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bombardement de vernon

  • Poème « Vernon: Juin Quarante

    par Marcel Luquet 

     

    La nuit sans fin

    Sans fin

    La nuit sans fin

    De juin quarante!

    Des chevaux meurent!

    Sous les tilleuls de l'Avenue des Capucins,

    Un enfant solitaire pleure

    Sur la charrette venue des Flandres.

    Sous les tilleuls de l'Avenue des Capucins,

    Deux paysans ve,is des Flandres

    Meurent dans la nuit sans fin

    La nuit sans fin

    De juin quarante!

     

    Ma ville brûle

    Ma ville hurle

    Ma ville éclate sous les bombes!

    Les enfants de ma ville meurent

    Ecrasés sous les décombres,

    Enfants sans lendemain

    Enfants de cendre et d'ombre

    Qui ne verront plus le soleil de juin,

    Ni le soleil de juin quarante,

    Ni le soleil d'un autre juin!

     

    Derrière les jardins de l'Hôtel de Ville,

    La rue du Soleil

    Flambe,

    Une femme pleure,

    Poing dressé vers le ciel

    Comme la femme de Guernica

    Et regarde flamber la ville,

    Poing levé vers les stukas

    Qui hurlent sur la ville

    Dans l'infernale nui,

    La nuit sans fin de juin quarante.