier, la terre de Nanteuil, où il y fonda une abbaye qu'il dirigea.

     

    Que la spécialité du Saint ait pour origine un calembour. En effet Saint Marcou était invoqué pour guérir les écrouelles mal dont la principale manifestation se localisait au niveau du cou ou des glandes du cou. Marcou, mal au cou.

     

    L'analogie du nom du saint et du mal n'était pas loins pour qu'on appelât les écrouelles: le mal de Saint Marcou.

     

    Dans les villes normandes, la fête de Saint Marcou était souvent repoussées. Ainsi à Coutances, il était fêté le 11 mai et à Bayeux c'était le 13 mai.

     

    Il y avait un pèlerinage de Saint Marcou à Rully. On se rendait en procession à la fontaine Saint Marcou, située dans le domaine de Marcou où s'élevait le fameux chêne ancestral dit la grande souche de Marcou. Les malades faisaient leurs ablutions chaque année. L'usage disparut le jou où l'on abbait la souche.

  • Visite Historique de Coutances

    Au III ème sicèle Cosedia est la capitale des Celtes Unelles. Elle devient par la suite Constancia sous les celto-romains, du nom de l'empereur roamin Constance Chlore. Le secteur est christianisé au V ème siècle. Un évêché est mentionnée dès le VI ème siècle. En 836, la ville subit un premier siège de la part des Scandinaves, qui l'occupent en 900.

    Au XI ème siècle, la ville est fortifiée. En 1252, elle est alimentée en eau par un aqueduc construit par Foulque Paynal.

    Plusieurs fois occupée par les troupes anglaises pendant la Guerre de Cent Ans. Elle est prise en 1449 par les troupes françaises. Lors de la Première République Française, la Préfecture de la Manche est d'abord mise à Coutances puis en 1796 elle part à Saint-Lô.

     

    Cathédrale Notre-Dame: Il ne reste aucune trace de la première cathédrale du VI ème siècle. En 836, le clergé fuyant les Scandinaves, abandonne Coutances en emportant les reliques de Saint-Lô; il ne revient qu'en 1024.

     

    En 1030, une nouvelle cathédrale commence à être construite. En 1048, l'évêque Geoffroy de Montbray par pour la Calabre (actuelle Italie) pour solliciter l'aide financière de Robert Guiscart. En 1056, la cathédrale est dédicacé en présence de Guillaume II de Normandie, dit le Bâtard puis Le Conquérant. La tour de croisée s'étant effrondrée en 1091, une reconstruction est alors entreprise. Les tours de façade ont seulement été enrobées et couronnées de flèches de style Gothique. Elles constituent ce parti du massif de la façade à deux tours caractéristique de l'architecture de style Roman Normand.

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  • Créances et Coutances , des noms totalement latin

    Il faut remarquer que la toponymie du Cotentin présente quelques exemples de noms de lieux reposant sur une notion abstraite, ce qui est un mode de création très rare en la matière.  

     

    C'est le cas de Créances qui vient du latin tardif credentia, dérivé du verbe credere « croire, avoir confiance ». D'ailleurs, en ancien français, le substantif créance a d'abord eu le sens de « confiance ».

     

    Créances serait donc la cité à laquelle où le pouvoir romain pouvait se fier.

     

     

    Coutances présente une formation assez proche. Le latin constantia est une dérivé du verbe constare « demeurer ». Coutances est donc « la cité qui demeure ». On sait que cette appellation d'origine purement latine a remplacé sans doute au IV ème siècle, le nom de Cosedia. Cosedia voulait dire « la cité inébranlable »

     

    Il est possible que ce changement de nom ait été favorisé par le fait que régnaient à Rome, les empereurs Constantius (Constance) et son fils Constantinus (Constantin).

    Toujous est-il que la région dont Constantia était le centre a reçu à l'époque gallo-romaine le nom de « Constantinus Pagus », c'est-à-dire « le Pays de Constantia ».

     

    Et c'est de cet adjectif latin, employé seul donc comme substantif, qu'est venu le nom du Cotentin.

  • Paysages de Normandie:Le Sud-Cotentin

    A l'extrémité du Bocage Normand, Coutances est la capitale religieuse et historique du Cotentin. Sur la colline, sa cathédrale Notre-Dame repose sur des fondements romans et s'élève, très haut, dans ses élans gothiques admirables. La vocation spirituelle de la ville se retrouve dans nombre d'édifices; vous découvriez avec délices ses demeures anciennes, ses hôtels particuliers, ses parcs et jardins, sans oublier en mai, le Festival Jazz sous les Pommiers.


    Autour de Coutances, les abbayes d'Hambye et de Lessay ont belle allure dans leurs havres de verdure. Les foires et les marchés se succèdent sur le calendrier faisant la part belle aux produits locaux.


