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  • Idée de Lecture: Grands Marins Normands

     

    Guidés à la fois par l'esprit d'entreprise et la recherche du profit - héritage commun des ancêtres vikings - les Normands, marins dans le sang, ont vécu de glorieuses aventures sur tous les océans. Il importait que soit contée leur fabuleuse histoire.


    L'un d'eux, Jean de Béthencourt, né dans le comté d'Eu vers 1360, ira même se tailler un royaume aux îles Fortunées, ces Canaries du soleil, des fleurs multicolores et des chants d'oiseaux.


    C'est une extraordinaire galerie d'aventuriers et de découvreurs qui défile ici. Binot Paulmier, de Gonneville-sur-Honfleur ; Jean Parmentier, poète et capitaine de l'armateur Ango de Dieppe ; Jean Ribault, dieppois et huguenot, conquérant de la Floride, et Belain d'Esnambuc qui écuma les Caraïbes. Voici Abraham Duquesne, sans doute le plus grand marin de son temps, capitaine des vaisseaux du roi et vainqueur de l'illustre Ruyter, dont la vie est une suite de batailles glorieuses.


    Voici l'ambitieux et superbe Anne Hilarion Cotentin de Tourville dont le navire Le Soleil Royal porte 98 canons, qui infligea aux Anglais à Bévéziers le plus grand désastre qu'eût subi leur nation depuis un siècle.


    D'autres encore, Olivier Exmelin natif de Honfleur, chirurgien et flibustier. Jean Beaubriand Levesque, le Jean Bart granvillais, un des capitaines les plus prestigieux de sa cité natale.


    Georges Pléville-Le Pelley, corsaire granvillais qui deviendra ministre de la Marine à 72 ans, au terme d'une vie aventureuse passée à guerroyer.


    Voici enfin Jules-Sébastien César Dumont d'Urville de Condé-sur-Noireau, découvreur de la fameuse Vénus dans l'île grecque de Milo. Il s'en ira à la conquête de l'Antarctique, dans un périple de 25 000 lieues, donnant à la partie du continent qu'il vient de découvrir le nom de sa femme, Adélie. Dans leur destinée glorieuse ou tragique, dans les tempêtes et la mitraille, revivent ici tels qu'en eux-mêmes les grands marins normands.

  • Histoire de la Normandie par Jean Mabire

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    par Thibault

    La Normandie... c'est d'abord l'aventure de ceux qui ont donné leur nom au pays: les hommes du Nord, entrés dans l'histoire et la légende sous le nom de Vikings.

    Depuis l'accord de 911, obtenu par Rolf le Marcheur à Saint-Clair-sur-Epte, les Normands n'ont cessé de se vouloir "premiers partout". Ils ont conquis l'Angleterre, régné en Sicile et fondé, avec leur duc-roi Guillaume, le premier Etat moderne à la fin du XIe siècle. Une position géo-politique exceptionnelle sur les rivages de la mer la plus fréquentée du monde fait de la terre des Normands le pont naturel entre le continent européen et l'Angleterre. Annexés en 1204 par Philippe-Auguste, ils seront déchirés longtemps entre Français et Anglais, avant de participer, bon gré mal gré, aux querelles qui agitent la France: réformés contre ligueurs, nu-pieds contre dragons, intendants contre parlementaires, fédéralistes contre jacobins. Outre-mer, ils ont découvert les Canaries, touché le Brésil et l'Insulinde, conquis la Floride, exploré la Louisiane, peuplé le Canada. A partir de 1945, ils reconstruisent leurs villes ravagées, continuent à "faire valoir" les campagnes et connaissent l'aventure industrielle de la Basse-Seine.

    Depuis La Chanson de Roland, les Normands donnent le ton aux lettres françaises avec Malherbe. Corneille, Barbey d'Aurevilly, Flaubert, Maupassant, La Varende... L'impressionnisme est né des couleurs de leur ciel. Depuis plus de dix siècles, ils ont réussi à maintenir, avec modération et ténacité, la seule vertu essentielle à leurs yeux: la liberté individuelle.

