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campagne de france de 1940

  • Poème « Cocherel 1940»

     

    Normandie, eure, front de l'eure, Cocherel, seconde guerre mondiale, stèle commémorative, campagne de france de 1940,

    

    poème écrit en 1989 en souvenir des soldats français mort sur le front de l'Eure à Cocherel.

     

    L'eure, coule, limpide, feuillages frémissants.

    Te souvient-t'il encore, il y a cinquante ans?

    Des jeunes sont morts là pour sauver la France,

    Sont tombés sur ces rives, torturés de souffrance.

     

    Leurs âmes sont ici, avec nous, en ce jour,

    Camarades et amis, disparus pour toujours.

    Dans tous nos régiments, c'est une plainte vaine,

    Chacun des souvenirs ravivant notre peine.

     

    Vous voici, maintenant, pour la plupart grands-pères.

    Mais avez-vous pensé que leurs pères, leurs mères,

    Les attendaient, aimant, priant, espérant?

    Vous qui, à cette époque, n'étiez que des enfants...

     

    Que leur mémoire en nos esprits subsiste,

    Que leur sourire, leurs mots, leurs voix persistent.

    Vous, combattant de l'Eure, fantassins, cavaliers,

    Vous, qui vous battiez, comme preux chevaliers,

     

    Pour défendre la France!

  • Les Combats de La Heunière et de Brécourt le 11 juin 1940

    Après les combats de retardement meurtriers du Mont-Saint-Eloi et de Berchaux, le 4 ème Régiments de Dragons Portés se retrouve enfermé le 28 mai 1940 dans la « Poche de Dunkerque ». le 1er juin après avoir détruit son matériel lourd, il est évacué vers l'Angleterre.

     

    A la tête du 9ème Escadron, le Capitaine de Vandière de Vitrac ne ramène avec lui qu'une soixantaine de dragons sur les 167 qui composaient son unité à l'aube du 10 mai 1940. Le cargo sur lequel ils embarquent, malgré les attaques incessantes des Stuckas allemands, les dépose à Weymouth dans la soirée.

     

    Le 7 juin, ils sont de retour à Cherbourg. L'effectif humain est complété et rééquipés sommairement à Saint-Rémy-les-Chevreuse, les 2 bataillons du 4ème Régiment de Dragons Portés sont immédiatement dirigés sur les points chauds du Front de la Seine.

     

    Lundi 10 juin 1940. Depuis le matin, les allemands franchissent le fleuve et poussent leur offensive en direction de la vallée de l'Eure Les zouaves du 4ème Régiment de Marche les arrêtent quelques heures dans le parc du Château de Bizy mais submergés par le nombre ils doivent se replier sur Blaru. La route de Pacy est ouverte! Les allemands s'y engouffrent et, dès le milieu de l'après-midi, ils s'installent solidement à Douains et à La Heunière. Le même soir, les 2ème et 4 ème Escadrons du 2ème Bataillon de Dragons parviennent à Pacy pour colmater la brêche et tenter de rejeter les allemands au nord de la Seine. Le 2ème Escadron cantonne dans la ville de Pacy où s'accumulent déjà les décombres provoqués par les bombardements aériens allemands.

    Par mesure de sécurité, le 4ème Escadron commandé par le Capitaine de Vandière de Vitrac est rassemblé dans les bois qui bordent la lisière sud de Pacy vers Chambines.

     

    Mardi 11 juin 1940. Dans Pacy survolé par les escadrilles allemandes, le 2ème Escadron met à profit la matinée pour s'organier défensivement. Les carrefours et les abords du pont sont solidement tenus et les maisons qui les bordent se hérissent d'armes automatiques. Et l'attente anxieuse commence, ponctuée par les explosions des tirs de l'artillerie allemande.