    Villedieu-les-Poêles nous emmène au pays des cloches et des cuivres. Sa réputation n'est plus à faire, sa tradition remonte au XIII ème siècle. Au fond des cours et dans les rues pittoresques s'expose cet art du métal pratiqué dans l'atelier du cuivre, la maison de l'étain et la célèbre fonderie de Cloches Corneville-Havard. La dentelle, les horloges et les meubles normands livrent aussi leurs secrets ancestraux dans des musées originaux.


    Il est temps de rejoindre Granville, passerelle naturelle pour les îles Chausey, Sercq, Jersey et Guernesey. La Haute-Ville historique et fortifiée garde en mémoire l'époque où les granvillais partaient pour la pêche à la morue et se lançaient à l'assaut des mers. Plus moderne, la Basse-Ville se déploie autour du port dédié au commerce, à la pêche et à la plaisance. Douceur du climat, hôtels et casino en font depuis longtemps d'elle, une station balnéaire appréciée.


    En longeant la route côtière qui mène à Pontorson, la silhouette charismatique du Mont Saint-Michel se dessine dans toutes ses perspectives.


    Avranches recèle quelques trésors inestimable, dont les manuscrits du Mont, datant de plus d'un millénaire. Du haut de son belvédère, peuplé d'héliotropes et de cèdes du Liban, le jardin des plantes offre une vue admirable sur la baie.


    Enfin voici le Mont Saint-Michel, sur les pas de Victor Hugo, le nez en l'air, vous découvrirez la Grande-Rue et les chemins de onde, jusqu'à l'église abbatiale et son escalier en dentelle. Il vous faudra gravir 300 marches (et avec elles une épopée de treize siècles!) Pour atteindre le sommet et l'archange Saint-Michel, en habits bronze, terrassant le dragon.

     

    La Bretagne est à deux pas. De l'autre côté du Couesnon.

  • Villes de Normandie: Coutances

    Coutances, comme Saint-Lô, Avranches et Valognes, a une origine gallo-romaine. Elle devint dès le V ème siècle, le siège d'un évêché. Depuis la Révolution de 1789, l'évêché d'Avranches a été réuni à celui de Coutances.

     

    La Cathédrale domine la ville bâtie sur une éminence granitique. Les destructions en ont ruiné les alentours sans l'éprouver elle-même.

     

    C'est un édifice du XIII ème siècle, remplaçant la précédente cathédrale du XI ème siècle qui était de dimensions identique et dont quelques fragments de murs subsistent à l'intérieur des tours occidentales et dans les combles des bas-côtés de la nef.

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  • Culture de Normandie:Poème "Le Cotentin"

     

     

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    Cette botte qui monte à l'assaut du tumulte

    Dans la fièvre des mers, sur les courants marins,

    Avec l'âpre mont des roches et embruns

    Vaste sirène, qu'un beau déchiqueté sculpte...,


    Garde à «  l'Abbaye au Voeu », le temps qui exulte

    Parmi les fougères, pommiers et romarins

    La prière d'amour vers les cieux azurins.

    « Notre-Dame de Grâce » alors, rejoint le culte


    Valognes, Saint-Sauveur, Blanchelaine, ferveurs...,

    Suivent à Coutances la force du Message

    Légu&é par Saint Michel aux divines faveurs


    A Saint Aubert évêque et sa digne Mission

    Ordonnant d'élever au Mont Tombe d'adage

    «  Cette Chapelle aux Vents » du Cotentin fanion.

  • Histoire de la Normandie:La révolte des nu-pieds en 1639

    Le 7 juillet 1639 éclate en Normandie la plus grave des révoltes de cette province, par nature peu frondeuse contre le pouvoir royal.

    L’accroissement brutal de la charge fiscale tout au long de la décennie en est la cause.

    Depuis longtemps, le budget royal est en déficit mais cette année là, il manque 114 millions de livres pour couvrir des dépenses qui atteignent 172 millions. Le roi Louis XIII a recours, pour se financer, à des expédients fiscaux. La Normandie, une des plus riches provinces du royaume, est mise à contribution.

    Certes, il y a déjà eu des « émotions* » (= troubles) populaires, mais cette fois, l’agitation urbaine, plus traditionnelle en quelque sorte (à Rouen notamment), est rejointe par celles des campagnes. Un impôt est plus spécialement vécu comme particulièrement injuste, celui de la gabelle (1).

    C’est cette révolte des campagnards, des « nu-pieds », qui va frapper particulièrement l’opinion.

    En ce mois de juillet 1639, des troupes de « faux sauniers » se constituent à la lisière de la Bretagne, pays exempté de gabelle et à partir duquel par conséquent se développe une intense contrebande de sel. On apprend qu’il y a même des nobles qui se sont mis à la tête de ces bandes. Tout le Cotentin est touché et la presse parisienne, « La Gazette », « Mercure de France » qui relate les événements et surtout la répression qui va suivre, ne manque pas d’évoquer des chefs à la fois fascinants et effrayants tel un certain Jean Quetil, Général des insurgés, qui prend le nom de « Jean Va-Nuds-Pieds ».