    Jean Mabire est né en 1927. D'abord "imagier" puis journaliste à Cherbourg, il fonde la revue normande Viking en 1949. Critique, romancier, historien, chroniqueur, reporter, il est avant tout normand. Il collabore à Haro. Heimdal et L'Unité normande. Jean-Robert Ragache, agrégé d'Histoire, est auteur d'un mémoire sur Les Colonies marchandes castillanes en Normandie au XVe siècle. Il est l'auteur d'un ouvrage sur les expéditions maritimes des Normands depuis le temps des Vikings, et a publié, en collaboration avec Gilles Ragache, une Vie quotidienne des intellectuels sous l'occupation.


    Auteur: Jean Mabire & Jean-Robert Ragache
    ISBN: 2-7048-0703-5


  • Le " CSS Alabama" de la Confederate State of America coulé devant Cherbourg

    par Alain Sanders pour Dixie Corner 

    L’extraordinaire épopée du fleuron de la marine sudiste : le "CSS Alabama"



    Aux Etats-Unis – et pas seulement dans le sud des Etats-Unis – le nom du "Confederate States Ship Alabama" est très célèbre. En France il est à peu près inconnu, si ce n’est par les happy few de l’Association CSS Alabama. Et pourtant... Et pourtant ce superbe navire, fleuron de la marine de guerre sudiste, dont l’épave a été retrouvée, a été coulé au large de Cherbourg. Dans les eaux territoriales françaises.

    L’"Alabama" est commandé, à l’époque de la Guerre de Sécession, par le plus célèbre des grands marins de la Confédération : le capitaine de vaisseau Raphaël Semmes. Un homme qui fait du bilan : en 22 mois, à travers l’Atlantique, le golfe du Mexique, la mer des Antilles, l’Océan Indien et même la mer de Chine, l’Alabama a capturé ou coulé 165 navires yankees dont le célèbre USS Hatteras.

    Dans la brochure L’étude archéologique de l’épave du CSS Alabama, on indique : "Construit dans les chantiers Laird de Birkenhead, ville séparée de Liverpool par le fleuve Mersey, l’Alabama est doté d’un système de propulsion voile/vapeur remarquablement réussi. Rapide, très marin, répondant avec une sorte d’allégresse à ce que son commandant, fin manœuvrier, exige de lui, le bâtiment est parfaitement adapté à sa mission."

    Sa mission ? Forcer le blocus nordiste des ports du Sud (blocus quasiment infranchissable en 1862-1863) et tenter de casser le commerce maritime yankee.

    Alors qu’il est occupé à marauder dans la mer de Chine, du côté de Poulo-Condore, l’Alabama doit remonter vers les arsenaux du Cap pour y subir de sérieuses réparations. Pourquoi Le Cap ? Parce qu’on s’y connaît en bateau et que le capitaine Semmes y avait été reçu en héros à l’aller.

    Ce que le capitaine Semmes ignore, c’est que les Yankees ont obtenu, entretemps, que la Grande-Bretagne observe de façon plus stricte qu’elle ne le faisait jusque-là, sa position de pays neutre.

    Arrivé devant Le Cap, l’Alabama peut se réapprovisionner en vivres, en eau, en charbon, mais se voit interdire tout accès aux arsenaux. Semmes décide alors de mettre cap sur Cherbourg. Malgré les conditions dégradées du bateau et les bâtiments de l’US Navy qui grouillent dans les parages, l’Alabama est à Cherbourg le 11 juin 1864.

    Malgré leur embarras, les autorités françaises acceptent que le navire sudiste soit réparé – au moins pour le plus urgent – à Cherbourg. La nouvelle en parvient aux Yankees sui dépêchent alors, devant Cherbourg, la corvette Kearsarge commandée par le capitaine de vaisseau Winslow.

