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charles vi

  • Personnage de Normandie: Guillaume Tirel

    Né en 1310 à Pont-Audemer, Guillaume Tirel dit Taillevent (probablement à cause de la longueur de son appendice nasal), est pour ainsi dire l'ancêtre des cuisiniers de France

    Il entre en 1326, au service de Jeanne d'Evreux, comme enfant de cuisine. Il est ensuite le queux de Philippe VI de Valois, puis occupe le même poste chez le Duc de Normandie.


    De 1368 à 1373, au faite de son art, il dirige les cuisines royales de Charles V qui lui demande alors de rédiger le Viandier, premier traité professionnel de cuisine écrit en français, dont le titre exact est:


    « Cy après senuyt le viandier pour appareillet toutes manières de viandes que Taillevent queulx du roy nostre sire fist tant pour abiller et appareiller bouilly, rousty, poissons de mer et d'eaue doulce, saulces espices et autres choses à ce convenables et nécessaires comme cy après sera dit.»

    Anobli par Charles VI le Fol, il devient en 1392, le Maitre des garnisons de cuisine du Roi, titre qui honore toute sa carrière.

    Il meurt trois ans plus tard et enterré au prieuré Notre-Dame à Hennebont.


    Si l'ouvrage laissé par Taillevent est un inestimable inventaire alimentaire du XIVème siècle, c'est un traité culinaire fondamental qui inspirera jusqu'au XVII ème siècle, un bon nombre de cuisiniers.


    La place accordée aux sauces épicées, aux oeufs, au lait, et aux fromages, l'emploi du verjus, les apprêts à l'aigre-doux, les pâtés et les modes de cuisson comme le bouilli et le rôti feront recette.


    La cuisine normande n'a pas déshonoré son ancêtre, tout d'abord par une qualité et une diversité de produits, et ensuite par un savoir-faire qui a su allier tradition et innovation.

  • Histoire de Normandie: Emeute de la Harelle à Rouen

    Le 24 février 1382 et dans la nuit qui suit, sur fond de guerre de Cent Ans et de fiscalité très alourdie, plus de deux cents ouvriers du textile rouennais  se soulèvent, pillant les maisons des bourgeois, molestant les prêtres, les juifs et les prêteurs à gafes, ouvrant les portes des prisons.

     

    Le 25, les autorités municipales se ressaisisssent et arrêtent de nombreux insurgés mais en profitent pour exploiter l'émeute à leur profit en obligeant sous la menace le chapitre de Rouen à renoncer par écrit aux taxes perçues jusqu'alors sur les moulins et les halles de la Ville.

    De son côté, le peuple, qui avait élu un roi en la personne du drapier Jean le Gras continue à se soulever.

     

    L'émeute toutefois s'arrête soudain. Chacun prend peur craignant la répression royale.

     

    Le 17 mars, Charles VI se met en marche en direction de Rouen. On anticipe sur la colère royale, décapitant six prisonniers, portant solennellement au château les chaînes qui avaient barré les rues et descendant les cloches de la commune qui avaient appelé à la sédition.

     

    Le 29 mars, le roi entre dans Rouen et s'installe au château où l'attendent de nombreux présents de « joyeuse entrée ». Le souverain veut bien accorder son pardon mais auparavant il decide la supression de la commune et l'augmentation des impôts.

     

    Les taxes sont devenus si lourdes que le 1er août, le jour du marché lorsque les tables des agents comptables sont renversées. Cette fois l'émeute tourne court, les officiers du roi en profitent pour considérer que le pardon du roi ne tient plus et pour frapper Rouen d'une très lourde amende, après avoir arrêter de nombreux bourgeois.

    Beaucoup de ces derniers, pour ne pas payer cette amende, fuiront la ville et n'y reviendront jamais