Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

communisme

  • Jean-Pax Méfret- Goulag




    La barbe a rongé son visage.
    Le sel a brûlé ses yeux bleus.
    Ses cheveux sont blancs avant l’âge,
    Sa langue est une pierre de feu.

    Il va mourir dans quelques heures.
    Il le sait, mais il n’a pas peur.
    Nous, autour de lui, on fredonne
    Cette chanson devant l’icône...

    On chante ce monde qui existe là-bas,
    Ce paradis que l’on ne verra pas,
    Où lorsque tu travailles, l’argent est pour toi,
    Tu peux même t’acheter des chemises de soie.

    Il parait qu’il y a des tas de cinémas
    Où tu peux regarder les films de ton choix.
    A l’Ouest, les juges osent rendre la Loi,
    Et les policiers font respecter les Droits.

    Les mouches butinent sur ses lèvres,
    La sueur glisse sur ses joues.
    Il a soif, il a la fièvre,
    L’eau est sale, elle sort d’un égout.

    Dehors, il ont creusé sa fosse,
    La croix porte son numéro,
    Alors, de sa voix de gosse,
    Il nous demande le Credo.

    On rêve à ce monde qui existe là-bas,
    Ce paradis que l’on ne verra pas,
    Où lorsque tu travailles, l’argent est pour toi,
    Tu peux même t’acheter des chemises de soie.

    Il parait qu’il y a des tas de cinémas
    Où tu peux regarder les films de ton choix.
    A l’Ouest, les juges osent rendre la Loi,
    Et les policiers font respecter les Droits.

    Loin de cet archipel,
    Et loin de cette mine ;
    Où l’on ne récite pas :
    Je vous salue, Staline.

    On rêve à ce monde qui existe là-bas,
    Ce paradis que l’on ne verra pas.

  • Jean-Pax Méfret-Le soir du 9 Novembre et l'Histoire du Mur de la Honte


    podcast
    Le soir du 9 novembre



    Année : 1999

    Album : Le soir du 9 novembre

    Thème : Berlin-EstC’était le soir du 9 novembre
    Dans le no man’s land de Berlin
    Une fille au regard de cendre
    Venait défier les maîtres-chiens

    Elle avançait vers la frontière
    Portant une bougie dans ses mains
    Elle récitait une prière
    Où se mélaient joie et chagrin

    C’était le soir du 9 novembre
    Un peuple entier se libérait
    Près de quarante ans à attendre
    Pour passer de l’autre côté

    Sur cent soixante cinq kilomètres
    Un mirador tous les cent mètres
    Un mur de béton et d’acier
    Des hommes dressés pour tuer

    C’était le soir du 9 novembre
    Dans le no man’s land de Berlin
    Une fille au regard de cendre
    Passait la porte du destin

    Avec l’image de son frère
    Traqué pour avoir refusé
    De servir comme garde-frontière
    De tirer sur les évadés

    C’était le soir du 9 novembre
    Au milieu des rires et des cris
    Une fille au regard de cendre
    A franchi le checkpoint Charlie

    A quelques mètres, une croix blanche
    Rappelle un douloureux dimanche
    Le jour où son frère est tombé
    Abattu sur les barbelés

    Et cette prison gigantesque
    Aux parois recouvertes de fresques
    C’était à côté de chez nous
    Mais ça ne gênait pas beaucoup

    C’était le soir du 9 novembre
    Le mur de la honte explosait
    Une fille au regard de cendre
    Souriait à la Liberté
    Souriait à la Liberté

     

    Le Mur de la Honte par Jean-Pax Méfret


    podcast

  • Jean Pax Méfret- Veronika


    Elle avait des cheveux blonds fous, Véronika,
    Des yeux bleus tristes et un air doux, Véronika.
    A Berlin-Est, elle balayait les allées
    Lorsque je l’ai rencontrée.

    Je me suis approché d’elle, Véronika.
    J’ai trouvé qu’elle était belle, Véronika.
    Sous ses gants de laine usée,
    J’ai caressé
    De petits doigts froids
    Comme ce mur droit.

    Souviens-toi, John Kennedy,
    Une journée de juin l’a dit.
    Devant le mur hérissé de barbelés,
    Il s’est écrié : "Moi, je suis berlinois !"

    Quand ils parlent Humanité, je pense à toi
    Qui vivait de l’autre côté de ce mur-là,
    Et qui rêvait, un jour, d’aller respirer
    Le parfum de la Liberté.

    Elle avait des cheveux blonds fous, Véronika,
    Des yeux bleus tristes et un air doux, Véronika.
    A Berlin-Est, elle balayait les allées
    Elle a voulu s’évader.

