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bayeux

  • Impressions de voyage de Théophile Gautier à Bayeux.

    source: « Quand on voyage » de Théophile Gautier. 

     

    « Nous voici donc errant par les rues de Bayeux. L'aspect de la ville, même dans ce moment d'animation insolite, avait quelque chose de tranquille, de reposé, d'ecclésiastique, tranchons le mot. L'ombre de la cathédrale s'étend sur les maisons; les rues sont propres, silencieuses, presque désertes et sous le sable répandu pour la fête pointe l'herbe, encadrement des pavés. C'est une chose rare que de voir une ville paisiblement regroupée autour de sa cathédrale, sans cheminées d'usine, mêlées aux clochetons et s'étirant les bras dans ce doux ennui provençal qui n'est pas sans charme et qui laisse du moins de longues heures à la rêverie. »

  • Impressions de voyage de Théophile Gautier à Bayeux.

    source: « Quand on voyage » de Théophile Gautier. 

     

    « Nous voici donc errant par les rues de Bayeux. L'aspect de la ville, même dans ce moment d'animation insolite, avait quelque chose de tranquille, de reposé, d'ecclésiastique, tranchons le mot. L'ombre de la cathédrale s'étend sur les maisons; les rues sont propres, silencieuses, presque désertes et sous le sable répandu pour la fête pointe l'herbe, encadrement des pavés. C'est une chose rare que de voir une ville paisiblement regroupée autour de sa cathédrale, sans cheminées d'usine, mêlées aux clochetons et s'étirant les bras dans ce doux ennui provençal qui n'est pas sans charme et qui laisse du moins de longues heures à la rêverie. »

  • Tradition de Normandie: La Fête-Dieu à Bayeux

    Rien ne semblait plus majestueux que cette fête, si l'on se plonge dans les Chroniques qui ont survécu à la Première République Française.  

     

    Tout le monde était là pour se joindre à la procession et l'enrichir des plus beaux costumes: les bannières de toutes les paroisses, l'Homme d'Armes avait revêtu son armure que l'on appelait « l'Habillé de Fer »,les corporations dont certains membres portaient les emblèmes et d'autres des torches enflammées.

     

    La grande réjouissance des enfants de Bayeux était alors de voir passer le « bonhomme tanneux » (fameuse marionnette représentant les tanneurs.)

     

    Dans tout le Bocage Normand, les maîtresses de maison pendaient aux fenêtres les draps de lit de la maisonnée qui flottaient alors du premier étage jusqu'au linteau des portes. Les draps étaient décorés de jolis bouquets de roses que l'on admirait quand la procession venait à passer par là.

  • Tradition de Normandie: La Saint Honoré

     

     

    Les boulangers de Normandie, faisaient la fête, le 16 mai venu. Les très nombreuses confréries auxquelles ils appartenaient étaient mises sous le patronage de Saint Honoré. Leurs armoiries représentaient soit l'image du Saint, soit encore la pelle du boulanger.

     

    Le 16 mai, qui eut pu, mieux que les boulangers, offir le pain bénit! La confrérie de Saint Honoré de Bayeux était spécialement considérée pour le pain bénit qu'elle offrait.

     

    Saint Honoré a depuis lors donné son nom à une pâtisserie connue: Le Saint-Honoré. C'est un choux à la crème Chantilly que les pâtissiers ont ainsi baptisés après s'être joint aux boulongers.

     

     

  • Tradition de Normandie: La Saint Marcou le 1er mai

    Le célèbre Saint Marcou était normand de naissance puisque né à Bayeux, il a exerçé son apostolat dans le diocèse de Coutances.  

     

    Mais là n'était pas la véritable vocation de Saint Marcou qui voulant vivre en ermite, obtint de Childebert Ier, la terre de Nanteuil, où il y fonda une abbaye qu'il dirigea.

     

    Que la spécialité du Saint ait pour origine un calembour. En effet Saint Marcou était invoqué pour guérir les écrouelles mal dont la principale manifestation se localisait au niveau du cou ou des glandes du cou. Marcou, mal au cou.

     

    L'analogie du nom du saint et du mal n'était pas loins pour qu'on appelât les écrouelles: le mal de Saint Marcou.

     

    Dans les villes normandes, la fête de Saint Marcou était souvent repoussées. Ainsi à Coutances, il était fêté le 11 mai et à Bayeux c'était le 13 mai.

     

    Il y avait un pèlerinage de Saint Marcou à Rully. On se rendait en procession à la fontaine Saint Marcou, située dans le domaine de Marcou où s'élevait le fameux chêne ancestral dit la grande souche de Marcou. Les malades faisaient leurs ablutions chaque année. L'usage disparut le jou où l'on abbait la souche.

  • Circuit automobile dans le Bessin

    Circuit de 120 km

     

    Arromanches *: Restes du port artificiel de la seconde guerre mondiale; musée du débarquement.

