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commandant humbert

  • Histoire de Normandie: La Bataille sans Larmes (13-14 juillet 1793)

    Conduite par Joseph de Puisaye, l'armée fédéraliste venue de Caen atteint Pacy-sur-Eure, le 13 juillet, d'où elle prend la direction de Vernon. Il fait une chaleur torride. Les hommes ont soif en arrivant à Brécourt, à mi-chemin entre Pacy et Vernon.

     

    « Il y avait du vin dans les caves du Château, raconte Boivin-Champeaux, il y en avait aussi dans les maisons de Douains et de La Heunière, abandonnées par les habitants. Des tonneaux furent défoncés, des excès commis, toute discipline foulée aux pieds, il fallut prendre le parti de passer la nuit à Brécourt... M de Puisaye lui-même, se disant extrêment fatigué retourna passé la nuit dans le château de Ménilles, appartenant à son épouse.

     

    De son côté Humbert, commandant les troupes Jacobines venues de Paris et à Vernon, il apprend que l'armée de Puisaye bivouaque à Brécourt. Le lendemain, à l'aube, il avance et fait donner son artillerie: « trois coups de canons éclatent et un boulet vient briser, au-dessus de la tête des fédéralistes, les branches d'un pommier. C'en fut asser pour décider du sort de la campagne. Bientôt l'infanterie et la cavalerie, l'artillerie se mélant, se confondant, se bousculant, n'écoutant plus d'autre inspiration que celle d'une panique irrésistible et cherchent leur salut dans un sauve qui peut général. »

     

    L'épisode reçut le nom de « Bataille sans larmes ». l'armée de Puisaye ne déplorait aucun blessé ou mort, et celle d'Humbert comptait un seul blessé.

     

    L'hypothèse de l'ivresse des troupes fédéralistes est aujourd'hui remis en cause par la majorité des Historiens.