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chansonnier

  • Théodore Botrel- Les Gars de Saint-Malo


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  • Théodore Botrel- Il était un petit navire


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  • Théodore Botrel- Marie ta fille


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  • Théodore Botrel- Fleur de blé noir

    théodore botrel, chansonnier, chanson traditionnelle, fleur de blé noir, bretagne,


    podcastSur les bords de la Rance, où j'ons vu le jour
    J'ons la douce espérance d'être aimé d'amour
    Dans une métairie comme aide-berger
    Pour mieux voir ma jolie, je me suis gagé

    Refrain:
    Ah ! Nulle bretonne n'est plus mignonne à voir
    Que la belle que l'on appelle Fleur de Blé Noir
    Non, non ! Nulle bretonne n'est si mignonne
    A voir, que ma Fleur de Blé Noir

    Lorsque je l'ons croisée un soir dans le blé
    Si blanche et si rosée, j'en fus aveuglé
    Et ma lèvre ravie murmura " bonsoir "
    Salut à Vous Marie, la Fleur de blé noir

    C'est dans les blés de même, par un soir doré
    Que je lui dis " je t'aime, toujours t'aimerai !"
    C'est dans les blés encore qu'au doigt je lui mis
    Un quinze août dès l'aurore, l'anneau des promis

    Allons gars et fillettes faucher les moissons
    Car les récoltes faites, nous nous épouserons
    Et puis dans la nuit claire, où tous rassemblés
    Nous danserons sur l'aire où l'on bat les blés

    Vivant la vie heureuse que Dieu nous fera
    Attendons la faucheuse qui nous fauchera.
    Quand vous verrez que tombe notre dernier soir
    Semez sur notre tombe des fleurs de blé noir.

  • Théodore Botrel- Goélands et Goélettes


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  • Théodore Botrel- La Sabotière


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  • Théodore Botrel- Le fil Cassé


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    Suis allé au moulin
    Voir ma mie Annette
    Comme elle filait le lin
    Sa sa quenouillette
    Moi je tournais le rouet
    Rrroû et rou dondaine
    En songeant à mon secret
    Rrroû et rou dondé !

    Doucettement j'y dirai
    Ma petite blonde
    Je t'aime et je t'aimerai
    Plus que tout au monde
    Encore un tour de rouet
    Rrroû et rou dondaine
    Et j'y dirai mon secret
    Rrroû et rou dondé !

    J'y dirai : j'aime tes yeux
    Couleur de pervenche
    Où l'on voit un coin des cieux
    Sous la coiffe blanche
    Encore un tour de rouet
    Rrroû et rou dondaine
    Et j'y dirai mon secret
    Rrroû et rou dondé !

    J'y dirai surtout "Mon cœur
    Moi qui suis timide
    Je t'aime pour ta douceur
    Et ton air candide
    Encore un tour de rouet
    Rrroû et rou dondaine
    Et j'y dirai mon secret
    Rrroû et rou dondé !

    J'y dirai "Si tu le veux
    Sois ma fiancée
    On s'y mariera tous deux
    La noël passée
    Un dernier tour de rouet
    Rrroû et rou dondaine
    Et j'y dirai mon secret
    Rrroû et rou dondé !

    Enfin j'y conte tout haut
    Ce qui me tracasse
    Mais je tourne un tour de trop
    Et le fil se casse
    Et pour ce tour de rouet
    Rrroû et rou dondaine
    Je reçois un grand soufflet
    Rrroû et rou dondé !

    En voyant la douce enfant
    Agir de la sorte
    Comme un diable me levant
    Je gagnai la porte
    Remportant grâce au rouet
    Rrroû et rou dondaine
    Une gifle... Et mon secret
    Rrroû et rou dondé !

    Le bonheur à quoi tient-il
    Dans plus d'un ménage ?
    Ne tient souvent qu'à un fil
    Et point davantage
    Avant de dir' votr' secret
    Rrroû et rou dondaine
    Cassez le fil du rouet
    Rrroû et rou dondé !

  • Théodore Botrel- La messe en mer


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    1- Mais, comment ferez-vous, l’abbé ?
    Ma Doué !
    Mais comment ferez-vous, l’abbé,
    Pour nous dire la Messe ?
    - Lorsque le Soir sera tombé
    Je tiendrai ma promesse !

    2- Mais, comment ferez-vous, l’abbé ?
    Ma Doué !
    Mais comment ferez-vous, l’abbé,
    Votre Eglise est en cendre ?
    - Vers l’Océan je descendrai ;
    Voulez-vous y descendre ?

