Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

chouannerie normande

  • Histoire de la Normandie:Le Brave Michelot

    par Thibault

    Oui, le mot « brave » est bien celui que l'on peut accoler au nom de Michelot. Et encore convient-il de prendre ce mot sous tous les sens, qu' il est possible de lui donner.

    Brave, Michelot l'a, en effet , été autant par son courage que par son honnêteté, sa modestie, son dévouement et sa fidélité.

    Michel Moulin, c'est son nom est né le 7 janvier 1771 à Saint Jean des Bois, petite localité normande de la région de Tinchebray, où son père exerce le métier de forgeron. Dès sa jeunesse il se fait remarquer par sa force et sa bonne humeur aussi devient-il rapidement le meneur et le guide de tout les garçons du canton. Il est de toutes les fêtes, de toutes les réunions, et aussi, de toutes les bagarres. On l'appelle Michelot est ce surnom, il va l'illustrer en devenant un des chefs de la Chouannerie Normande.

    Lire la suite

  • Histoire de la Normandie:Un "cadet Roussel" normand

    source: "Sous le bonnet Rouge" de G. Lenotre, éditions Grasset,1949.

    Au temps de la chouannerie normande, c'est-à-dire vers la fin du XVIIIème siècle, un drame épouvantable se déroula près de Vire dans le Calvados. Nous vivions alors les heures tragiques de la Révolution Française. Les soldats de la République, les bleus comme on les appelait, se battaient contre les paysans révoltés. Ce sera la chouannerie, appelée ainsi parce que Jean Cottereau, dit Jean Chouan, avait pris la tête des insurgés.

    Dans son château, Mademoiselle Gautier de Carville, âgée de quinze ans à peine, avait été assassinée par des soldats républicains. Ayant appris cette triste nouvelle, son frère Léonard Gautier de Carville, qui avait servi aux mousquetaires rouges, troupe d'élites au sein des mousquetaires, jura de la venger.

    Il leva une troupe parmi les paysans mécontents de la situation politique de la France. Elle compta bientôt une centaine d'hommes déterminés. A leur tête, l'ancien mousquetaire qui avait pris un nom de guerre: Cadet Roussel.

    Parcourant le pays, il fusillait sans aucune pitié les bleus qu'il rencontrait, ainsi que les acheteurs des biens nationaux, ceux qui avaient achetés les biens du clergé. Il n'avait aucune pitié aussi pour tous ceux qui s'étaient engagés aux côtés de la Révolution.

    Sa troupe était crainte car elle laissait derrière elle le feu et le sang. A sa tête son chef faisait montre d'un courage exceptionnel, portant son uniforme des Mousquetaire rouges qui le désignait aux coups des bleus. Sa vengeance était effrayante car il avait été exaspéré par la mort ignomigneuse de sa jeune soeur. Et comme dans la plupart de ces cas, les victimes étaient des gens qui n'avaient aucun rapport avec le massacre dont avait été victime Mademoiselle de Carville, même si c'étaient des soldats de la République Maudite.

    En avril 1796, un combat eut lieu sur la route d'Alençon, entre Mayenne et Le Ribay, au lieu-dit "l'auberge-Neuve". Cadet-Roussel reçut une balle qui lui cassa la cuisse. On le cacha à Montreuil. Mais à cette époque on ne connaissait pas les antiseptiques. Il mourut 2 jours plus tard.

    Une plaque en son souvenir a été posée dans la commune de Montreuil-Poulay en Mayenne, ainsi qu'une autre au cimetière de Carville dans le Calvados.

    On a bien écrit "Cadet Roussel" et non Cadet Rouselle....