    La révolte gagne les villes : Caen, le 13 août, Rouen, du 20 au 23 août, Bayeux, le 25 ; Coutances, le 6 septembre.

    Mais c’est à Rouen que se déroulent les faits les plus graves : un contrôleur des teintures est assassiné. Les responsables locaux ne s’emploient que mollement à calmer une émeute antifiscale qu’ils approuvent secrètement.

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    Cependant, comme le pouvoir royal ne peut laisser l’anarchie s’installer, sur ordre de Richelieu qui veut faire un exemple, 6000 soldats à pied et 1200 chevau-légers(plus légèrement équipés et armés que les autres corps de cavalerie) sont envoyés à Rouen en octobre.

    La révolte est finalement écrasée fin novembre 1639. Les meneurs de la sédition sont condamnés à mort. 200 mutins sont bannis. L’impôt est non seulement rétabli mais aggravé. Le châtiment s’abat sur Rouen où le chancelier Séguier, commandant de cette répression, s’établit à l’abbaye royale de Saint-Ouen en 1640. Il loge ses soldats chez l’habitant, remplace la municipalité par une commission et interdit le parlement pour avoir laissé faire.

    Le centralisme monarchique et absolu est en marche !

    (1) :  le sel fait l'objet d'un monopole royal. Il est entreposé dans des greniers à sel, où la population l'achète déjà taxé. La gabelle représente à cette époque environ 6% des revenus royaux. Mais  la perception de la gabelle n'est pas uniforme, elle dépend des pays :

    - les pays francs, exempts d'impôts, soit parce qu'ils en sont dispensés lors de leur réunion au royaume de France, soit parce que ce sont des régions maritimes : Artois, Flandre, Bretagne, Vendée, Aunis, Basse-Navarre, Béarn ;

    - les pays rédimés (ou pays rédimés des gabelles) qui ont, par un versement forfaitaire, acheté une exemption à perpétuité :Poitou, Limousin, Auvergne, Saintonge, Angoumois, Périgord, Quercy, Bordelais, Guyenne ;

    - les pays de salines : Lorraine, Alsace, Franche-Comté, Lyonnais, Dombes Provence, Roussillon ;

    - le pays de quart-bouillon. Le sel y est récolté en faisant bouillir le sable imprégné de sel de mer. Les sauneries versent le 1/4 de leur fabrication aux greniers du roi qui le revendaient avec taxes, les ¾ restants étaient commercialisés par les producteurs, sans taxe : Cotentin ;

    - les pays de petite gabelle, où la vente du sel est assurée par des greniers à sel, mais où la consommation est généralement libre : Dauphiné, Vivarais, Gévaudan, Rouergue, Languedoc ;

    - les pays de grande gabelle où on doit acheter obligatoirement une quantité fixe annuelle de sel, ce qui transforme la gabelle en un véritable impôt direct : Normandie, Champagne, Picardie, Île-de-France, Maine, Anjou, Touraine, Orléanais, Berry, Bourgogne,Bourbonnais.

  • Histoire de la Normandie: Saint Jean Eudes


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    Jean Eudes naît le 14 novembre 1601 à Ri dans l'Orne. Après avoir fait ses études secondaires et théologiques à Caen, il entre chez les Oratoriens en 19623 à Paris, où il est accueilli par le fondateur Bérulle.


    Ordonné prêtre, il revient en Normandie pour y prêcher des missions populaires qui rencontrent peu de succès. Alors, en 1643 après avoir quitté l'Oratoire, il décide de créer la congrégation des eudistes, dont le but sera de fonder, en conformité avec les directives du concile de Trente, des séminaires, ce qu'il fait à Caen, à Coutances, à Lisieux.


    Il avait déjà fondé à Caen en 1641, l'Institut du Bon-Pasteur, chargé de recevoir les prostituées dans des foyers.

    En 1648, il initie le culte du Coeur de Marie et en 1672 celui de Jésus.

    Inlassable prédicateur, il entame un prêche aux Quinze-Vingt mais, trop indépendant, il est chassé de Paris en 1674.


    Il meurt à Caen, le 19 août 1680.

    Grand représentant de l'école française de spiritualité au XVIIème siècle, il a laissé de nombreux ouvrages:

    • Exercices de piété pour vivre chrétiennement et sainement

    • Vie et Royaume de Jésus dans les âmes chrétiennes

    • Le Testament de Jésus

    • Le Bon Confesseur.

    Jean Eudes fut béatifié en 1909 et canonisé en 1930.