    Semmes et Winslow se connaissent bien. Tous deux originaires du Sud, ils ont choisi des chemins différents lorsque la guerre éclate : démissionnaire de l’US Navy, Semmes choisit de se mettre au service des Etats confédérés ; Winslow choisit les Nordistes.

    Le capitaine Semmes n’hésite pas un seul instant. Attendre plus longtemps à Cherbourg, c’est courir le risque que soient rameutés d’autres navires yankees et rester bloqué là jusqu’à la fin de la guerre : li faut donc tenter de s’échapper. En combattant.

    La date du combat est fixé : le 19 juin, à dix heures du matin. Des milliers de spectateurs, arrivés de Paris par trains entiers, prendront place sur les hauteurs autour de Cherbourg pour assister à la bataille.

    Le 19 juin 1864, escorté par la frégate cuirassée française La Couronne, le "CSS Alabama" quitte le port. Le combat s’engage. Il durera plus d’une heure. L’Alabama, désavantagé par l’état de son doublage et par celui de sa poudre, après deux ans de mer, est bientôt touché à mort. Les larmes aux eux, le capitaine Semmes donne 1’ordre d’amener les couleurs, puis d’abandonner le navire qui sombre rapidement.

    Fin de l’histoire ? Pas exactement. Victorieux en 1865, les Yankees vont demander des comptes à la Grande-Bretagne. Un certain nombre de bâtiments nordistes ont été, en effet, coulés par des navires sudistes construits en Grande-Bretagne. En violation des lois britanniques de neutralité. Alors ? Alors, d’un commun accord, on crée une cour internationale d’arbitrage. Une novation. Qui servira de précédent à la Cour internationale de La Haye.

    Réuni dans une salle de l’Hôtel de Ville de Genève, ce premier tribunal d’arbitrage rend son jugement le 14 septembre 1872. Un jugement largement favorable aux Etats-Unis.

    Fin de cette autre histoire ? Non. Non, car on va chercher, jusqu’en novembre 1984, à retrouver l’épave de l’Alabama. En vain.

    C’est alors que le capitaine de vaisseau Bruno Duclos, commandant du chasseur de mines Circé, découvre une épave qui semble être celle de l’Alabama. Des plongeurs-démineurs descendent 1’examiner. Ils dessinent, photographient, relèvent quelques artefacts légers.

    Après identification de faïences remontées et d’une petite cheminée récupérée, il n’y a quasiment plus de doute : il s’agit bien de l’épave du "raider" sudiste.

    Fin de cette nouvelle histoire ?

    Non. Non car il y a quatre nations historiquement liées à l’Alabama qui gît tout de même, rappelons-le, dans les eaux territoriales françaises : les USA, la Grande-Bretagne, la Suisse, la France.

    Le 3 octobre 1989, la France et les Etats-Unis signeront après un an de négociations – un accord qui prévoit la création d’un comité scientifique bipartite composé de deux représentants et d’experts de chacun des deux signataires. A l’heure actuelle, ce comité n’a pas encore été effectivement constitué.

    En mai et juin 1988, une première campagne d’évaluation archéologique a eu lieu. Elle récupèrera notamment la barre de l’Alabama avec, gravée sur son cercle de renfort en cuivre, une devise en français : "Aide-toi et Dieu t’aidera."

    Deux autres campagnes d’évaluation suivront en octobre 1989 et en 1990. L’Association CSS Alabama-France (qui a son équivalent aux USA, la CSS Alabama Association) indique :

    – Un des plus célèbres de la guerre de Sécession, ce bâtiment illustre, à travers la personnalité de Raphaël Semmes, son commandant, les vertus du peuple américain : esprit d’initiative, audace et tenacité. Dans cette optique, chaque objet retrouvé porte sa charge l’histoire et mérite une attention particulière. Cependant, d’un point de vue plus général, l’étude détaillée de l’Alabama représente à plus d’un titre, un grand intérêt. Il s’agit d’un navire à propulsion mixte, voile et vapeur, propulsé par hélice. A ce titre, il est représentatif d’un moment-clef de l’évolution de la propulsion des navires. Il partage, certes, avec d’autres bâtiments cette caractéristique, mais est sans doute l’un de ceux où le difficile compromis entre vitesse et économie a été le mieux réussi, lui permettant de couvrir de très vastes zones de patrouille sans ravitaillement tout en ayant une vitesse suffisante pour échapper à ses poursuivants.

