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blasphéme

  • Tradition de Normandie: Un juron bien normand

    « Nom dézo », « Noum de Zo » ou « Nom ded’zo « comme disent encore les Cauchois, est à l’origine plus convenable envers la religion que « Nom de Dieu ».

    Pourtant, si l’on se rapporte à la signification première de ce juron, au temps moyenâgeux, il semble, d’après une linguiste, qu’il avait alors un pouvoir de malédiction. D’après la sémantique, c’était « Au nom des os », les os des reliques et le glissement vers « Nom dézo » s’est fait progressivement.


    Au Moyen-âge, comme beaucoup d’autres jurons, il était considéré blasphématoire. L’Eglise exerçant son autorité au moins morale sur toute la société, il était interdit aux fidèles d’invoquer Dieu, donc de jurer, et d’utiliser à tort et à travers tout mot issu du vocabulaire religieux. Jurer était un moyen de s’opposer à l’autorité de l’Eglise. Et s’exclamer « Nom de Dieu ! » équivalait à lancer un défi en marquant son indépendance. C’était tout bonnement puni… du bûcher !