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chanson française

  • Jean Pax Méfret- Faits Divers


    podcast


    Un rayon de soleil
    Se levait sur la ville.
    Les yeux pleins de sommeil,
    Il avançait tranquille.

    Des loubards maraudaient
    A l'entrée de la cité,
    Un camion s'approchait,
    C'était celui du laitier.

    Les deux mains dans les poches,
    Il avançait toujours.
    Le loubard le plus moche
    Le guettait d'un oeil lourd.

    Je te parie cinq sacs,
    Qu'il a les foies, le bourgeois.
    Je te paries dix sacs,
    Il ne passera pas.

    C'était le dernier jour de juillet,
    A la veille des congés payés.
    Dans la rue marchait un ouvrier,
    Fatigué, mais le coeur léger.

    Il était déjà presque en vacances
    Quand il a croisé la violence.
    Excités par ses cris de souffrance,
    Ca cognait en cadence !

    Il y a du sang qui coule
    A l'entrée de la cité.
    Il y a des corps qui roulent
    Sur celui qu'ils ont tué.

    Plusieurs détonations
    Se perdent dans la ville
    Là-haut sur un balcon,
    Un garçon immobile.

    Une arme dans les mains
    Et des larmes dans les yeux.
    Dans le froid, le matin,
    Vient de venger son vieux.

    C'était le dernier jour de juillet,
    A la veille des congés payés.
    Dans la rue marchait un ouvrier,
    Fatigué, mais le coeur léger.

    Il était déjà presque en vacances
    Quand il a croisé la violence...

  • Jean-Pax Méfret- Goulag




    La barbe a rongé son visage.
    Le sel a brûlé ses yeux bleus.
    Ses cheveux sont blancs avant l’âge,
    Sa langue est une pierre de feu.

    Il va mourir dans quelques heures.
    Il le sait, mais il n’a pas peur.
    Nous, autour de lui, on fredonne
    Cette chanson devant l’icône...

    On chante ce monde qui existe là-bas,
    Ce paradis que l’on ne verra pas,
    Où lorsque tu travailles, l’argent est pour toi,
    Tu peux même t’acheter des chemises de soie.

    Il parait qu’il y a des tas de cinémas
    Où tu peux regarder les films de ton choix.
    A l’Ouest, les juges osent rendre la Loi,
    Et les policiers font respecter les Droits.

    Les mouches butinent sur ses lèvres,
    La sueur glisse sur ses joues.
    Il a soif, il a la fièvre,
    L’eau est sale, elle sort d’un égout.

    Dehors, il ont creusé sa fosse,
    La croix porte son numéro,
    Alors, de sa voix de gosse,
    Il nous demande le Credo.

    On rêve à ce monde qui existe là-bas,
    Ce paradis que l’on ne verra pas,
    Où lorsque tu travailles, l’argent est pour toi,
    Tu peux même t’acheter des chemises de soie.

    Il parait qu’il y a des tas de cinémas
    Où tu peux regarder les films de ton choix.
    A l’Ouest, les juges osent rendre la Loi,
    Et les policiers font respecter les Droits.

    Loin de cet archipel,
    Et loin de cette mine ;
    Où l’on ne récite pas :
    Je vous salue, Staline.

    On rêve à ce monde qui existe là-bas,
    Ce paradis que l’on ne verra pas.

  • Les Frères Martineau- La Geste de Charlemagne

  • Théodore Botrel- Le mouchoir rouge de Cholet


    podcast

    Le mouchoir rouge de cholet

     

    J'avais acheté pour ta fête

    Trois petits mouchoirs de Cholet

    Rouge comme la cerisette,

    Tous les trois, ma mie Annette!

    Oh! qu'ils étaient donc joliets

    Les petits mouchoirs de Cholet!

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  • Chant de Marins- Chanson fatale


  • Théodore Botrel- Noël à Bord


    podcast

  • Théodore Botrel- Les Mamans


    podcastSous les caresses maternelles,
    Nous grandissons dans un doux nid,
    Impatients d'avoir des ailes,
    Pour voltiger vers l'infini.
    Les méchants ingrats que nous sommes !
    Semeurs de terribles tourments,
    A peine sommes-nous des hommes,
    Nous faisons souffrir les mamans.
    A peine sommes-nous des hommes,
    Nous faisons souffrir les mamans.

    Joyeux bambins, chers petits anges,
    Changés vite en petits démons,
    Gazouillez comme des mésanges,
    Vos gais propos, nous les aimons.
    Mais comme nous faisions naguère,
    Quand défilaient nos régiments,
    Ne parlez jamais de la guerre,
    Car ça fait trembler les mamans.
    Ne parlez jamais de la guerre,
    Car ça fait trembler les mamans.

    Lorsque vous serez dans la vie,
    Livrés à vous-mêmes, un jour,
    Sans défaillance et sans envie,
    Luttez pour vivre à votre tour.
    Et si le sort met en déroute
    Les fiers espoirs de vos romans,
    Ne quittez pas la droite route
    Car ça fait pleurer les mamans.
    Ne quittez pas la droite route
    Car ça fait pleurer les mamans.

    Puis redoublez de gentillesse
    Lorsque leurs cheveux seront blancs,
    Pour mieux égayer leur vieillesse,
    Redevenez petits enfants.
    Entourez-les de vos tendresses,
    Soyez câlins, soyez aimants,
    Ne ménagez pas vos caresses,
    Ça fait tant plaisir aux mamans.
    Ne ménagez pas vos caresses,
    Ça fait tant plaisir aux mamans.

  • Théodore Botrel-Il était un petit navire


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