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campagne de france

  • Histoire de Normandie: Les 10 et 11 juin 1940 à Crevecoeur et la Croix-Saint-Leufroy

    Lundi 10 juin 1940 

     

    L'Etat-Major du 38 ème Corps d'Armée allemand donne l'Ordre à sa 6 ème D.I de créer une tête de pont sur la rive sud de la Seine entre Gaillon et Heudebouville. Le groupe d'Artillerie n°114, le 41ème Bataillon du Génie et le 27 ème Chasseurs Cuirassiers la complètent.

     

    Le fleuve est franchi en plusieurs point à Aubevoye malgré la destruction du Pont de Courcelles, à Saint-Pierre-du-Vauvray et aux Andelys.

     

    En face de ces troupes allemandes aguerries et nombreuses, quelques éléments français disparates du 236ème R.I, 3 escadrons du 4ème Hussard, quelques pièces d'artillerie du 25ème et du 34 ème R.A s'efforcent de colmater les brèches et de retarder l'avance allemande.

     

     

    Mardi 11 juin 1940

     

    9h. le 2ème bataillon du 236 ème R.I installé à Villers-sur-le-Roule et à Heudebouville se heurte aux troupes allemandes et parvient à les contenir, mais tourné sur sa droite par des éléments motorisées allemands qui débouchent d'Aubevoye, il doit se replier sur Pinterville et la Vallée de l'Eure où il se réorganise pour résister.

     

    13h. Plus au sud, les 3 escadrons du 4ème Hussards se sont portés sur la rive gauche de l'Eure entre Crèvecoeur et Cailly. Dévalant de Saint-Julien-de-la-Liègue et des hauteurs de Bimorel, les troupes allemandes sont bientôt au contact d'un peloton du 1er Escadron du 4 ème Hussards, maigre arrière-garde de quelques dizaines d'hommes qui protègent le repli de leurs camarades.

     

    Un des officiers survivants raconte: « Epuisé et décimé, le 1er Escadron se replie le premie. Le Lieutenant de Beauregard se tient, avec son groupe de commandement, auprès de son dernier peloton. Sa marche est ponctuée par les salves de l'artillerie et des minenwerfer ennemis, qui des pentes sud de Bimorel, suivent à la vue les mouvements de nos colonnes. Son premier bonnd amène le petit détachement à la lisière des bois, où pris sous une rafale d'obus il se terre dans des excavations. La salve terminée, le Lieutenant de Beauregard ordonne un nouveau bon en avant. Il fait deux pas et, atteint à la tête par un obus, tombe en avant de tout song, avec le bras allongé, tenant encore son revolver à pleine main. L'Adjudant Simard, magnifique soldat d'un dévouement et d'une fidélité incomparables, veut se porter vers lui: il est également tué, pendant que le Maréchal-des-Logis Chef Rousselard est à son tour mortellement atteint par une autre rafale. »

     

    décimé par les tirs de mortiers et de mitrailleuses, le peloton du 1er Escadron du 4 ème Hussards laisse 21 morts sur le terrain, tandis qu'une dizaine d'hommes parvient à s'échapper à travers bois en direction d'Irreville.

     

    Le 11 juin 1946, les 600 habitants de La Croix-Saint-Leufroy, grâce à une souscription publiqe, ont tenu à commémorer leur sacrifice, en élevant au sommet de Crèvecoeur, le monumonent qui rappelle ce tragique épisode du Front de l'Eure.

  • Ecrivains de Normandie:Jean Deuve

    Jean Deuve est un officier et écrivain français qui a consacré de nombreux ouvrages au Laos où il a passé vingt ans. Né en Normandie en 1918, Jean Deuve participe à la seconde guerre mondiale en tant qu'officier. Blessé lors de la campagne de France, il rejoint en Inde dès 1943 une unité spéciale placée sous commandement britannique, la Force 136, chargée des opérations clandestines en territoires occupés par les Japonais. Son parachutage, avec neuf autres membres de la Force 136, en janvier 1945 dans la province de Paksane est simultanément un saut dans vingt ans d'intrigues politiques laotiennes et de manœuvres diplomatiques régionales et internationales. Ainsi parachuté comme chef d'un groupement de guérilla anti-japonais, successivement chef de service de renseignements, directeur de la police lao, conseiller politique du premier ministre du royaume, membre de plusieurs unités de recherche associées au CNRS et à l'École Pratique des Hautes Études, Jean Deuve s'avère un témoin exceptionnel de l'histoire du Laos.

    En 1968, Jean Deuve devient chef de poste du Service de documentation extérieur et de contre-espionnage (SDECE) au Japon sous couverture d’attaché militaire, pour ne prendre sa retraite des services de renseignement extérieurs français que dix ans plus tard. En 1991, pour « Les services secrets normands » paru chez Corlet, Jean Deuve a reçu le Prix Guillaume le Conquérant de la Société des auteurs de Normandie. Ancien du mouvement scout catholique auquel il restera toujours très attaché, Jean Deuve est décédé le 5 décembre 2008.