    Tout cela est passionnant, bien sûr. Mais plus passionnante, encore, la plongée dans le mythe. Et les questions que l’on se pose :

    - Quels dommages a causé l’artillerie du Kearsarge à l’Alabama ?

    - Quelle est la cause exacte de la défaite du " raider " sudiste ?

    - Quelle est la nature des équipements fabriqués alors en Angleterre et destinés à l’armement de ce type de bateau ?

    - Quel mobilier archéologique peut être arraché à l’épave?

    - Retrouvera-t-on des souvenirs rapportés des escales de l’Alabama et le butin pris aux mercantis yankees ?

    Des dizaines d’ouvrages et une énorme iconographie – avec mention toute spéciale au graveur cherbourgeois, Marc Ollivier, auteur d’une série de burins relatant la fin de l’Alabama – ont été consacrés à cette extraordinaire épopée. Preuve supplémentaire, s’il en était besoin, que the South will ride again ! 

  • Visite Historique de Cherbourg

    Ancien Coriovallum des Romain.

    Entre 1779 et 1786 sont réalisés la rade de haute mer et les forts qui la protègent. Napoléon Ier fait de Cherboyurg est port de guerre, qui sera vraiment terminé que sous Napoléon III.

    En 1831, le Bassin du Commerce a été aménagé et coupe la ville en deux. La ville ancienne avec ses monuments est entièrement sur la rive ouest de ce bassin. Au début du XX ème siècle la gare maritime est construite pour recevoir les transatlantiques qui venaient des Amériques.

     

    Eglise de la Trinité: Eglise fondée en 1065, par Guillaume II de Normandie, entièrement remaniée à partir de 1412 et aussi au XVI ème siècle. Fortement restaurée au XIX ème siècle. Elle a été élevé en Basilique en 1921. La coursière régnant au pied des fenêtres hautes est bordée par un garde-corps orné de bas reliefs représentant « La Danse macabre » et « La Passion du Christ », ils datent du XIX ème siècle.

    Chaire du XVIII ème siècle. Dans le bras gauche, tableau de style Flamand du XVII ème siècle représentant « l'Adoration des Mages » Maître-Autel à retable du XVII ème siècle avec dans une niche un tableau de François-Armand Fréret représentant « Le Baptême du Christ » datant du XIX ème siècle.

     

    Place Napoléon: située à l'ouest de l'église. Une statue équestre de Napoléon Ier du sculpteur Armand Le Véel datant de 1858.

     

    Place du Général de Gaulle: au sud de l'église. Au milieu de la place, fontaine avec figures en fonte dans du milieu du XIX ème siècle et Théâtre construit en 1882 oar l'architecte des théâtres parisiens, Charles de Lalande.

     

    Eglise Notre-Dame-du-Voeu: église de style Néo-Roman datant de 1850. Dans le bras gauche, vitrail offert par Napoléon III en 1857, représentant la fille du roi d'Angleterre, Mathilde, qui fut sauvé d'un naufrage suite à un voeu fait en 1145.

     

    Gare Maritime: sur la digue limitant à l'est la Petite Rade. Construite en béton à partir de 1924 par René Levasseur.

     

    Forts en Mer: Construits entre 1779 et 1786 sur les iles Pelet, du Homet et de Querqueville pour défendre la Grande Rade contre les Anglais.

  • Portes ouvertes au Greta du Cotentin:''Informez-vous, formez-vous''

    Du jeudi 9 au samedi 11 septembre 2010 aux Pieux et à Cherbourg-Octeville 

    Le Greta du Cotentin organise des journées portes ouvertes qui seront l'occasion pour les participants de s'informer sur les formations mises en place et d'échanger avec des professionnels sur des projets de formation.

