Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

bagnoles

  • Histoire de la Normandie:Le pays des thermes et des dentelles

    L'histoire du thermalisme à Bagnoles de l'Orne commence avec la présence d'une cabane couverte de bruyère près de la source; « une loge sur quatre fourches ».

    La tradition veut que Marguerite de Navarre ait éprouvé dans ce trou perdu, ignoré de la Cour, les bienfaits des eaux. Aucune mention du site ni de la fontaine dans le répertoire « Les eaux des Provinces de France », ils tomberont cependant dans le domaine royal à la suite d'un procès.


    Un apothicaire d'Alençon obtient la première concession qui stipule de ne « rien n'exiger des baigneurs ». les curistes affluent et les villages de Couterne et de Tessé-la-Madeleine fournissent l'hébergement, tandis que les paysans des alentours apportent les victuailles de leur terroir, sans tarder à en profit.

    Dès 1740, la publicité vante les bains de Bagnoles, l'accueil d'auberges propres, bien meublées avec de bons lits, ainsi que les mérites d'un service « au prix que l'on souhaite le repas des maîtres, des domestiques et des chevaux. »

    Le temps où les bains se prennent «sans dépense» s'achève en 1792 (encore un bien fait de la révolution). La cure d'une quinzaine de jours à l'établissement thermal s'élève à six livres, les douches et la location des serviettes sont facturées en sus.


    Les choses évoluent, cela recouvre l'investissement immobilier, l'engagement du personnel qui va du concierge et doucheur, sans oublier le concours de quatre personnes « entendues et capables »chargées du déshabillage des patients, de les placer dans le bain, de les frotter et de les dessécher!

    La distribution des lieux permet la séparation des bains, une salle réservée aux hommes et l'autre aux femmes (tient bizarre la première république française faisait la même chose que les républiques islamiques)

    Les attraits de Bagnoles séduisent les curistes: le lac formé par la petite rivière de la Vée, les promenades parmi les frondaisons, les rochers et les sapins et ce superbe environnement contribuent à l'essor de la station.



    Arrosée par la Sarthe, Alençon, aux confins du Perche normand, garde beaucoup de noblesse et un charme provincial. A partir de 1676 et jusqu'à sa mort, la duchesse de Guise séjournait dans un somptueux hôtel durant les étés. Ce même lieu, devenu la résidence des intendants, accueillit en 1811, le couple impérial Napoléon et Marie-Louise.


    Le 4 janvier 1873, la petite Thérèse Martin (future Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus) fut baptisée en l'église Notre-Dame dont le magnifique porche fait songer à une dentelle de pierre.


    La dentelle est en effet la spécialité d'Alençon. Le Second Empire fut une période de production intense. La toilette de l'Impératrice Eugénie et la robe de baptême du prince impérial étaient exécutées en point d'Alençon.

    Les dentelles aux fuseaux ornaient les robes et les corsages des bourgeoises de la ville, les paysannes en surchargeaient leurs coiffes, savant échafaudages de batiste et de tulle dont la forme variait. Les jeunes filles s'initiaient volontiers à l'art de la dentelle.