    Aujourd’hui il ne reste rien de Véronika :
    Un peu de terre, une petite croix de bois.
    La rose rouge et l’oeillet sont fanés,
    Près de ce mur droit,
    De ce mur froid.

    [Voix off de John Kennedy]
    "...Berlin...
    And therefore as a free man,
    I take pride in the words :
    Ich bin ein Berliner."

    La rose rouge et l’oeillet sont fanés,
    Près de ce mur droit,
    De ce mur froid.
    "Je suis berlinois !"

  • Jean Pax Méfret- La Manif

    greve.jpg


    Elle pose contre moi une tête blessée,

    On dirait qu'elle a froid, pauvre poupée cassée :

    Elle a pris un pavé sur le haut du visage,

    Il y a du sang qui coule le long de son corsage.

     

    Elle a mal ! Elle a mal !

     

    Je l'ai trouvée assise près du métro Rennes,

    Derrière la fumée grise des lacrymogènes.

    Elle regardait sans voir vers le quartier latin.

    Elle pleurait le Grand Soir dans le petit matin.

     

    Elle a mal ! Elle a mal !

     

    Elle dit qu'on l'a trompée aux dernières élections.

    Elle croyait qu'y aurait plus de manifestations.

     

    Elle a dansé à la Bastille,

    Elle a chanté à la Nation ;

    Elle se sentait comme en famille,

    Elle scandait des slogans

    Qui parlaient de chang'ment :

    Déception. Illusion.

     

    Elle a pris un pavé sur le haut du visage,

    Il y a du sang qui coule le long de son corsage.

     

    Elle a mal ! Elle a mal !

     

    A 150 à l'heure sur le périphérique,

    Sur la radio de bord, la guitare électrique

    Semble l'accompagner un peu dans sa douleur.

    Les notes de musique glissent comme des pleurs.

     

    Elle a mal ! Elle a mal !

     

    Elle dit qu'elle s'est trompée aux dernières élections,

    C'est pour ça qu'elle vient d' faire cette manifestation.

     

    Elle ne danse plus à la Bastille,

    Elle ne passe plus par la Nation,

    Préfère jouer les sans famille,

    Elle croit plus aux slogans

    Qui parlaient de chang'ment,

    Déception. Illusion.

     

    Elle a pris un pavé sur le haut du visage,

    Il y a du sang qui coule le long de son corsage.

     

    Elle a mal ! Elle a mal !

    Elle a mal ! Pas normal !

    Elle a mal ! Pas normal !

     

  • Jean Pax Méfret- Camp 36


    podcast

  • Jean Pax Méfret- Les Démagos


    podcast
    Depuis que ma mémoire existe,
    Je vous ai entendus vanter
    Toutes les solutions marxistes
    Au nom des peuples à libèrer.

    Mais quand le jour maudit arrive
    Que vos régimes sont au pouvoir,
    Le pays part à la dérive,
    Et puis se lève le soleil noir.

    Vous allez me traiter de réac’
    Vous allez dire que je suis facho.
    Mais vous n’ me filez pas le trac,
    Vous, les pros de la démago,
    Je sais ce que valent vos mots.

    Le sang qui coule sur Pnoh-Pehn
    A pris sa source dans vos esprits.
    Vous avez fait germer la haine
    En soutenant Khomeiny.

    Vous êtes tous responsables
    De ces horizons sans espoirs,
    Et vos consciences de coupables
    Portent la tâche du soleil noir.

    Vous allez me traiter de réac’
    Vous allez dire que je suis facho.
    Mais vous n’ me filez pas le trac,
    Vous, les pros de la démago,
    Je sais ce que valent vos mots.

    Avant de reprendre vos plumes,
    Pour creuser de nouveau abimes,
    Traversez les rideaux de brume,
    Venez dénombrer vos victimes.

    Ca vous évitera d’écrire
    Pour faire pardonner vos mouroirs.
    Je n’savais pas que ce serait pire
    Lorsque se lève le soleil noir.

    Vous allez me traiter de réac’
    Vous allez dire que je suis facho.
    Mais vous n’ me filez pas le trac,
    Vous, les pros de la démago,
    Je sais ce que valent vos mots.

    Vous allez me traiter de réac’
    Vous allez dire que je suis facho.
    Mais vous n’ me filez pas le trac,
    Vous, les pros de la démago,
    Je sais ce que valent vos mots.

    Moi, je ne suis pas un réac’
    Moi, je ne suis pas un facho.
    Et je ne crains pas vos attaques,
    Vous, les pros de la démago,
    Soldats de l’armée des Charlots.

    Je sais ce que valent vos mots,
    Soldats de l’armée des Charlots.