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coiffes normandes

  • Idée de Lecture:Coiffes et Costumes de Normandie

     

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    Cet ouvrage nous permet de découvrir la variété des costumes portés dans la province normande de la Révolution de 1789 à la Première Guerre mondiale. Il nous présente également les différentes coiffes et de nombreux accessoires à la mode de l’époque, principalement des bijoux. Le changement de conditions de vie des gens au XIXè siècle a bouleversé la manière de se vêtir, et c’est cette évolution que le lecteur découvrira à travers de multiples anecdotes.

    L’ouvrage est un travail collectif réalisé par l’ensemble des groupes adhérents de la Fédération Folklorique Normandie-Maine.

    Les groupes s’intéressent aux danses, aux chants, aux musiques, et aux costumes traditionnels, et, de manière générale, à toutes les activités populaires du XIXè siècle. Des équipes de passionnés cherchent et se spécialisent dans différents domaines, contes, jeux, costumes, etc. Ils travaillent à partir d’enquêtes de terrain et de recherches dans les archives. Leurs travaux donnent lieu à des communications dans des revues, se concrétisent par des expositions ou des conférences. La Fédération et quelques groupes publient des revues. Quelques personnes ayant participé à cet ouvrage collectif ont, par ailleurs, déjà publié leurs travaux.

  • Tradition de Normandie:Blanches coiffes et blancs bonnets

    «  J'ai encore connu dans ma première enfance, des bonnets de coton, mais ils n'étaient plus portés que par des vieillards » raconte Joseph l'Hôpital au début du siècle dans Ceux de Normandie.

     

    « Les lieux de ma mémoire, ajoute-t-il, distinguent quelques antiques paysans affublés de ce couvre-chef. L'un d'eux assis près de sa porte sur une bancelle; le mir de la maison lui sert de dossier. C'est un vieux tout cassé, vêtu d'une blouse au bleu usé et d'un mauvais pantalon, chaussé de sabots de hêtre.

    Le bonnet, dont la mèche retombe sur le côté, emboîte sa tête et chevauche ses oreilles; au dessous, il y a un grand nez un peu branlant surmontant une bouche sans dents aux lèvres rentées et flanqué de deux yeux pâles qui larmoient à l'ordinaire, mais qui, lorsque le bon-homme tire de dessous sa blaude sa tabatière, s'allument de malice et de gourmandise.

    Voici venir sa bonne femme, tandis que les cloches sonnent la sortie de la messe. Grande paysanne sèche au profil autoritaire, enveloppée d'une ample mante noire cerclée de bandes de velours sur les épaules et la poitrine. Le temps n'est plus aux grandes coiffes que portaient encore les fortes filles, assises sur des bidets d'allure, qui firent escorte à la duchesse d'Angoulême lors de son voyage en Normandie. Elle a serré celle qu'elle avait étant d'mouéselle dans l'armoire de mariage, auprès de la huche à pain; elle ne se coiffe plus que du bonnet plat

    Il semble bien que les coiffes normandes, de cérémonie ou ordinaires, aient disparu en même temps que le début du XX ème siècle. Vers 1890, on pouvait encore voit quelques vieilles femmes de pêcheurs, dans le pays de Caux ou du côté d'Houlgate, assises sur le pas de leurs portes, fumant leur pipe et coiffées d'un bonnet de coton blanc!

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