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baie du mont saint-michel

  • Paysages de Normandie: la Baie du Mont Saint-Michel par Roger Vercel

    source: Sous le pied de l'archange par Roger Vercel 

     

    « Tout à coup un liseré d'écume apparut, passa le long de leurs semelles, et marcha devant eux. C'était le flot qui crevait en petites bulles, et rien n'était plus calme, plus tranquille. Mais cela glissait rapidement, sans arrêt, sans ces repentirs, ces balancements de la vague avec quoi jouent les enfants sur les plages. On sentait que c'était seulement le bord mince d'une force prodigieuse et véloce.- Elle marche, la garce, souffla le Père Biard. »

  • Culture de Normandie: Réalités et Légendes de la Baie du Mont

    Paysage de genèse où la terre, le ciel et l'eau se confondent, la baie du Mont Saint-Michel a donné naissance à des histoires terrifiantes. Quoi de plus naturel, dans un site où la mer monte, où les sables se dérobent sous les pieds du marcheur et où la brume tombe si rapidement que l'on perd tout sens de l'orientation? Ces dangers, amplifiées par la transmission orale, tansforment la Baie en uun espace sacré que l'on ne peut violer sans prendre de risques.

     

    Les Réalités:

    • Les Sables Mouvant: Dans la Baie, les sables mouvants sont appelé les Lises; ce sont des plaques de sable ferme flottant sur du sable liquide. On les trouve notamment près du lit des rivières.

    • Le Brouillard: La brume s'abat parfois sur la Baie en moins d'une heure. Sans bousolle, on peut très vite se perdre. Pendant longtemps, les jours de brouillard, la cloche du Mont sonnait pour orienter les égarés.

    • La marée: la mer progresse en moyenne de 3,75 km, soit à peine moins rapidement qu'un marcheur sur du sable. Mais à certaines heures du flux et à cause du relief des grèves, elle peut atteindre des vitesses bien supérieures, de l'ordre de 25 à 30 km/h

     

    Les Légendes:

    • Les épouvantes du Mont: Ces vignettes sont tirée des brochures du XIX ème siècle et accompagnés de légendes telles que: « Retour à Avranches d'une troupe de Bohémiens: nul dans le pays n'entendit plus jamais parler d'eux »

    • Les Monstres de la Mer: un danger imaginaire! S'il est vrai que l'on capture parfois de gros poissons dans la Baie (exemple: un congre d'une trentaine de livres, en 1912), les monstres ne sont souvent que d'inoffensifs poissons ou mammifères marins qui se sont échoués.

  • Tradition de Normandie: Les costumes dans la Baie du Mont

    Aux cours du XVIII ème siècle, l'enrichissement relatif de la paysannerie entraîne une diversification des costumes.  

     

    Le vêtement sert alors de signe de reconnaissance entre les paroisses et marque l'appartenance à un groupe socioprofessionnel.

     

    Dans la seconde moitié du XIX ème, les nouveaux modes de production et le désenclavement de la Baie tendent à unifier les costumes et à faire disparaître les particularismes locaux.

     

    La Coiffe

    C'est l'élèment original du costume féminin qui commence dès les années1750 à copier la mode citadine. La coiffe connait son apogée au début du XIX ème siècle grâce aux innovations de l'industrie textile. A la fin du XIX ème siècle, elle sera remplacée par différents petits bonnets plus aisés à porter.

     

    Le bijou

    Certains bijoux se retrouvent dans plusieurs régions tels que la Croix Jeannet et d'autres plus spécifiques comme la Croix de Saint-Lô.

     

    Le Capot Granvillais

    Remarquable à Granville par sa coupe et son tissu de camelot (étoffe grossière de laine parfois mêlée de poils de chèvre ou de soie), le capot noir doublé de blanc à longtemps eu des adeptes. C'était l'élément unificateur du costume granvillais, porté par toutes les couches de la population et en toute occasion.

     

    Le Bavolet

    La Granvillaise restait fidèle au bavolet, tandis que la plupart des normandes portaient des coiffes monumentales.

     

    Le Châle Cancalais

    Porté très court au XVIII ème siècle, il s'allonge ensuite jusqu'à atteindre 2 mètre de côté. On distingue le très chic châle-tapis, en cachemire des Indes, du mouchet de cou, le châle de tous les jours, croisé devant et noué dans le dos à la hauteur de la taille.

     

     

    Le Papillon d'Avranches

    Le nom de cette coiffe est évocateur! Si elle dérive des bonnets ronds, assez communs en Normandie, elle est beaucoup plus haute et son fonds peut atteindre jusqu'à 1 mètre.

    Le plus étonnant reste ses deux volants nervurés, souvent richement brodés, qui s'évasent en position presque verticale.

     

     

    Evolution de la Coiffe Cancalaise

    Au fil du temps, elle s'est amenuisée, ne conservant sa taille volumineuse que pour les jours de fêtes. Dans la vie courante, c'était un cornet de tulle, mousseline et dentelle avec les attaches pendantes sur les épaules.

