Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

corporation

  • Tradition de Normandie: La Saint Honoré

     

     

    Les boulangers de Normandie, faisaient la fête, le 16 mai venu. Les très nombreuses confréries auxquelles ils appartenaient étaient mises sous le patronage de Saint Honoré. Leurs armoiries représentaient soit l'image du Saint, soit encore la pelle du boulanger.

     

    Le 16 mai, qui eut pu, mieux que les boulangers, offir le pain bénit! La confrérie de Saint Honoré de Bayeux était spécialement considérée pour le pain bénit qu'elle offrait.

     

    Saint Honoré a depuis lors donné son nom à une pâtisserie connue: Le Saint-Honoré. C'est un choux à la crème Chantilly que les pâtissiers ont ainsi baptisés après s'être joint aux boulongers.

     

     

  • Histoire de Normandie: Les monnayeurs en Normandie

     source: « Histoire des anciennes corporations d'arts et métiers
    et des confréries religieuses de la capitale de la Normandie », paru en 1850

    La monnaie, ce morceau de métal, signe prestigieux de toute volupté, objet si séduisant pour la plupart des humains, a de tout temps fixé l'attention des princes, jaloux d'en réglementer la fabrication. Le préambule des dernières lettres-patentes accordées aux monnayeurs de France en général, nous rappelle brièvement le nom des rois qui se sont occupés de la législation du monnayage.

    Louis XVI, dans son édit de 1783, s'exprimait ainsi : « Pour donner à nos officiers monnayeurs, ajusteurs, tailleresses du serment de France un témoignage public de la satisfaction que nous avons de leurs services et les faire jouir des honneurs, droits, privilèges, exemptions qui leur appartiennent en qualité de commensaux de notre maison et qui leur ont été accordés par les chartes et lettres patentes de nos prédécesseurs, notamment de Philippe le Bel, en 1296 ; de Philippe de Valois, en 1337 ; du roi Jean, en 1350 ; de Charles V, en 1365 ; de Charles VI, en 1380 ; de Charles VII, en 1427 ; de Louis XI, en 1461 ; de Charles VIII, en 1484 ; de Louis XII, en 1498 ; de François Ier, en 1514 ; de Henri II, en 1547 ; de François II, en 1560 ; de Charles IX, en 1561 ; de Henri III, en 1575 ; de Henri IV, en 1604 ; de Louis XIII, en 1616 ; de Louis XIV, en 1648, et de Louis XV, en 1756 ; nous avons lesdits privilèges, franchises, libertés et exemptions approuvés, continués et confirmés par les présentes lettres ».

    Au temps des premiers rois de France, les monnayeurs travaillaient dans le Louvre, seul local autorisé pour la fabrication des monnaies. En 853, Charles le Chauve étendit cette permission et fonda des ateliers de monnayage dans plusieurs villes, entre autres à Rouen, où l'on voit les monnayeurs en pleine activité dès 864, ainsi que l'attestent les actes d'une assemblée tenue à Pitres. Dès ce temps, les monnayeurs possédaient cet exorbitant privilège, que nul ne pouvait être reçu maître s'il ne descendait de la race des anciens monnayeurs,  gentilshommes, commensaux de la table du roi. C'est ce qui explique comment les monnayeurs de Rouen conservèrent cet état dans leurs familles, exclusivement à toutes autres, pendant plus de neuf siècles. Cette loi ne souffrit que des exceptions rares et dans des circonstances extraordinaires.

    Charles VI, en 1387, créa une charge de monnayeur en faveur d'Antheaume de Maromme, neveu de l'évêque de la ville de Bayeux. En 1420, Henri V, roi d'Angleterre, et duc de Normandie, devenu maître de Rouen, ayant besoin d'accroître les travaux du monnayage, fit rechercher les descendants des anciens monnayeurs jusqu'à la quatrième et cinquième génération. N'en pouvant découvrir en nombre suffisant, il en créa douze nouveaux. Cette enquête de Henri V nous montre comment un souverain puissant croyait devoir respecter les droits des monnayeurs de Rouen. Louis XI, en 1462, ne put créer qu'un seul monnayeur à la monnaie de Rouen, à l'occasion de son avènement au trône de France. En cas de vacation, François II, en 1545, permit aux citoyens de choisir eux-mêmes les gardes de la monnaie. Nous voyons les Rouennais usant de ce droit en 1583.

    Lire la suite

  • Histoire de Normandie:Les fripiers, chinchers, brocanteurs de Rouen

    source: « Histoire des anciennes corporations d'arts et métiers
    et des confréries religieuses de la capitale de la Normandie », paru en 1850
    Le préambule de l'édit de Louis XV, portant confirmation des nouveaux statuts des fripiers, nous apprend que leur corporation remonte à une haute antiquité à Rouen.

    « Louis, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre, à tous présents et à venir, salut : Nos amés les marchands fripiers de la ville, faubourgs, banlieue de Rouen, nous ont fait exposer que, depuis très longtemps ils forment une communauté policée et disciplinée par des statuts qui leur furent accordés, et qu'ils ont depuis obtenu plusieurs sentences et règlements, pour maintenir le bon ordre dans l'exercice de leur profession, et pour empêcher les contraventions qui se commettent journellement ; que, néanmoins, ces statuts n'ont pas été suffisants pour arrêter les abus et les entreprises de ceux qui, sans aucune qualité, s'arrogent le droit de travailler dudit métier ; que, dans la vue de réprimer plus efficacement ces abus, ils ont fait réformer ces anciens statuts, et en ont fait rédiger de nouveaux, lesquels nous confirmons et autorisons par ces présentes lettres ».

    Les premiers statuts des fripiers de Rouen remontent à 1419, sous Charles VI, qui les leur accorda. En 1539 nous les voyons occuper, comme corps légalement constitué, une portion des halles, qu'ils tenaient à loyer des échevins de la ville. François Ier confirma, en 1544, leurs statuts, dont ils s'efforcèrent de corroborer l'autorité par toutes sortes d'arrêts et de sentences du Parlement.

    Lire la suite