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chennebrun

  • Traditions de Normandie: Les Mariettes

    Au hasard des routes,chemins et sentiers du pays rural, le promeneur découvre de toutes petites chapelles, de minuscules oratoires, qu'on appelle ici des mariettes.

     

    Édifiées tantôt dans sur le domaine public, tantôt dans des propriétés privées, elles constituent le témoignage de la foi et de la gratitude des croyants venus solliciter la grâce des saints et très souvent de la Vierge, à laquelle, pour l'essentiel les statues qu'elles abritent sont consacrées.

     

    De là leur nom qui, appartenant en propre à notre Province, ne figure pas dans le dictionnaire.

     

    Longtemps ces mariettes ont été l'objet de pèlerinages individuels ou collectifs; les fidèles y venaient en procession, les jours de grandes fêtes, ou en famille, les jours de communion par exemple.

     

    Dans le Pays de Verneuil, on recense une bonne douzaine de ces mariettes, comportant une Pièta, à Courteilles par exemple; un crucifix comme à Chennebrun; une Vierge à Gournay-le-Guérin.

     

    Ainsi à Beauche est-ce Sainte Barbe qui protège de la foudre et du feu et est la sainte patronne des pompiers et des artilleurs.

     

    Ainsi à Armentières sur Avre est-ce Notre-Dame de la Délivrande à qui les femmes enceintes venaient demander un accouchement sans trop de douleurs.

     

    A Verneuil enfin, dans le quartier du Poëlay, une mariette protège Saint Job.

     

    Les plus anciens de ces petits oratoires remontent au XVIII ème siècle, leur majorité remontent au XIX ème siècle.

     

    Donner à ces chapelles le simple nom d'une petite fille, Mariette, c'était pour nos anciens villageois, bien signifier à quel point ils sentaient la Vierge Marie proche de leurs préoccupations quotidiennes, et peut-être même, essayer de l'intéresser à leurs soucis en l'intégrant dans leur communauté, comme une petite fille adoptée et aimée, résumant dans sa simplicité tous les saints du Paradis.