     

    15h30: Emanent du PC de la Division, l'ordre de contre attaque élaboré par l'état-major du Général Hassler parvient au Capitaine de Vandière de Vitrac:

     

    « Attaque en direction de Vernon

    • Base de départ: Lisière nord de la forêt de Pacy

    • Aile droite du 4ème Escadron: la R-N 181

    • Aile gauche: 600 mètres à l'ouest, le long de la route Douains-Ménilles

    • Direction: Ligne La Haye-des-Granges

    Pousser si possible jusqu'à la lisière sud de la forêt de Bizy »

     

    Branle-bas général! Les 4 pelotons de dragons du 4ème Escadron gagnent leurs emplacements de départ, après une marche de près de 5 km qui s'achève à travers les taillis touffus de la forêt de Pacy. Malgré les canons de 105 allemands dont les obus fouillent le bois pour s'efforcer d'empêcher toute concentration de troupes, ils parviennent à leur but. Sous la chaleur lourde de cette fin d'après-midi, quoique sommairement équipés (beaucoup n'ont ni casque, ni havresac, ni caisse à munitions), les hommes peinent. L'heure de l'attaque fixée initialement à 16h est reportée à 17h puis à 17h30.

     

    17h30: Les Dragons du 4ème RDP sont à peine arrivés dans le layon forestier de départ, à quelque 70 mètres de la lisière, que les 5 chars de soutien (3 Somua et 2 Hochtkiss) des Lieutenants Ville et Bourdon (2ème Escadron du 4ème Cuirassiers) démarrent. Malgré les tirs très denses de l'artillerie allemande qui coiffent la lisière, l'attaque se développe.

    Sans prendre le temps de souffler, les Dragons s'élancent derrière les blindés. Le Capitaine de Vandière de Vitrac et son groupe du peloton de commandement courent, sous une fusillade drue, vers les boqueteaux intermédiaires entre la forêt de Pacy et les Fermes de La Heunière. Ils capturent au passage, 14 allemands, 2 mitrailleuses, 2 mortiers et 4 canons antichards.

     

    Plus à l'ouest, derrière les chars du Peloton Bourdon, les groupes du Maréchal des Logis Muller et du Lieutenant Falgas s'emparent de la Ferme de La Haye-des-Granges, puis utilisant les dénivellations du terrain, se défilent vers l'est en direction du parc du Château de Brécourt.

     

    Quelques minutes de repos à l'abri d'un repli de terrain où l'on ne craint plus les mitrailleuses allemandes! Le temps d'évacuer vers l'arrière les prisonniers allemandes et les premiers blessés français. Et le Capitaine de Vandière de Vitrac relance l'assaut! Le groupe Mareville poursuit les allemands dans le parc du Château, tandis que le Maréchal des Logis Muller et ses hommes, par le fossé qui borde le R-N181 s'avancent jusqu'aux abords de Brécourt.

     

    Simultanément, les chars du 4ème Cuirassiers atteignent la lisière sud de La Heunière et s'efforcent de contourner le village par l'ouest et en délogent les allemands qui sont retranchés dans les fermes. Un coup de canon déloge la mitrailleuse allemande qui se trouvait dans le clocher de l'église. Partout les allemands décrochent sauf à l'est où la résistance s'intensifie.

    A gauche de la R-N 181, le Peloton Falgas essuie le mitaille allemanden, une dizaine de dragons tombent et le Lieutenant Falgas est atteint par une balle qui lui traverse la cuisse droite. Le Capitaine de Vandière de Vitrac rassemble alors les 2 groupes les plus proches et utilisant le terrain, ils débordent l'ilot de résistance par la gauche, franchissent d'un bond la route Douains-Saint Vincent et attaquent les allemands par le flanc. Pendant qu'un fusil-mitrailleur arrose la façade du Café Léo Pouget, le Capitaine fait irruption dans la cour intérieure de l'établissement; dans le fond, à gauche s'élève une petite maison d'où tirent les allemands. C'est en voulant les capturer que le Capitaine de Vandière de Vitrac et le Brigadier-Chef Pomoty sont très grièvement atteint.

     

    De son fossé où il vient de faire prisonniers deux allemands, le Maréchal des Logis Muller, prévenu du drame, accourt avec son groupe et, dans un assaut furieux, s'empare du point d'appui allemand. Onze allemands sortent du Café Léo Pouger, bras en l'air, tandis qu'à 200 mètres de là, les side-cars allemands refluent en direction de Vernon, canonnés par les chars du Lieutenant Thomas. L'insuffisance des effectifs engagés ne permet pas de les poursuivre plus loin. On s'organise donc défensivement sur la position conquise.