     

    Longues: Possibilité d'aller voir le « chaos », effondrement de la falaise. Les blockaus sont classés Monuments Historiques.

     

    Port-en-Bessin: petit port de pêche animé à l'arrivée des bateaux; de la pointe de la jetée, vue sur les falaises du Bessin, du Cap Manvieux à la Pointe de la Percée.

     

    Sainte-Honorine-des-Pertes: Les amateurs de fossiles en trouveront beaucoup au pied de la falaise.

     

    Cimetière Américain*: Avant Colleville-sur-Mer, plus de 10 000 croix en marbre blanc de Carrare; monument commémoratif. Les plages de Colleville, Saint-Laurent et Vierville constituaient Omaha Beach où débarquèrent les soldats américains de la 1ère Division au 6 juin 1944.

     

    Pointe du Hoc: Lieu de combats meurtriers le 6 juin 1944. elle fut prise d'assaut par des Rangers américains qui gravirent la falaise à l'aide de cordes et d'échelles démontables. Belle vue sur les falaises du Bessin.

     

    Grancamp-Les-Bains: port de pêche et station balnéaire tranquille.

     

    Isigny: Célèbre par son beurre et ses caramels.

     

    Prendre la départementale 5, puis la 11 et la 8 à travers un paysage bocagé et valloné, le long de la vallée de l'Elle.

     

    Cerisy-la-Forêt: ancienne abbatiale du XI ème siècle de style Roman.

     

    Balleroy*: château du XVII ème siècle attribué à Mansard.

     

    Mondaye: Eglise abbatiale de l'Ordre des Prémontrés de Style Classique très homogène.

     

    Bayeux***.

  • Le château de Colombières près de Bayeux

    Arcisse de Caumont signale le château de Colombières comme « une des constructions militaires les plus notables de la Normandie aux derniers temps de la Féodalité ». Il a été également dénommé « capitale marécageuse du Bessin », à cause de sa situation géographique en bordure de la Vallée de l'Aure, envahie autrefois par la mer refluant jusqu'à trévières avant l'établissement de portes à flot à Isigny au XVIII ème siècle, et également à cause du rôle joué par cette place forte au cours de plusieurs conflits.

     

    Il se présente comme un quadrilatère entouré de fossés remplis d'eau en permanence. Beaucoup de parties ont été retouchées aux XVIIème, XVIII ème et XIX ème siècles, pour le rendre plus habitable; mais le corps des bâtiments appartient à la fin du XV ème siècle, époque à laquelle, il fut construit sur une forteresse beaucoup plus ancienne. Arcisse de Caumont en fait la description suivante: « le principal corps de logis occupe le côté du Nord; le rez-de-chaussée est voûté. Aux deux extrémités de ce bâtiment allongé sont deux tours rondes qui protégent les angles de la place; celle du Nord-Ouest renferme un appartement dont les décorations sont encore du XV ème siècle... L'autre tour, celle du Nord-Est renfermait la chapelle. La porte d'entrée se trouvait dans le côté oriental du carré et comportait un pont-levis. De ce côté et du côté Sud, il n'y avait pas de bâtiments, mais un mur de 8 pieds d'épaisseur couronné de machicoulis et qui pouvait avoir 30 pieds de hauteur. »

     

    A cette description, il faut ajouter que le côté Ouest est occupé par un second corps de logis à l'extrémité duquel se trouve au Sud, une haute tour carrée comportant le colombier et un chemin de ronde à mi-hauteur. Aux XVI ème siècle, une petite tour octogonale fut emmurée dans la façade principale. L'épaisseur des murs était de 2m66, mérite d'être mentionnée.

     

    Les documents retrouvés nous disent que Philippe de Colombières était seigneur et châtelain de Colombières en 1147. Pendant l'occupation anglaise en 1417, le seigneur de Colombières était resté fidèle au roi de France, il fut dépouillé de ses biens et de sa forteresse.

    En 1452, Jean de Colombières récupéra ses biens, ruiné par la guerre, il dut le vendre à Christophe de Castoglione. En 1455, Jean de Colombières vend son droit de retrait lignager à son oncle Roger de Bricqueville, lequel l'exerce et prend possession de la terre et du château de Colombières en 1457.

    Le château resta dans la famille Bricqueville pendant plusieurs siècles.

    En 1562, François de Bricqueville est un des plus redoutables chefs protestants. Il fit piller le trésor de la Cathédrale de Bayeux et on raconte qu'il fit noyer bon nombre de catholiques dans l'étang voisin du château. Il fit subir de nombreux sévices à Arthus de Cossé-Brissac, évêque de Coutances, le 8 février 1562. La chapelle du château, dédiée à Notre-Dame de Rouge-Brique est profanée. Il meurt en 1574.

     

    En 1628, son arrière-petit-fils, Cyrus-Antoine de Bricqueville revient dans la religion Catholique romaine; il rétablit la chapelle et appose en 1631, une plaque répaaratrice sur le linteau de la porte de l'ancien prêche.

