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chant de normandie

  • Tradtion de Normandie: La Part à Dieu en Normandie

    Dans toute la Normandie, la jeunesse, les enfants de choeur et les mendiants participaient aux quêtes rituelles de l'Epiphanie. On les entendait chanter « la part à Dieu » de porte en porte à la nuit tombée pour recevoir quelques oeufs, du lard, de la menue monnaie ou une morceau de galette.  

     

    Voici des paroles trouvées dans le Calvados et l'Orne

     

    Donnez, donnez la part à Dieu

    Nous vous dirons les Evangeux

     

    Les Evangeux d'not' Seigneu'

    J'l'avons vu vif; j'l'avons vu meur.

    De d'sus la croix, ce roi fidèle.

    Qui nos éclair à troié chandelles!

     

     

    Donnez, donnez la part à Dieu

    Donnez du pain, donnez du feu

    Donnez, donnez la part à Dieu.

     

    Si vos n'volez ri nous donner

    Nous faite point tout attendre

    Car y fait si grand froid

    Q' m'in camarade en tremble.

     

     

    Et voici les paroles d'un autre chant de quête trouvé dans l'Eure

     

    Onguignettes, maîtr' et maîtresse

    Faîtes-nous un petit présent

    Et nous vivrons en grande largesse

    Onguignettes pour dans un an!

     

    Trois rois d'une étrange contrée

    Passant les bois, passant les monts

    Qui s'en allaient droit en Judée

    Pour à Jésus offir leurs dons.

     

    Dieu les reçoit de bonne grâce

    En leur disant, mes cher petits

    Montez là-haut, vous aurez votre place

    Avecque moi en Paradis.

     

    Voici un chant provenant de Putanges dans l'Orne

     

    Monsieur de céans, et Madame aussi

    Donnez de vos biens à ces pauvres ici

    Nous prierons Dieu que l'âme de vous

    Aille en Paradis, et la nôtre aussi.

     

     

    Dépêchez-vous on vous en prie.

    Car il nous faut saluer une autre compagnie

    Nous sommes d'un pays étrange

    Venus en ce lieu demander à qui mange.

     

     

    La Part à Dieu.

    Planté! Planté

    Autant de fèves que de pois!

    La Part à Dieu

    S'il vous plaît!

  • Chant tradi- Flamande allemande (chant de normandie)


    Traditionnel - Chanson normande de la région de Fécamp



    Mon père et ma mère, n'ont que moi d'enfant, allemand
    Car ils m'ont fait faire, des cotillons blancs, allemand

    Je suis flamande allemande, je suis la fille d'un allemand

    Car ils m'ont fait faire, des cotillons blancs, allemand
    Trop longs du derrière, trop court par devant, allemand

    J'ai pris ma chaînette, mes ciseaux d'argent

    J'en coupe du derrière pour mettre par devant

    Avec les rognures, je m'suis des gants

    Allant à la messe, j'ai perdu mes gants

    Mon père qui les trouve, qui m'y battit tant

    Frappe, frappe père, ne frappez pas tant,

    En frappant la mère, vous tueriez l'enfant

  • Culture de Normandie: L'hotesse et le marchand d'hommes

    Le Havre, grand port de commerce qui fut aussi un grand port baleinier, était célèbre pour ses hôtesses chez qui les marins pouvaient trouver tout le nécessaire à leur agrément à terre. Une fois l'argent épuisé, en général assez vite, entraient en scène les marchands d'hommes chargés de trouver de nouveaux embarquements; parmi ces intermédiaires peu scrupuleux, le Phalu de la chanson semblait tenir le pompon. Chanson publiée par Charles Le Goffic à la fin du 19ème siècle.

     

    Quand le marin arrive de voyage
    De son argent voici l'usage
    Le brouettier dans l'avant-port
    C'est le premier qui monte à bord
    Vous le voyez avec sa plaque
    Disant "j'enlèverai votre sac
    Moyennant une forte commission
    J'enlèverai tout votre baluchon".

    Une fois au bassin de l'heure
    Il vous arrive cinq ou six tailleurs
    C'est pour vous vendre du mauvais drap
    C'est à celui qui vous aura.
    Le cordonnier et sa chaussure
    Garantie pour la couture
    A peine la semmelle clouée
    Que les souliers sont défoncés

    C'est maintenant au tour du pisteur
    Avec son air de bonne humeur
    Il vous dit "pour cinquante sous
    Vous serez bien logé chez nous
    Vous s'rez content je vous assure
    De votre argent de nourriture
    Et vous serez très bien logé
    Dans une belle chambre au premier".

    Et enfin arrive l'hotesse,
    Auprès de vous elle s'empresse
    Elle vous dit, très poliment
    "Marin veux-tu du bel argent".
    Elle vous invite à prendre un verre
    Soit le vermouth ou le bitter
    Mais faut vous persuader
    Qu'c'est le marin qui paye la tournée.

    Au bout d'cinq à six jours de noces
    Auprès de vous l'hotesse s'approche
    Elle vous dit "faut trouver Phalu
    Pour voir s'il n'a rien en vue".
    Phalu vous dit "J'ai votre affaire,
    soit pour la Chine ou Buenos Air".
    Il faut encore casquer cinq francs
    Pour trouver un embarquement.

    Quand le marin arrive de voyage
    De son argent voici l'usage
    De l'arrivée jusqu'au départ
    C'est une bande de salopards
    Grand Dieu que tout cela finisse
    Et que le diable tous les bénisse
    Qu'il les dans le même panier
    Ainsi que les bonnes de café.