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caudebec en caux

  • Villages de Normandie: Villequier

    A quatre kilomètre cinq de Caudebec, en longeant la Seine vers son embouchure, un des panoramas les plus romantiques de Normandie.

    Un village s'étirant paresseusement sur une colline et en bord de Seine, dans une immuable douceur de vivre, avec la magnifique forêt de Brotonne occupant l'horizon.


    Mais Villequier n'oublie pas la tragédie du 4 septembre 1843, qui vit la noyade de Léopoldine, la fille aînée de Victor Hugo et de son mari Charles Vacquerie.

    Léopoldine et son mari essayaient une nouvelle embarcation mal lestée, qui fut en fait renversée par un coup de vent.


    La statue de Victor Hugo s'élève près du lieu du drame dans un parc paysager spécialement aménagé à l'entrée de Villequier, en venant de Caudebec.


    Victor Hugo a écrit un poème concernant ce drame.

  • Seine-Maritime: Le musée de la marine de Seine

    Lieu: avenue Winston Churchill à Caudebec-en-Caux

    Téléphone:02-35-95-90-13

    Ouvert tout les jours de 14h à 18 h30 en haute-saison (17h30 le reste de l'année), fermé le mardi.


    En guise d'introduction, projection d'un film sur l'histoire de la Seine.


    Ensuite on suit une intéressante évocation de la vie fluviale, exposée dans un vaste hangar en bois. Ce dernier abrite des bateaux comme la Gribane, bateau à voile du XIX ème siècle, ancêtre de la péniche qui transportait le bois issu de la forêt de Brotonne.

    Ou encore le Maguy, un joli inbord du début du XIX ème siècle, des petits canots de la vallée de la Seine, ainsi qu'une yole de mer en acajou.


    Une passerelle permet d'accéder ensuite à une dizaine de salles passant en revue les différents aspects humains et économiques du fleuve: chantiers navals, pilotage, commerce etc...


    Ne pas manquer le film sur le phénomène du mascaret, énorme vague déferlante provoquée par la rencontre du courant de la Seine et de la marée montante, deux fois par an en mars et en septembre et aussi lors des fortes marées d'équinoxe.

    Autrefois, cette vague fantastique par son ampleur remontait le fleuve à la vitesse d'un cheval au galop et atteignait sa pleine puissance entre Villequier et Caudebec. Après elle poursuivait sa route jusqu'à Rouen. Maintenant les différents aménagements du fleuve ont quasiment réduit ce phénomène à néant.

  • Flaubert ou le scandale cauchois par Anne Bernet


    flaubert.jpg

    Les mariniers qui descendaient la Seine à la nuit close s’avisèrent, dès la fin de l’an 1851, qu’un nouveau fanal s’était allumé sur le fleuve, aux approches de Rouen. L’endroit s’appelait Croisset. On disait qu’un fils de famille, de santé fragile, s’y était retiré, afin de soigner ses nerfs et d’y travailler en paix. Le jeune homme - il avait une trentaine d’années - veillait fort tard. Il arrivait que la lampe, dans son bureau, brûlât toute la nuit, et même qu’elle fût encore allumée au petit matin. On se demandait à quelle tâche titanesque s’était attelé ce souffreteux... Et combien il en abattait pendant ses veilles, si pratiques pour la navigation fluviale...
    Les mariniers eussent été bien surpris de découvrir leur gringalet, et d’apprendre que, suant, penché sur des rames de papier, il passait son temps avec une femme qui, pour être le fruit de son imagination, était devenue plus réelle que toutes les vivantes. Cette étrange mauviette était un géant rubicond et moustachu, issu d’une lignée de médecins. Mais, démentant sa stature et son environnement familial, Gustave Flaubert avait des sensibilités de demoiselle. Cependant, il n’était pas susceptible. Ainsi avait-il admis honnêtement l’échec, cuisant pour sa vanité d’auteur débutant, de son « meilleur » manuscrit, une ambitieuse « Tentation de Saint Antoine ».
    Les amis, victimes de la première lecture, lui avaient conseillé de jeter la chose au feu et d’apprendre à maîtriser et ses sentiments excessifs et son style qui ne l’était pas moins. Ces censeurs, alors, l’avaient condamné au pensum qui, tous les soirs, quatre années pleines, l’avait rivé à son bureau. Une histoire bien sordide, bien piteuse, bien ordinaire, comme la province savait les distiller en ce milieu du XIXe siècle.
    Chirurgien-chef de l’Hôtel-Dieu de Rouen, le docteur Flaubert, père de Gustave, avait eu parmi ses étudiants un brave garçon nommé Delamare. Ce n’était pas une lumière et, renonçant à préparer le concours de l’internat, et même à finir sa médecine, il avait opté pour la situation bâtarde « d’officier de santé », qui formait des praticiens au rabais, utiles dans les campagnes perdues où les diplômés n’avaient cure de s’enterrer. Delamare s’était donc établi à Ris, en Seine-Inférieure. Il aurait pu y vivre tranquille et être apprécié s’il n’avait eu le tort d’épouser une trop jolie jeune fille, Delphine Couturier, qui avait la tête farcie de romans sentimentaux.

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