    3- Mais, comment ferez-vous, l’abbé ?
    Ma Doué !
    Mais comment ferez-vous, l’abbé,
    Nul Autel ne s’y lève ?
    - Sur un bateau j’officierai ;
    Vous serez sur la grève !

    4- Mais, comment ferez-vous, l’abbé ?
    Ma Doué !
    Mais comment ferez-vous, l’abbé,
    Sans Nappe en fine toile ?
    - Notre Doux Seigneur poserai
    Sur un morceau de Voile !

    5- Mais, comment ferez-vous, l’abbé ?
    Ma Doué !
    Mais comment ferez-vous, l’abbé,
    Sans chandelles, sans cierges !
    - Les Astres seront allumés
    Par Madame la Vierge !

    6- Mais, comment ferez-vous, l’abbé ?
    Ma Doué !
    Mais comment ferez-vous, l’abbé,
    Sans enfant de Maitrise ?
    - Pour bel enfant de chœur j’aurai
    Un vieux à barbe grise !

    7- Mais, comment ferez-vous, l’abbé ?
    Ma Doué !
    Mais comment ferez-vous, l’abbé,
    Sans chantre à la voix large ?
    - Pour me répondre au Kyrie
    J’aurai le Vent du Large !

    8- Mais, comment ferez-vous, l’abbé ?
    Ma Doué !
    Mais comment ferez-vous, l’abbé,
    Sans vos Orgues absentes ?
    - Jésus touchera le clavier
    Des Vagues mugissantes !

    9- Mais, comment ferez-vous, l’abbé ?
    Ma Doué !
    Mais comment ferez-vous, l’abbé,
    Si l’Ennemi vous trouble ?
    - Une fois , je vous bénirai ;
    Les Bleus bénirai double !

    10- Mais, de vous massacrer, l’abbé ?
    Ma Doué !
    Mais de vous massacrer, l’abbé,
    Ils auraient ben l’audace !
    - Bah ! dans le Ciel je monterai
    Préparer votre place !

    11- Où nous placerez-vous, l’abbé ?
    Ma Doué !
    Où nous placerez-vous, l’abbé,
    Qu’on s’y trouve sans peine ?
    - Auprès du Roy martyrisé,
    Aux pieds de notre Reine !

  • Théodore Botrel- Le Couteau


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    Pardon, monsieur le Métayer

    Si, de nuit, je dérange

    Mais je voudrais bien sommeiller

    Au fond de votre grange?

    Mon pauvre ami, la grange est pleine

    Du blé de la moisson

    Donne toi doncplutôt la peine

    D'entrer dans la maison.

     

     

    Mon bon Monsieur, je suis trop gueux:

    Qué gâchis vous ferais-je!

    Je suis pieds-nus, sale et boueux

    Et tout couvert de neige.

    Mon pauvre ami, quitte bien vite

    Tes hardes en lambeaux:

    Pouille-moi ce tricot, de suite

    Chausse moi ces sabots!

     

    De tant marcher à l'abandon

    J'ai la gorge sèche:

    Mon, bon Monsieur, baillez-moi donc

    Un grand verre d'eau fraîche!

    L'eau ne vaut rien lorsque l'on tremble,

    Le cidre... guère mieux:

    Mon bon ami, trinquons ensemble;

    Goûte-moi ce vin vieux!

     

     

    Mon bon Monsieur, on ne m'a rien

    Jeté, le long des routes;

    Je voudrais avec votre chien

    Partager deux, trois croûtes!

    Si depuis ce matin, tu rôdes,

    Tu dois être affamé

    Voici du pain, des crêpes chaudes,

    Voici du lard fumé!

     

    Chassez du coin de votre feu

    Ce rôdeur qui ne bouge.

    Êtes vous «Blanc»? Êtes-vous « Bleu »?

    Moi je suis plutôt « Rouge »!

    Qu'importent ces mots: République,

    Commune ou Royauté:

    Ne mêlons par la Politique

    Avec la Charité!

     

    Puis le métayer s'endormit

    La mi-nuit étant proche.

    Alors, le vagabon sortit

    Son couteau de sa poche

    L'ouvrit, le fit luire à la flamme,

    Puis se dressant soudain,

    Il planta sa terrible lame

    Dans... la miche de pain!

     

    Au matin-jour, le gueux s'en fut

    Sant vouloir rien entendre...

    Oubliant son couteau pointu

    Au milieu du pain tendre:

    Vous dormirez en paix, ô riches!

    Vous et vos capitaux,

    Tant que les gueux auront des miches

    Où planter leurs couteaux!!!

  • Théodore Botrel- Au son si joli des Angélus


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