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chanson de normandie

  • Culture de Normandie: Je vas, je viens, je m'y promène


    podcast

  • Culture de Normandie:En despit des faulx medisans

    source: Manuscrit de Bayeux - XVè siècle 



    En despit des faulx medisans
    J’avoys acquis une amye,
    S’aulcuns en sont contredisans,
    C’est à eux une grant folIye.
    En parle qui par1er voudra,
    En tous sens, en tous lieux,
    Malgré les envieux,
    Car l’on ne scairoit separer
    L’amour d’entre nous deux.

    J’ay entreprins d’estre joyeux
    Et de laisser melanchollie.
    En depit des faulx envyeux
    J’ay eu et recouvré m’amye,
    Qu’avoye perdu par envye
    Et maulvaiz parlement
    Des gens maulvaisement;
    Car j’en ay esté repue
    Par son loyal amant.

    "Mon bel amy, venez moy veoir
    La nuict quant je seray seullette,
    Et si me donnez ung baisier
    De vostre si plaisant bouchette.
    Se vous tenoye en ma chambrette,
    Qu’il fust secretement,
    Le desir de mon cueur
    J’accompliroye seiirement
    Sus toute feme vivant. "

  • Culture de Normandie: Dessous le rosier blanc


     

    (bis sur les deux dernières lignes de chaque couplet)

     

    Dessous un rosier blanc,

    la belle s'y promène,

    Blanche comme la neige,

    Belle comme le jour.

    Ce sont trois jeun's capitaines

    Tous trois lui font la cour.

     

    Le plus jeune des trois,

    La prend de sa main blanche,

    Montez, montez, la belle

    Sur mon grand cheval gris,

    A la vill' j'vous emmène

    Dans une hôtellerie.

     

     

    A l'heure du souper,

    La table haute est mise,

    -Mangez, mangez, la belle,

    Soignez votre appétit.

    Avec trois capitaines,

    Vous passerez la nuit.

     

     

    A l'heure du coucher,

    La belle tomba morte.

    -Sonnez, sonner, trompettes,

    Tambours du régiment.

    Puisque ma mignonne est morte

    A l'âge de quinze ans.

     

     

    Où l'enterrerons-nous,

    Cette belle princesse?

    Dans le jardin d' son père,

    Sous un lilas fleuri.

    Nous lui f'rons dire des messes

    Qu'elle aille en paradis.

     

     

    Trois jours, trois jours après,

    Son père s'y promène.

    -Ouvrez, ouvrez, mon père,

    La port' si vous m'aimez,

    Car trois jours j'ai fait la morte

    Pour mon honneur garder.