  • Les animaux que l'on peut voir dans la baie du Mont-Saint-Michel

    Dans la baie, les coquillages et les poissons sont extrêmement abondants. Le contact entre les eaux douces et marines, la faible épaisseur des fonds assurent un développement considérable des ressources alimentaires dont profitent les oiseaux, les phoques et les dauphins. Les oiseaux piscivores pêchent ainsi les bancs de poissons selon les saisons et au gré des marées.

     

    Encore plus nombreux, les macreuses se nourrissent des coquillages à peine enfouis ou posés sur les hauts-fonds.

     

    • Le pingouin Torda: ce pingouin est un hivernant qui arrive sur la baie aux environs de la Toussaint. Il se cantonne dans les secteurs les plus maritimes.

    • Guillemot de Troïl: il fréquente la partie maritime de la Baie pratiquement toute l'année. En été, les adultes y nourrissent leurs petits, encore non volants, qui viennent de tomber de leurs falaises natales.

    • Grèbe Huppé: dans la Baie surtout en Hiver, il pêche dans les vagues parfois très près du rivage, en plongeant de la surface même de l'eau.

    • Sterne Pierregarin: Les sternes séjournent dans la Baie après la nidification, donc en été et reste jusqu'en octobre. Là, elles font escale sur le trajet qui les mènera en Afrique. On les repère à leurs plongeons sur les lançons

    • Harle Huppé: D'octobre à mai, ces canards piscivores se rassemblent parfois en bandes de quelques dizaines d'oiseaux, capturant les poissons de leurs becs acérés.

    • Dauphin de Risso: Chaque été plusieurs individus viennent se nourrir de seiches dans la Baie.

    • Phoque Veau-Marin: Hôte des estuaires et des baies où les bancs de sable isolés par les chenaux lui offrent un refuge à marée basse. De taille moyenne, il est régulièrement présent aux abords de Tombelaine.

    • Fou de Bassan: il niche aux Sept-Iles et à Aurigny. Il pénètre jusqu'à Carolles mais plus rarement en fond de Baie. Il pêche des maquereaux en plongeant de plusieurs mètres de haut dans une gerbe d'eau.

    • Faucon Pèlerin: Il hiverne dans la baie. Il part de l'abbaye pour chasser les échassiers dans les vasières.

    • Goéland Argenté: Hôte permanent de la Baie. Il ne se reproduit cependant que sur les réserves de Tombelaine et de Chausey.

    • Huîtrier Pie: Mangeur de coques, il hiverne en bandes bruyantes qui se déplacent en fonction des marées.

    • Barge Rousse: La barge rousse hiverne sur les bancs sableux de l'est de la Baie.

    • Bécasseau Variable

    • Courlis Cendré: on le reconnaît à sa grande taille, à son bec arqué et à son cri flûté sur deux notes.

    • Bernache Cravant: Petite oie grise et noire, elle pâture l'herbu en troupes serrées, en particulier devant Genêts où elles sont 2000 à hiverner chaque année.

  • Gustave Flaubert parle de la baie Mont Saint-Michel

    « L'horizon vide se prolonge, s'étale et finit par fondre ses terrains crayeux dans la couleur jaune de la plage. Le sol devient plus ferme, une odeur salée vous arrive. On dirait un désert dont la mer s'est retirée. Des langues de sables, longues, aplaties l'une sur l'autre, se continuant indéfiniment par des plans indistincts, se rident comme une onde sous de grandes lignes courbes, arabesques géantes que le vent s'amuse à dessiner à leur surface. Les flots sont loin, si reculés qu'on ne les voit plus, qu'on n'entend pas leur bruit, mais je ne sais quel vague murmure, insaisissable, aérien, comme la voix même de la solitude qui n'est peut-être que l'étourdissement de ce silence... »

  • Traditions de Normandie:L'agneau au pays du pré-salé

    La tradition d'élevage du mouton de pré-salé est plus que millénaire.
    Au fil des siècles, sa renommé n'a fait que s'amplifier, du fait des qualités gustatives incomparables de cette viande haut de gamme.

    L'appellation « pré-salé » concerne les agneaux élevés dans les pâturages côtiers, régulièrement inondés par la mer, les fameux herbus.

    C'est ce mode de vie au grand air, associé à une alimentation à base de plantes salines, qui confère à l'agneau de pré-salé sa texture et ses saveurs si délicieuses.

    Le Sud-Cotentin et la Baie du Mont Saint-Michel comptent quelque 10 mille brebis des grèves.

  • L'histoire de la Baie du Mont Saint-Michel


    De la Merveille du Mont-Saint-Michel, on surplombe une baie grandiose changeant de physionomie au rythme des marées, un écrin pour ce joyau qu’est le monument montois. Ce dernier, même s’il focalise le regard, prend sa pleine dimension dès lors qu’il s’insère dans cette baie de 500km2 qui ne cesse de se continentaliser depuis sa création et son appropriation par les hommes.

    Cet ouvrage nous présente donc l’histoire du Mont-Saint-Michel depuis sa fondation en 708, et surtout il nous fait découvrir le patrimoine naturel exceptionnel de sa baie en retraçant son histoire géologique et environnementale depuis ses origines, il y a 125000 ans alors que les mammouths cohabitaient avec les 1ers habitants, jusqu'aux travaux actuels de désensablement et ses conséquences sur l'écologie.

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