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b26 marauder

  • 26 mai 1944 Vernon subit son plus rude bombardement depuis juin 1940

     

     

    De l'autre côté de la Manche, l'état-major des Forces Aériennes Expéditionnaires Alliées applique méthodiquement le plan Overlord: il faut isoler la Normandie, des renforts potentiels que représentent la 15 ème Armée dans le Pas-de-Calais et la 1ère Armée dans le sud Ouest. La Loire et la Seine font office de « barrières naturelles », dont il faut fermer les portes pour isoler les armées allemandes dans leurs secteurs géographiques propres. Chaque pont désigné doit ainsi être coupé et maintenu coupé par tous les moyens.

     

    Du 24 mai au Jour J, la 9ème Air Force cherche à isoler le futur secteur de la Bataille de Normandie. Dix ponts de chemin de fer et quatorze ponts routiers sont les principales cibles entre Paris et Rouen. Trois seront encore praticables les 6 juin, mais pour peu de temps.

     

    Le 26 mai, à 17h50: après s'être empli d'un formidable bourdonnement, le ciel révèle bientôt aux rares curieux qui ne sont pas descendus dans les caves, les abris ou les tranchées, 73 bombardiers moyens B. 26 Maurauder de la 9 ème Air force Américaine. Ils arrivent de la direction de Rouen et remontent le cours de la Seine. La FLAK se déchaîne. Les sirènes ont mis du temps à se déclencher en ville, mais à ce moment précis leurs hurlements sont recouverts par le vrombrissement du carrousel des bombardiers B.26 Marauder. Dans les abris, les habitants attendent ancieux du cours des choses.

     

    L'objectif est atteint: le pont a été percuté de plein fouet par deux bombes d'une tonne chacune. Mais deux secteurs ont beaucoup souffert: d'une part la place Chantereine, l'extrémité de la rue Carnot et les quais; d'autre part: les environs de la Place de Paris.

     

    À Vernonnet, les destructions sont beaucoup plus limités: en amont du pont, le moulin Saint Jean a été soufflé.

     

    Le dégagement des victimes étant long et pénible, il faut attendre trois jours pour connaître le nombre des morts et des blessés:

     

    • 45 vernonnais

    • 5 soldats allemands

    • 44 civils sont blessés dont 9 gravements

     

    Près de 150 vernonnais se retrouvent sans abris, 49 maisons sont complètmeent détruites et 150 autres sont devenus provisoirement inhabitables.

     

    Désormais la proximité du lieu du Débarquement choisi pour le retour sur le continent Européen des Alliées sera chaque jour rappelé aux Vernonnais par les nombreux survols d'escadrilles Américaines.