     

    Sur une porte qui sert de brancard, le Maréchal des Logis Muller organise l'évacuation du Capitaine de Vandière de Vitrac jusqu'au char du Lieutenant Ville qui retourne à Ménilles faire le plein de munitions au PC. En cours de route, on charge le Lieutenant Falgas qui se traine avec sa balle dans la cuisse. Les traceuses allemandes encadrent le blindé dont les feuillages de camouflage prennent feu, les obus le pourchassent, mais le char parvient à regagner les lisières de la forêt. C'est la dernière vision qu'emporte avec lui le Capitaine de Vandière de Vitrac: très grièvement atteint au flanc droit, il meurt en cours de trajet.

     

    Jusqu'à la tombée du jour, les dragons du 4ème Régiment de Dragons Portés repoussent les contre-attaques répétées. Puis, les munitions épuisées, l'Adjudant Chaiffre et le Maréchal des Logis Muller organisent le repli sur la forêt de Pacy.

     

    Les Combats de La Heunière et de Brécourt sont des faits d'armes qui ont démontré, tout au long des funestes mois de mai et juin 1940 que la valeur militaire des soldats français est restée intacte, pour peu qu'ils soient encadrés par des officiers et des sous-officiers courageux.

     

    Quelques jours plus tard, le 4ème Régiment de Dragons Portés, a reçu une citation à l'Ordre de l'Armée par le Général Weygand et le Capitaine de Vandière de Vitrac a été élevé à titre posthume, au grade de Chevalier de la Légion d'Honneur avec attribution de la Croix de Guerre avec palme.

  • Les combats sur l'Eure du 11 et 12 juin 1940

    LES COMBATS DE COCHEREL DU 11 ET 12 JUIN

    C'est en ce paisible et riant village de l'Eure, à Cocherel ou naquit Aristide Briand, le démagogue de la paix, aux pieds même de sa statue, que devait se dérouler dans la journée du 11 et 12 juin 1940, les combats les plus sanglants de la campagne de l'Ile de France. Venons au faits.

    Le 11 juin dans la matinée, le 1e escadron, commandé par le lieutenant Pottier, et dont le peloton (lieutenant Chaperon) est resté à la disposition du général commandant la division, reçoit l'ordre de se porter successivement sur Vaux, puis de pousser sur Cocherel, afin d'y assurer la défense du pont et de ses abords.
    A Vaux, l'escadron prend liaison avec une patrouille du 6e cuirassier qui s'y trouve. Les renseignements recueillis sont très imprécis, des civils prétendent avoir vu des allemands à Jouy. Le lieutenant Pottier envoie immédiatement la patrouille du 6e cuirassiers dans cette direction. Puis une autre patrouille reçoit pour mission d'aller reconnaître Cocherel, dont la vue et cachée par un rideau d'arbres, à 500 mètres de là. Arrivé à proximité de ces bosquets, elle est arrêtée par des rafales d'armes automatiques provenant des hauteurs qui couronnent la rive droite de l'Eure et le village. Cependant, aucun ennemi n'est visible. Poursuivant la mission reçue, le lieutenant commandant, après avoir fait garer ses side-cars sous les arbres du village de Vaux, donne l'ordre au sous lieutenant Albert de se rendre avec sont peloton au pont de Cocherel, en utilisant les couverts de la rive gauche de l'Eure. Lui-même se porte avec le sous-lieutenant Carissimo et son peloton dans la même direction, mais en empruntant un itinéraire différent. Au cours de l'avance, des rafales passent de mitrailleuses très au dessus de hommes. L'ennemi devine plus qu'il ne voit, tir au jugé.

