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armée fédéraliste

  • La marseillaise des Normands chant Fédéraliste

    Ce chant fédéraliste écrit à Caen. Le Mouvement fédéraliste était antijacobin, il était très présent dans les districts de Vire et Pont l'évêque, les districts de Lisieux et de Bayeux soutenaient mais de loin le mouvement, le district d'Honfleur était favorable aux Jacobins. Dans le reste de la Normandie, les fédéralistes étaient surtout présent dans l'Eure avec les députés girondins en fuite. 

    Les autres départements comme l'Orne, la Manche et la Seine-Inférieure restèrent dans le camp des Montagnards et donc des jacobins.

     

    Enfants de la fière Neustrie,

    Courageux défenseurs des lois,

    C'est vous qu'implore la patrie;

    Levez-vous, marchez à sa voix.

    Rappelez-vous l'antique gloire

    Des héros en vous renaissants.

    Cité républicaine et fière ,

    Caen, sois la Marseille du Nord;

    Porte toujours sur ta bannière,

    Le règne des Lois ou la Mort.

     

    Refrain:

     

    Aux armes, Citoyens! Terrassez les brigands.

    La loi, la loi, c'est le seul cri,

    C'est le voeu des Normands.

  • Histoire de la Normandie: La révolution en Normandie

    En 1790, l'Assemblée Nationale constituante décide pour la Normandie, la création de cinq départements, correspondant à quelques exceptions près à la Province historique de Normandie.

     

    Mais le nombre de diocèse diminue puisque Lisieux et Avranches disparaissent.

     

    Les grands événements de la révolution parisienne sont ressentis de façons atténuée dans la Province, sauf le mouvement Fédéraliste qui est très important en Normandie.

     

    Après l'arrestation des députés girondins, une armée se constitue elle est vite dispersé lors de la Bataille sans Larmes.

     

    L'ouest de la Normandie voit après la chute de Maximilien de Robespierre, le regroupement de personnes favorables à la royauté se former dans le bocage.

     

    Une armée royaliste commandé par Louis de Frotté (noble de religion protestante) s'attaque à plusieurs bourgs dont Flers ou la Ferté-Macé. Cette action dérivée de la Chouannerie dure plusieurs années menaçant même la ville de Vire et en se révélant très dangereuse en raison de la proximité de l'Angleterre.

     

    Finalement Louis de Frotté sera arrêté suite à un mensonge de Napoléon Bonaparte et fusillé près de Verneuil sur Avre.

     

    Pour en savoir plus sur la Chouannerie en Normandie:

     

    Sur les Pas des Chouans1

     

    Sur les Pas des Chouans 2

  • Histoire de Normandie: La Bataille sans Larmes (13-14 juillet 1793)

    Conduite par Joseph de Puisaye, l'armée fédéraliste venue de Caen atteint Pacy-sur-Eure, le 13 juillet, d'où elle prend la direction de Vernon. Il fait une chaleur torride. Les hommes ont soif en arrivant à Brécourt, à mi-chemin entre Pacy et Vernon.

     

    « Il y avait du vin dans les caves du Château, raconte Boivin-Champeaux, il y en avait aussi dans les maisons de Douains et de La Heunière, abandonnées par les habitants. Des tonneaux furent défoncés, des excès commis, toute discipline foulée aux pieds, il fallut prendre le parti de passer la nuit à Brécourt... M de Puisaye lui-même, se disant extrêment fatigué retourna passé la nuit dans le château de Ménilles, appartenant à son épouse.

     

    De son côté Humbert, commandant les troupes Jacobines venues de Paris et à Vernon, il apprend que l'armée de Puisaye bivouaque à Brécourt. Le lendemain, à l'aube, il avance et fait donner son artillerie: « trois coups de canons éclatent et un boulet vient briser, au-dessus de la tête des fédéralistes, les branches d'un pommier. C'en fut asser pour décider du sort de la campagne. Bientôt l'infanterie et la cavalerie, l'artillerie se mélant, se confondant, se bousculant, n'écoutant plus d'autre inspiration que celle d'une panique irrésistible et cherchent leur salut dans un sauve qui peut général. »

     

    L'épisode reçut le nom de « Bataille sans larmes ». l'armée de Puisaye ne déplorait aucun blessé ou mort, et celle d'Humbert comptait un seul blessé.

     

    L'hypothèse de l'ivresse des troupes fédéralistes est aujourd'hui remis en cause par la majorité des Historiens.