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archéologie

  • Personnage de Normandie: L'Abbé Philippe, curé de Breuilpont de 1907 à 1950

    L'abbé Joseph Philippe, curé de Breuilpont de 1907 au 30 mai 1950 date de sa mort, avait trouvé, dès son ordination en 1899, cette passion d'archéologue qui ne le quitta plus.

     

    Il est né à Plasnes le 12 avril 1876. âgé de 23 ans, il rencontra à Rugles lors de son premier poste, l'abbé Deshayes, dont les fouilles de Manneville-sur-Risle ont enrichi le musée d'Evreut.

     

    En 1901, il devint le curé de Boisset-les-Prévenches, il rencontra alors un érudit, P. Chedeville, insperteur des Chemins de Fer, qui guida ses premiers travaux à Boisset, mais aussi à Orgeville et au Plessis Hebert.

     

    En 1906, l'Abbé Philippe s'attacha à Fort-Harrouard, où P. Chedeville avait entrepris des fouilles dès 1897, et depuis cette date jusqu''à sa mort, dans ce coin de terre qu'on a pu appelet « l'acropole de la préhistoire », il y fit des fouilles exceptionnelles.

     

    Evoquant cette oeuvre poursuivie sans relâche pendant 45 ans, Monsieur Maurice Marais, qui fut son élève après l'avoir souvent rencontré aux séances de la Société Normande d'Etude Préhistoriques et qui devait être associé à ses recherches et les poursuivre.les quelques traits que nous glanons dans ses souvenirs justifient les éloges unanimes rendus à l'Abbé Philippe au moment de sa mort.

     

    Parmi ceux-ci nous citerons celui de Monsieur Marcel Baudot, alord attaché au Département de l'Eure et celui de Monsieur Raymond Lantier, membre de l'Institut etConservateur en chef du Musée des Antiquités Nationales.

     

    Marcel Baudot dans «Paris Normandie » Juin 1950

     

    « Nul mieux que lui n'a su ressuciter les conditions de vies, les habitudes, les coutumes et jusqu'à l'âme de ces très lointains ancêtres. Savant d'une modestie légendaire, historien d'une conscience scrupuleuse, homme de droiture et d'une intelligente honnêteté, l'Abbé Philippe non seulement ne recherchait jamais les honneurs, il eût plutôt cherché à y échapper. Sa renommé scientifique avait dépassé les bornes non seulement de la Normandie, mais de la France et son nom était honoré parmi les hommes de sciences du monde entier. Il était un guide, un éveilleur de vocation archéologiques; ses ouvriers devenaient rapidement des fouilleurs aussi compétent que passionnés pour la recherche. »

     

    Raymond Lantier dans « Nouvelles » Juillet 1950

     

    « Ce que nou devons à l'Abbé Philippe, c'est d'avoir ressuscité la vie lointaine d'un petit coin de notre sol national depuis les temps où, au second millénaire avant J.C, l'homme y installa ses premiers foyers.

    À l'abri d'un rempart et d'un glacis rendu abrupt par un remblayage de craie calcinée, six villages se succédèrent au Fort-Harrouard. L'apogée de son histoire se place au moment où s'instaure la civilisation du métal, à la base du troisième niveau. L'agglomération connait alors son plus grand développement, avec des ateliers de fondeurs spécialisés dans la fabrication de tel ou tel instrument. Des relations, déjà commencées au Néolithique, introduisent des objets appartentant à d'autres civilisations. Puis au coeurs du premier millénaire, les groupes d'agriculteurs et de pasteurs, installés sur la hauteur, descendent peu à peu dans la plaine et la vallé. Mais l'insécurité qui s'étend sur la Gaule à partir de la fin du 11ème siècle avant J.C, oblige les laboureurs et bergers à chercher de nouveaux refuges sur les hauts-lieurx. Après un horizon stérile, M.Philippe a retrouvé le petit village de la Tène III. La prospérité des trois premiers siècle de l'Empire Romain amènera un nouvel abandon, et il faudra le drame des invasions germaniques pour que de nouveau on vienne chercher un refuge au Fort-Harrouard. »

     

    Il falair la science et la ténacité de l'abbé Philippe pour arracher à la terre le secret de notre histoire.

     

    Il ne se cantonnait par à Fort-Harrouard. À Breuilpont, à Merey, à Villégats et à Gadencourt, il a fait des trouvailles intéressantes/ ses églises ont été bien aménagées et il a remis en valeur des statues dont plusieurs ont été découvertes par lui à La Neuville-des-Veaux et dans le cimetière de Gadencourt.

     

    Prêtre, il était très aimé non seulement de ses paroissiens, mais aussi de tout les citoyens malgré son ton bourru.