  • Culture de Normandie:En despit des faulx medisans

    source: Manuscrit de Bayeux - XVè siècle 



    En despit des faulx medisans
    J’avoys acquis une amye,
    S’aulcuns en sont contredisans,
    C’est à eux une grant folIye.
    En parle qui par1er voudra,
    En tous sens, en tous lieux,
    Malgré les envieux,
    Car l’on ne scairoit separer
    L’amour d’entre nous deux.

    J’ay entreprins d’estre joyeux
    Et de laisser melanchollie.
    En depit des faulx envyeux
    J’ay eu et recouvré m’amye,
    Qu’avoye perdu par envye
    Et maulvaiz parlement
    Des gens maulvaisement;
    Car j’en ay esté repue
    Par son loyal amant.

    "Mon bel amy, venez moy veoir
    La nuict quant je seray seullette,
    Et si me donnez ung baisier
    De vostre si plaisant bouchette.
    Se vous tenoye en ma chambrette,
    Qu’il fust secretement,
    Le desir de mon cueur
    J’accompliroye seiirement
    Sus toute feme vivant. "

  • Chant militaire- Marche de la Résistance

     

    arrive_degaulle_bayeux_5339.jpg

    Le 14 juin 1944, le général de gaulle débarque du navire "La Combattante" sur la plage de Courseulles sur Mer en Normandie; il visite Bayeux, Isigny sur Mer et Grandcamp-Maisy. Le Chef de la France Libre prononce son premier discours sur le sol de la métropole.

    Un anonyme compose sous le pseudonyme de "Bagherra" une chanson célébrant cette visite et dédié au 4ème bataillon de Normandie.

    1-Petit Soldat des FFI de France

    Nous sommes entrés dans la résistance

    Afin de délivrer notre pays

    De ces nazis

    Qui sont partis

    En soulevant la haine de tous les maquis.


    Refrain

    Vive les forc's de l'Intérieur

    Ell's font jaillir de tous les coeurs

    Des larmes de joie, de victoire

    Et nous apportent la Gloire

     

    2- Afin de venger ceux qui sont tombés

    Au petit jour derrière les barbelés

    Et pour que nous puissions revoir bientôt

    les p'tits copains

    Qui au matin

    Nous ont été arraché par la Gestapo

     

    3- Mais nous voulons aussi dire merci

    A tous les Français qui nous ont nourris

    A ceux qui nous ont sauvés du cauchemar

    Et ont aidé

    A ramener

    A leur foyer tous ceux qui furent des maquisards.

     

    4- Et si beaucoup d'aviateurs furent sauvés

    S'ils trouvèrent des abris sûrs et cachés

    C'est qu'il y eut partout dans le pays

    Des femmes sans peur

    dont le grand coeur

    A toujours bravé la fureur de l'ennemi

     

    5- Et maintenant puisque le général

    a bien voulu visiter notre val

    Nous demandons à le suivre de près

    A son courage

    Rendons hommage

    Car il entraîne derrière lui tous les Français

  • Ville de Normandie: Bayeux

     

     

    Bayeux, à 269 kilomètres de Paris, à 30 kilomètres de Caen par le chemin de fer et 28 kilomètres par la route, située à 12 kilomètres de la mer.

     

    La capitale du Bessin qu'arrose la rivière L'Aure, est remarquable par quelques vieilles maisons pittoresques et surtout par sa cathédrale, un des plus beaux monuments de notre pays.

     

    Un terroir très fertil l'entoure. Les pâturages excellents y servent à l'élevage d'une race de chevaux remarquables.

     

    La Cathédrale de Bayeux a succédé à un édifice plus ancien qu'un incendie détruisit en 1106. Consacrée en 1077, en présence de Guillaume II de Normandie dit Le Conquérant et la reine Mathilde, elle était loin d'être achevée, et les travaux se prolongèrent pendant plusieurs siècles. La partie la plus ancienne est la façade du XII ème siècle, dont les cinq portes sont ornées de belles sculptures. Au-dessus s'élèvent deux flèches pyramidales hautes l'une de 75 mètres et l'autre de 80 mètres.

     

    Sur le côté sud, on trouve un portail gothique très remarquable avec des sculptures délicates et des ornements vériés.

     

    L'intérieur n'est pas moins intéressant que l'extérieur. On y compte près de 3000 colonnes avec chapiteaux ornés. Le choeur est une des merveilles de l'art français du XIII ème siècle, avec ses boiseries superbes, ses stalles en chêne sculpté, ses vitraux et son curieux retable. Dans la salle capitulaire est un coffret en ivoire sculpté, pris sur les Sarrasins par Charles Martel.

     

    On trouve encore à Bayeux un grand nombre de maisons avec pignons pointus, étages en surplomb et poutres sculptées. L'une des plus curieuses est celle qui fait l'angle de la rue Saint Martin et de la rue des Cuisiniers.