    Préparer un concours, enrichir ses compétences, s'adapter aux évolutions technologiques ou bien évoluer dans son métier, tels sont les exemples de projets proposés par le Greta du Cotentin.

    Le Greta du Cotentin propose des formations dans les domaines suivants : informatique-bureautique / comptabilité-gestion / secrétariat / langues.

    Ces formations sont ouvertes à tous (personnes sans emploi, parents au foyer, bénéficiaires d'un contrat aidé, salariés, retraités, chefs d'entreprises, professions libérales...).

    Dates et lieux :
    - Les jeudi 9 et vendredi 10 septembre 2010 de 14 h à 19 h et le samedi 11 septembre 2010 de 9 h 30 à 12 h à Cherbourg (lycée Alexis de Tocqueville, 34 avenue Henri Poincaré)
    - Le jeudi 9 septembre 2010 de 10 h à 13 h aux Pieux (27 rue froide).

    Renseignements et inscriptions :
    Greta du Cotentin
    Tél. 02 33 88 60 40
    e-mail : greta.cotentin@ac-caen.fr
    http://greta-bassenormandie.ac-caen.fr

  • Histoire de la Normandie:Le 4 août 1858, Paris-Cherbourg

    Nous sommes ce 4 aout 1858 , grand jour entre Caen et Cherbourg c'est le voyage inaugural de la liaison par la Cie des Chemins de Fer entre ces 2 villes Caen étant relié depuis 1857 à St Lazare après Mantes Lisieux et Mondeville en 1855 .

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    St Lazare vue par Monet



    Sa majesté l'Empereur Napoléon III et l'Impératrice Eugénie sont du Voyage ! partout c'est la liesse populaire à Bayeux les bajocasses ainsi que les Ruraux du Bessin et les autorités civiles manifestent leurs joies au passage du convoi .


    Aux abords de de carentan et de Valognes champs ,prairies et abords des gares "étaient couverts de Peuple ! " les Maires et leurs conseils ,écoles communales maitres et éléves ,religieux et enfants s'agitent pour l'événement ... Le train pouvait aussi peut étre faire un peu peur comme tout ce qui est nouveau !


    A Cherbourg au terminus des milliers de Normands sont massés ,le Maire aura bien du mal à faire son discours .


    Le couple Impérial va rester quelques jours dans le Nord Cotentin inaugurant un Bassin du Port dans le cadre de "l'Entente Cordiale "avec nos "amis Anglais ils accueillent la Reine Victoria et Albert mais attendront qu'ils aient rejoint leur grande Ile pour inaugurer la Statue de Napoléon
    devant l'actuelle plage napoléon - (l'oeuvre est de LeVéel artiste de Bricquebec 50 )

    L'Empereur sur son cheval montre de son doigt pointé le Port militaire et non l'Angleterre !


    Une phrase extraite du mémorial de Ste Héléne dit " J'avais résolu de renouveller à Cherbourg les merveilles de l'Egypte " avec idée d'une pyramide et d'un lac Moèbius .Cherbourg lui devait beaucoup de l'avoir dotée d'une Mission maritime militaire entre Dieppe et St malo
    et "La belle Poule " n'avait elle pas ramené là à Cherbourg les cendres de l'Empereur Bonaparte en France depuis Ste Héléne après 2mois de traversée ....le 8 décembre 1840 ...et la place du Rempart devint Napoléon ce jour là ! mais c'est une autre histoire !

    La Liaison Paris Cherbourg est maintenant une réalité après beaucoup de discussions de manoeuvres de projets et d'hypothèses aussi de villes à desservir .