    Bientôt, arrive le capitaine Baillet qui vient aux renseignements et qui accompagne le peloton Carrissimo jusqu'au pont. Ce dernier et désert, mais très exposé aux vues des crêtes environnantes. Des matériaux gisent à quelques pas, ils vont servir à élever des barricades. A ce moment, le capitaine Baillet, en se retournant aperçoit la statue d'Aristide Briand qui, avec ironie, semble présider aux travaux. « dire que c'est à cet apôtre-là que nous devons d'être ici », lâche avec écœurement le capitaine. Un F.M est mis rapidement en batterie au bord de la rive et dans l'axe du pont. Un groupe de combat a franchi la route et s'installe au nord ouest. Le maréchal des logis Joly, qui le commande, s'apprête à le rejoindre, à peine s'est-il élancé qu'une rafale de mitrailleuse, le cloue au sol. Son sang ira fouetter la statue. Une deuxième rafale troue le casque du capitaine Baillet, fou de colère, celui-ci s'empare d'un mousqueton et tire dans la direction de l'emplacement de l'arme ennemi. Le lieutenant Pottier, en fait autant avec un F.M et les hommes suivent leur exemple. Plus loin, le peloton Albert, ouvre également le feu sur des allemands qui ce retirent à travers de jardins de la rive droite. Le maréchal des logis Joly est évacué, le capitaine Baillet repart porter les renseignements au commandant Amanrich. A peine est-il quitté l'escadron que les 77 et les minenwerfers entrent en action. les obus viennent s'abattrent autour du pont. L'ennemi qui, des hauteurs, a repéré, ajuste et amplifie sont tir. Le peloton Carissimo risque d'être anéanti sans pouvoir être employé efficacement. Le lieutenant Pottier décide de revenir aux bosquet situé en deçà de la voie ferrée. Le mouvement, pour échapper au vue de l'ennemi, se fait par l'Eure, dont le niveau et très bas. Quelques rafales viennent néanmoins frapper l'eau à peut de distance. L'une d'elle arrache le F.M des mains du lieutenant. Les balles font un bruit semblable à celui que feraient de grosses gouttes de pluie tombant dans un bassin. Personne ne manque sur la nouvelle position que vient de rejoindre le peloton Albert. Le repli est de courte durée. L'ennemi s'infiltre de tous les côtés et bientôt le combat reprend plus violent et plus meurtrier. Les hommes tirent sans arrêt. Le sous lieutenant Albert doit à son intervention personnelle le sauvetage d'un groupe de combat qui va être fait prisonnier. Deux blessés et deux disparus. Cependant l'effectif des deux escadrons font d'un gros tiers. Les blessés sont emmenés. A ce moment, un bruit de tonnerre ce fait entendre ; un Pozer 63 passe comme un bolide à 20 mètres au dessus de nous, poursuivit par deux messerschmidt 109. lui aussi à chaud !!! . le jour décline, passer la nuit à cette endroit, c'est la capture est inévitable. Le peloton du sous lieutenant Bonnaud ( 3e escadron) est à 200mètres en arrière et occupe également une mauvaise position. Le lieutenant Pottier et le sous lieutenant Bonnaud décident de s'installer en point d'appui cerclé a Vaux, en mettant toutes leurs ressources en commun. Là, au moins, ont tiendra le coup






    LES COMBATS DE COCHEREL DU 11 ET 12 JUIN

    Au cours, de la nuit du 11 au 12, le commandant Amanrich est venu se rendre compte de la situation et a donné l'ordre au lieutenant Pottier de reprendre coûte que coûte Cocherel et le pont le 18 escadron ( lieutenant Chaperon) rejoindra l'escadron 6 chars de Somua (lieutenant coupé) prendrons part à l'attaque. L'opération doit se faire des que les renforts arriverons.
    Au lever du jour, arrivent successivement , les chars et le 1e peloton. Le lieutenant Pottier, met au courant le lieutenant Coupé au courant de la situation, et lui demande de faire copieusement arroser les taillis au ours de la progression.

    Les divers éléments d'attaque sont rapidement en place. L'ordre et donné ; les Somuas débouchent, l'escadron à pied les suit, en utilisant le plus possible les couverts existant. Le lieutenant commandant marche devant le peloton du centre est à proximité du char du lieutenant Coupé. Les deux Somuas de tête fouillent les buissons de leurs rafales de mitrailleuses. Aucune réaction de l'ennemi. Puis, ils abordent et pénètrent dans le village. Même silence de l 'ennemi.. l'infanterie approche, elle aussi est atteint le remblai de la voie ferrés puis le franchit. L'escouade de tête du lieutenant Chaperon est entrée dans le village et doit se trouver près du pont. Le lieutenant commandant, revolver au poing, s'apprête à bondir en avant. Tout à coup, à 30 mètres devant lui, derrière un muret de jardin, se découvre un groupe d'allemands encadrant une mitrailleuse. A peine a-t-il le temps d'esquisser un geste, que le lieutenant Pottier tombe grièvement blessé, sous une longue rafale de mitrailleuse ( 4 balles l'ont atteint au bassin. Comme si c'était là le signal convenu, immédiatement après s'abat sur l'escadron et sur les chars une grêle de balles et d'obus venant principalement des hauteurs avoisinantes et des maisons situés sur la rive droite. Nos chars répliquent : le 47 et la 7,5 crépitent, l'escadron utilise ses F.M au maximum .le peloton Chaperon réussit à atteindre son objectif, occasionnant de grosses pertes à l'ennemi, qui se replie de l'autre côté en lançant des grenades. Des deux côtés, ont entend es cris de rages et des hurlements de douleurs.

