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carolingiens

  • Saint-Pierre du Vauvray du temps des Mérovingiens et Carolingiens

    L'influence des Gallo-Romains se fit sentir longtemps après leur disparitioon et lorsque le royaume franc des Mérovingiens succéda en 486 à l'Empire romain, il conserva la base juridique et administrative de ses institutions. Il en fut de même dans les communautés rurales. Elles s'étaients formées autour du cimetière et nous savons que le Petit-Mont était le point d'ancrage de ce qui allait par la suite devenir trois paroisses: Vieux-Rouen, Saint-Étienne et Saint-Pierre.

     

    Mais le fait nouveau de l'époque Mérovingienne, plus exactement de la fin de cette époque, ce fut la christianisation des campagnes.

     

    Comme le dit Jean Gaudenet dans La Neustrie : « En Normandie, l'évangélisation des campagnes ne commença vraiment qu'aux VII ème et VIII ème siècle, mais les fondations des paroisses rurales sont avant tout le fait de moines qui essaiment dans les campagnes aux VII ème et VIIIème siècles. »

     

    Nous savons qu'en 511, les moines ont fondé le monastère Sainte Clotilde aux Andelys. Des prieurés sont apparus dans les alentours, puis l'Abbaye de La Croix Saint-Leufroy, et sous les Carolingiens, il est impensable que Charles le Chauve ait pu convoquer les évêques de son royaume lors des trois conciles qui eurent lieu à Pitres si cette région n'avait pas déjà été christianisée.

     

    Concernant le cimetière du Petit-Mont, les fouilles entreprisent en 1890 par Léon Coutil firent apparaître des sarcophages disposés de façon méthodique, avec le mobilier funéraire de l'époque mérovingienne.

     

    Concernant l'église, ce fut sans doute au départ un oratoire en bois proche du cimetière du Petit-Mont; ce n'est que plus tard sous les Carolingiens qu'une église romane en pierre fut construite à l'emplacement de l'église actuelle. C'est le véritable début de la paroisse de Saint-Pierre du Vauvray.

     

    Comment vit cette communauté aux VII ème et VIII ème siècle? C'est bien sûr, fondamentalement une communauté rurale; peut-être un gros bourg autour du Posoir, carrefour de voies romaines. Sur la hauteur, le « saltus » c'est-à-dire, une immense forêt qui fait suite à ce qui constitue aujoudh'ui la forêt de Bord et la forêt de Louviers. C'est un élément important de la vie de cette époque. La forêt pemet la chasse, elle procure le bois de chauffage, le bois de charpente, le miel sauvage, les fruits et les baies; elle permet l'élevage des porcs grâce aux faines des hêtres et aux glands des chênes.

     

    À côté du « saltus», l' « ager », composé de zones de forêts défrichées peu à peu; on y cultive les céréales, on y fait de l'élevage; la vigne existe déjà, exposée au midi. Les cabanes des habitants de la paroisse se trouvent sur la crête ou à flanc de coteau, mais personne n'oserait s'aventurer plus bas, car tous les ans, la Seine inonde toute la vallée. Et pourtant, dans la journée, sauf en période de crue, il y a une activité dans le marais. On y fait paître les bestiaux, et surtout la Seine possède déjà un certain trafic: on y voit passer des bateaux chargés de miel, de sel, de vin et de garance. Le développement du port de Rouen y est pour quelque chose, de même que la création des premières foires d'octobre qui suivent les vendanges. On invente toutes sortes d'engins pour capturer les poissons de la rivière et l'on en fait le commerce.