  • Culture de Normandie: Poème «Les Coiffes de Normandie »

    par Sarah

    O toutes les coiffes de Normandie,

    Ont gardé par delà temps révolus

    Avec le grand vent, lui qui psalmodie

    Landes et écueils O tant vermoulus,


    Cette grâce exquise, et la survivance

    De belle tendresse et féminité

    Qui donne à l'appui de douce mouvance

    Le charme secret d'une éternité.


    Normande et Viking et souvent anglaise,

    Le celte y revient encor quelquefois...

    Sur des salves d'amour, près la falaise

    Le belge s'y tient, dans l'essor parfois.


    Les coiffes alors, superbe envergure,

    Stylisent les airs, sur des frondaisons

    De ruchers fiévreux et plissés d'augure

    Dentelles, linons au haut des frisons.

     

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  • Paysages de Normandie:de Port en Port, un parfum d'aventure

    Granville corsetée de remparts, avec sa haute ville juchée sur un promontoire rocheux, revêt selon Michelet un caractère «Normande de race, Breton d'aspect ». La vieille citée maritime fut jadis le point de départ de nombreux corsaires durant les luttes qui opposèrent la France et l'Angleterre.

    Le Bassin à flot accueille les grands navires, un service de vapeurs dessert Jersey et Guernesey. A la Belle-Epoque, le passage avec restauration à bord s'affiche à 10 franc en première classe. Au trafic des passagers s'ajoutent celui des marchandises et l'activité des chantiers navals réputés.


    Cherbourg cumule la vocation de port de guerre contenu dans son vaste arsenal et celle de port d'escale. A l'origine, un site remarqué par Vauban pour jouer le rôle de sentinelle avancée à la pointe du Cotentin et surveiller le passage de la Manche. Louis XVI assista à l'immersion des premiers blocs à remblai de la digue. Napoléon Ier inaugura l'avant-port en 1813. Pouvait-il pressentir qu'un jour de 1840, la « Belle-Poule » accosterait à Cherbourg ramenant de l'exil de Sainte-Hélène les cendres de l'Empereur? Plus tard, au large de la rade croisent les paquebots. La gare maritime construite en 1932 témoigne de l'Art déco et de l'épopée Transatlantique. Le quartier des marins se niche autour de la basilique Sainte-Trinité, et le bassin du commerce anime le coeur de la ville: « On vient à Cherbourg à reculons et on en repart en pleurant. » L'adage ne saurait mentir!


    L'ensablement du port d'Harfleur impose de creuser un nouveau port. François Ier, auquel Le Havre doit sa fondation, entend également assurer la défense de l'estuaire de la Seine contre les audacieuses incursions des corsaires ennemis. Au milieu du XVI ème siècle, Le Havre de Grâce devient le principal port royal de la France occidentale. Nouvel essor quand des banquiers, les frères Péreire, fondent en 1855, la Compagnie générale maritime qui crée les lignes qui joignent Le Havre à Valparaiso et à La Réunion. La route maritime vers les Etats-Unis s'ouvre sous l'égide de la Compagnie Générale Transatlantique. Napoléon III vient alors de s'impliquer dans la guerre du Mexique, ses soldats embarqueront les premier. Le 15 juin 1864, le «Washington », un bateau à roues, quitte le Havre pour rejoindre New York, treize jours et demi après.


    La marée se fait sentir jusqu'à Rouen et encore en amont du cours très lent de la basse Seine, du sable et de la vase qui encombrent son lit. D'où d'incessants travaux de drainage et de dragage pour faciliter la remontée des gros bateaux jusqu'au port de Rouen qui réalise la jonction entre la navigation maritime et la batellerie fluviale. Jadis, il n'existait aucun pont pour traverser la Seine en aval de Rouen, il fallait donc remonter jusqu'à cette ville pour aller du Havre à Honfleur.


    Dieppe se mire dans un glorieux passé. La « grosse aventure », les conquêtes, la colonisation voire la cartographie. Dieppe a pratiqué tout cela avec passion et vu s'éloigner les caravelles en partance pour les Indes ou le Nouveau Monde. A la hardiesse des navigateurs répondaient l'enthousiasme et le soutien d'armateurs dont Jean Ango, en même temps qu'un florissant trafic exotique bâtissait des fortunes.