    Au plus fort du combat, l'agent de transmission Couvreux narguant les balles, n'hésite pas, à se porter vers sont lieutenant commandant, lui donne à boire, essaie de panser ses plaies, mais il à trop à faire. Il retourne à la bataille en lui promettant de le venger. Sur c'est entrefaites, le capitaine adjoint Bonamy est arrivé sur le terrain de combat, des renseignements sont nécessaires à son chef, il vient les chercher. Mais le 1e escadron, dont il vient de quitter le commandement pour prendre son nouveau poste. Son cœur reste attaché à ses hommes et le lieutenant Pottier ne l'à pas quitter depuis sont arrivé au régiment. C'est vers lui qu'il se dirige aussitôt, méprisant les rafales qui s'abattent alentour. Parvenu à proximité, il lui prodigue des paroles d'encouragements et le félicite de sa conduite . cependant l'endroit est terriblement exposé. Le lieutenant Pottier, étendu, reçoit encore une balle qui lui troue la poitrine. D'autre part, il n'y à plus d'officiers ; deux chefs de peloton, le lieutenant Chaperon et le sous lieutenant Carissimo sont tombés à leur tour, le second mortellement blessé, le sous lieutenant Albert a fortement à faire à l'aile gauche du dispositif ou les baïonnettes des dragons font merveilles. Bonamy reprend de lui même le commandement de son ancien escadron. Il veut traverser la route pour donner des ordres à Gaumé, son adjudant, mais il s'écroule aussi, blessé à mort « m.... , ils m'ont touché », dira-t-il en tombant. En même temps que ses chefs, peu à peu l'escadron est décimé, mais il tient toujours, et il tiendra encore.... L'esprit du « grand Charles » et de son « terrible neveu» souffre en lui.(1), esprit de lutte et de sacrifice, l'escadron ne se repliera que lorsque, l'ordre lui en sera donné. Celui-ci est arrivé, il faut maintenant décrocher. Des hommes sont là, à proximité des blessés, ils s'interrogent du regard ; nos officiers ? un char se repli en tirant, par malheur il ne voit pas le lieutenant Pottier et se dirige sur lui. Va-t-il l'écraser ? non au dernier moment, rassemblant un peut de vie, le lieutenant lève son casque. Le chef de voiture l'aperçoit est fait stopper. Le portillon s'ouvre, alors sans fièvre, pieusement, au mépris des coups qui continuent à pleuvoir, l' adjudant Gaume, le maréchal des logis-chef Damien et des volontaires, saisissent les corps de leurs chefs, les déposent côte à côte, le capitaine et son fidèle second.

    A Cocherel, le 1e escadron a lutté jusqu'au bout de ses forces : 10 tués, 45 blessés, sur un effectif de 78 hommes, contenant pendant vint quatre heures un ennemis dix fois supérieur en hommes et en matériel de toutes sortes, occupant d'autre part, une position privilégiée, que les chasseurs d'Evreux connaissent bien

  • le 4ème régiment de hussards résistent à la Croix-Saint-Leufroy pendant 6 jours

    5 juin 1940, La-Croix-Saint-Leufroy. Une avant-garde allemande pénètre dans le village. En position sur la rive gauche de l’Eure, le 4ème régiment de hussards. Les combats s’engagent et durent jusqu’au 11 juin et voient la victoire des troupes allemandes. Au matin du 11 juin, un lieutenant du régiment est touché à la tête. En se portant à son secours, son adjudant est également tué. Les pertes furent importantes pour le régiment : 15 officiers, 26 sous-officiers, 271 brigadiers et cavaliers.

    En haut d’une colline dominant le village se trouve un mémorial dédié au 4ème régiment de hussards