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bombardement

  • Histoire de la Normandie: le 9 juin 1940 à Vernon

      

     

    Le matin le canon tonne au nord de la Seine.

    à 7 Heure nouveau Bombardement qui parachève la destruction du quartier commerçant de Vernon

    À 10 heure: l'armée évacue les hommes et les véhicules situés au « Parc du Matériel » et prend la direction de Chartres. Une section est affectée à la garde du dépôt de munitions en forêt de Bizy, non loin de la « Mare aux Princes ».

     

    à 13h30: les premiers éléments des troupes allemandes s'approchent de Vernonnet

     

    à 14h30: le pont de chemin de fer et le pont de pierre sautent. Quelques inutes plus tard, un premier char allemand vient s'embosser à l'extrémité nord du Pont de Pierre et balaie de ses mitrailleuses les berges de la Seine et la rue d'Albuféra.

    Rives gauche, quelques éléments français, du 211ème Régiment d'Infanterie, du 44 ème et 53 ème R.I.C mixte sénégalais et 4 compagnies du 4ème Zouaves résistent sous la mitraille et les obus interdisant le franchissement de la Seine et permettent l'évacuation des troupes non affectées au secteur.

     

    Jusqu'au soir et une bonne partie de la nuit, les obus allemands tombent sur la rive gauche. L'Etat-Major allemand est installé au Château de Civières et dirige sur Vernonnet les régiments de son 38 ème Corps d'Armée, soit un Régiment d'Infanterie, 3 groupes d'Artillerie, 1 bataillon du génie et le 27 ème Chasseur Cuirassiers.

  • Le 8 juin 1944, un second bombardement à Vernon

    Le 8 juin à 14h05, le ciel s'emplit d'un ronronnement inquiétant alors que l'alter n'a pas été donnée. Les avions suivent le cours de la Seine en le remontant à haute altitude. Les premières bombes visent le pont une nouvelle fois, surprennent bien des Vernonnais. En effet après la coupure du pont à tous les véhicules le 26 mai, la population avait cru que c'était fini: les allaiés ayant atteint leur objectif. Mais surtout les habitants espéraient une arrivée rapide des forces terrestres alliées.  

     

    Dans ces circonstances, Jeane Duclos, du Secours National, écrit dans sa correspondance:

     

    « le 8 juin, jour anniversaire du bombardement allemand de 1940, à 14heures, nous étians dans le hall avec Monsieur Henry, capitaine des Pompiers et de chef de la D.P qui se moquait de Madame Lanctuit, présidente de la Croix-Rouge et du Secours National et de moi qui n'avions pas l'air rassuré d'entendre un passage d'avions. Je l'entends encore nous dire « Eh bien quoi, et après, laissez les passer... ». il n'avait pas fini que les bombes tombaient. Dégringolade à l'abri. Chacun a alors ses Jambes de 20 ans»

     

    Deux vagues à quelques minutes d'intervalle, d'une douzaine d'avions chacune, larguent 184 bombes de 250 Kg. Une fois de plus les erreurs de visée entraînent la chute des bombes loin de leur objectif.

     

    La première vague d'avions est déporté sur le quartier de Vernonnet et ses bombes touchent le centre du bours et quelques rues importanttes: rue Jules Soret, rue de la Ravine, route de Giverny, route de Magny et route de Gasny.

     

    La deuxième vague, arrivant du nord-ouest et cherchant à corriger les erreurs de la première, se rabat sur sa droite pour se recentrer sur le pont. Elle pratique alors l'excès invers: c'est Vernon qui reçoit les chapelets de bombes. La rue Bourbon-Penthièvre, la rue de la Boucherie et le Quai Garnuchot reçoivent la plupart des projectiles.

     

    Le bilan humain de ce bombardement est de 17 Vernonnais mort et 1 soldat allemand. 18 blessées graves ont été hospitalisés dont 3 n'ont pas survécu. Près de 50 maisons sont détruites et 50 autres provisoirement inhabitables.

  • 26 mai 1944 Vernon subit son plus rude bombardement depuis juin 1940

     

     

    De l'autre côté de la Manche, l'état-major des Forces Aériennes Expéditionnaires Alliées applique méthodiquement le plan Overlord: il faut isoler la Normandie, des renforts potentiels que représentent la 15 ème Armée dans le Pas-de-Calais et la 1ère Armée dans le sud Ouest. La Loire et la Seine font office de « barrières naturelles », dont il faut fermer les portes pour isoler les armées allemandes dans leurs secteurs géographiques propres. Chaque pont désigné doit ainsi être coupé et maintenu coupé par tous les moyens.

     

    Du 24 mai au Jour J, la 9ème Air Force cherche à isoler le futur secteur de la Bataille de Normandie. Dix ponts de chemin de fer et quatorze ponts routiers sont les principales cibles entre Paris et Rouen. Trois seront encore praticables les 6 juin, mais pour peu de temps.

     

    Le 26 mai, à 17h50: après s'être empli d'un formidable bourdonnement, le ciel révèle bientôt aux rares curieux qui ne sont pas descendus dans les caves, les abris ou les tranchées, 73 bombardiers moyens B. 26 Maurauder de la 9 ème Air force Américaine. Ils arrivent de la direction de Rouen et remontent le cours de la Seine. La FLAK se déchaîne. Les sirènes ont mis du temps à se déclencher en ville, mais à ce moment précis leurs hurlements sont recouverts par le vrombrissement du carrousel des bombardiers B.26 Marauder. Dans les abris, les habitants attendent ancieux du cours des choses.

     

    L'objectif est atteint: le pont a été percuté de plein fouet par deux bombes d'une tonne chacune. Mais deux secteurs ont beaucoup souffert: d'une part la place Chantereine, l'extrémité de la rue Carnot et les quais; d'autre part: les environs de la Place de Paris.

     

    À Vernonnet, les destructions sont beaucoup plus limités: en amont du pont, le moulin Saint Jean a été soufflé.

     

    Le dégagement des victimes étant long et pénible, il faut attendre trois jours pour connaître le nombre des morts et des blessés:

     

    • 45 vernonnais

    • 5 soldats allemands

    • 44 civils sont blessés dont 9 gravements

     

    Près de 150 vernonnais se retrouvent sans abris, 49 maisons sont complètmeent détruites et 150 autres sont devenus provisoirement inhabitables.

     

    Désormais la proximité du lieu du Débarquement choisi pour le retour sur le continent Européen des Alliées sera chaque jour rappelé aux Vernonnais par les nombreux survols d'escadrilles Américaines.