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aulerques-eburovices

  • De l'âge du Bronze à l'installation des celtes en Normandie

    les artisans de la presqu'île du Cotentin et de la vallée de la Basse Seine se familiarisèrent vite à la fonte du cuivre puis en y ajoutant l'étain provenant d'outre-Manche, ils devinrent de formidables producteurs de bronze.

     

    Certe, en quantité la Normandie ne dépassait pas la Bretagne mais elle était un centre de production important. Le Cotentin a livré plus de 20 000 objets d'airain.

     

    La Normandie se posait comme un carrefour commercial entre les îles et l'Europe continentale.

     

    Cette civilisation d'artisans et de négociants n'en continuait pas moins d'élever des mégalithes, des allées couvertes et des dolmens.

     

    Au tournant du Ier millénaire avant notre ère, l'introduction du fer accompagne l'arrivée d'un nouveau peuple de guerriers venu de l'Europe centrale: les Celtes.

     

    Ainsi lorsque la région entre dans l'Histoire: les Calètes occupaient le Pays de Caux et le Talou, les Véliocasses contrôlaient le Vexin. Ils se situent dans ce que nomme Jules César « la Gaule Belgique ». Alors que dans la Gaule Celtique on trouvait les Aulerques-Eburovices qui dominaient entre la Seine, l'Eure, l'Avre et la Charentonne. Entre la Dives et la Risle, on trouvait les Lexoviens. Les Viducasses et les Esuviens se partageaient les campagnes allant de Caen à Alençon. Les Bajocasses peuplaient le Bessin. Les Abrincates peuplaient l'Avranchin et les Unelles dominaient le Cotentin.

     

    Retranchés derrière leurs oppidums, ces Celtes de Normandie allaient se révéler rebelles à la conquête Romaine.

  • Histoire de la Normandie:Les pratiques funéraires originales à Evreux

    A Mediolanum Aulercorum (ancien nom d'Evreux) chef lieu de la cité des Aulerques-Eburovices, existe un espace funéraire de plusieurs hectares en usage du Ier au IV ème siècle après Jésus-Christ.

    Une fouille récente a livré plus de 150 sépultures à inhumation datées des II ème et III ème siècles. Elles témoignent de pratiques funéraires jusqu'alors inconnues. En effet, si l'inhumation du corps reste la règle, la plupart des dépouilles sont déposées en position atypiques:


    • sur le ventre

    • sur le côté

    • tête-bêche

    • en position contrainte.


    La présence sur les site funéraires antiques d'individus ainsi inhumés n'est pas exceptionnelle en soi.

    Ce qui est particulier ici, c'est leur proportions importante.

    Les défunts ont été déposés en pleine terre, dans des coffrages ou des cercueils dont l'un est en plomb.

    La seconde spécificité de ses sépultures est la présence d'équidés. La collaboration avec archéozoologue a été déterminante.

    Cette association homme/cheval trouve son paroxysme dans cinq sépultures. Dans l'une, trois chevaux quasiment complets ont été déposés sur un défunt d'âge adulte. Ces animaux ont fait l'objet de manipulation après abattage puisque certaines parties des corps sont absentes.