  • Paysages de Normandie:Le Cotentin

     

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    Dominant la vallée de la Vire, Saint-Lô doit une large part de sa notoriété à son haras national. Entre Manche et calvados, le cheval est roi; il s'ébat dans un décor de choix jusqu'à la Baie de Veys.


    Ici le climat est propice à la culture du poireau, spécialité de Carentan. Au pied de la presqu'île, cette cité tranquille, fortifiée à l'époque médiévale, vous invite à découvrir son église Notre-Dame, son lavoir des fontaines et ses maisons anciennes.

    Pour rejoindre Cherbourg, vous pourrez suivre la côte et longez Utah Beach ou empruntez la route qui mène à Sainte-Mère-Eglise autre site mémorable

    Valognes n'est plus très loin, pleine de charme, la cité est réputée pour son abbaye et pour ses beaux hôtels particuliers et pour ses musées du Cidre et des Vieux Métiers.

    Dans les environs Bricquebec et Saint-Sauveur-le-Vicomte où naquit l'écrivain Barbey d'Aurevilly sont toutes deux dotées du label « Villes d'Art et d'Histoires ».


    De retour sur la côte, Saint-Vaast-La Hougue a l'odeur de la pêche et ses célèbres huitres.

    Le port est protégé par le fort de la Hougue de style Vauban comme la Tour qui domine l'île de Tatihou et son cadre enchanteur.


    Et voici Cherbourg, port militaire et commercial qui fut porté au siècle dernier par la vague des paquebots transantlantiques. Entre commerce, pêche et plaisance, il a jeté ses lignes transmanche vers l'Irlande et l'Angleterre.


    Après les châteaux renaissance de Tourlaville et de Nacqueville, le Manoir de Dur écu, vous prendrez volontiers de la hauteur en suivant le sentiers des douaniers.


    Le cap de la Hague se profile dans des paysages grandioses, avant que ne pointe le Nez-de-Jobourg,.

    Ces terres sauvages plongeant dans l'abîme ont inspiré les artistes, le peintre Jean-François Millet né ici et le poète Prévert qui y repose à jamais.

    Avant de prendre le large une petite escale s'impose à Portbail et à Barneville-Carteret, jolies stations balnéaires bordées de sable fin.


    Un petit poème sur le Cotentin

  • Histoire de la Normandie:Cherbourg et la guerre entre les états

    par Thibault

    Cherbourg a été officiellement déclarée site de la guerre de Sécession, une distinction unique en dehors des Etats-Unis, en mémoire du spectaculaire combat naval qui se déroula en 1864 au large de la ville.

    Une plaque commémorative a été découverte dans la nef d'accueil de la Cité de la Mer en présence de l'arrière-arrière-petit fils de Raphaël Semmes, capitaine du CSS Alabama.

     

    Deux bâtiments de guerre, le sudiste CSS Alabama et la Frégate Nordiste USS Kearsarge s'affrontèrent le 19 juin 1864 au large de Cherbourg, sous les yeux de nombreux spectateurs venus pour certains de Paris.

    Le CSS Alabama sombra mais avec quelques-uns de ses hommes il eut la vie sauve grâce à la présence à proximité d'un bateau à Vapeur britannique, le Deerhound, qui les recueillit.

    Trois tombes du cimetière de Cherbourg témoignent encore du combat celles de Georges Appleby et James King, soldats Confédérés du CSS Alabama et celle de L. Gowen soldat unioniste de l'USS Kearsarge.

    Le CSS Alabama repose désormais par 60 mètres de fond à 7 milles marins de Cherbourg. Bien qu'étant dans les eaux territoriales françaises, l'épave reste propriété des Etats-Unis d'Amérique, successeur des anciens états confédérés.

    En 1994, le canon pivotant Blakely pesant 3 tonnes et demis a été remonté.