     

    Pendant l'Occupation, rappelle Monsieur Baudot, il sut donner l'exemple du courage civique. En chaire, dans ses sept paroisses, il n'hésita pas à stigmatiser les crimes allemands. Lorsqu'on réclamait le cuivre des églises, il fit murer tous les objets de métal et il répondit crânement qu'il n'avait rien à fournir pour l'usage qu'on en ferait. Il ranimait sans cesse le moral de tous, les réfractaires au STO en Allemagne savaient qu'ils pouvaient trouver refuge auprès de lui.

     

    L'injustice le révoltait, il y avait chez lui à la fois l'amour pour la vérité et une ardeur juvénile et apostolique pour toutes les causes justes. Il ne travaillait ni pour la gloire, ni pour l'argent, à sa mort l'huissier venu de Pacy pour mettre les scellés trouva un livret de caisse d'épagne où il n'y avait que 300 francs de l'époque. L'Abbé Philippe n'a pas fait fortune malgré ses découvertes archéologiques qui ont enrichi le musée de Saint-Germain-en-Laye.

  • Histoire de Normandie: La motte féodale d'Olivet

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    Les ruines isolées au fin fond de la forêt de Grimbosq s'apparentent à des types de constructions très fréquentes en Normandie.

     

    Ces constructions souvent très discrètes sont les ancêtres des châteaux forts du Haut-Moyen-Âge Il s'agit de mottes féodales. En effet, au XI ème siècle, les constructions en pierre étaient rares et les ouvrages militaires se limitaient à une motte de terre, de plusieurs mètres de haut tout de même, édifiée artificiellement et encerclée d'une bariricade en bois; sur le sommet de la motte, un donjon en bois; à côté de la motte un espace lèégèrement surélevé accueillait divers bâtiments (granges, habitations...)

     

    Il était également cerné de barricades et de fortifications en bois, c'est ce que l'on appelait la basse-cour.

     

    Les sites des mottes féodales sont des lieux archéologiques très importants pour comprendre l'Histoire de la Normandie ducale et la vie des Hommes du Haut-Moyen-Âge.

    Normandie, calvados, motte féodale, archéologie,  Reconstitution de la motte féodale se trouvant au Musée de Normandie à Caen. 

  • Histoire de Normandie: Vestiges Gallo-Romains en Seine-Maritime

    Grâce aux facilités des communications, la civilisation gallo-romaine put se diffuser jusqu'au fond des campagnes les plus reculées.  

     

    Il suffit de se reporter aux articles « Mosaiques », « Statuettes antiques » et « Villas Romaines » dans « L'Index du répertoire Archéologique » de l'Abbé Cochet (un des premier archéologue avec Arcisse de Caumont), pour constater le nombre et le luxe des villas, dont on a trouvé les restes dans 46 communes réparties dans toute la Seine-Maritime.

     

    Sans doute, c'étaient là des demeure d'une aristocratie qui a séjourné de façon suivie sur ses terres, au milieu de ses esclaves et de ses colons.

     

    De même l'extrême dissémination des monnaies, des bronzes, des tuiles à rebord, des vases funéraires confirme que la civilisation s'était répandue dans tout le pays.

     

    Nulle part en Normandie orientale, les traces gallo-romaines ne sont plus nombreuse que dans le Pays de Bray, humide et boisé. Il faut faire exception, pour les environs de Gournay dont les marais n'ont été desséchés qu'à partir du XVI ème siècle.

     

    Mais dans le bassin de la Béthune, le terroir de presque chaque village s'est montré d'une richesse archéologique qu'on n'aurait pu soupçonner. Sans doute, les gallo-romains ont été attirés par les minerais de fer et les sables fusibles; les fabrications du fer et du verre étaient peu coûteuse à proximité des immenses forêts. A Forges, le territoire de quelques lieux-dits: Les Minières, Les ferrières, les Forgettes est recouvert de monceaux de scories, parmi lesquels étaient disséminées des monnaies datant d'Auguste jusqu'à Constance. A Neuville-Ferrières on a retrouvé 65 médailles consulaires.

     

    La population n'habitait pas tout entière au voisinage de ces centres industriels. Elle a laissé des poteries, des tuiles à rebord, à Serqueux, à Trefforest.

     

    A La Rosière (hameau de Beaubec), l'abbé Cochet a découvert une centaine d'urnes funéraires. On a trouvé d'autres sépultures à incinération à Saint-Saire; des monnaies de bronze à Neufchâtel; des vases à Quièvrecourt et à Osmoy.

    A Arques, les débris gallo-romains sont innombrables sur le coteau d'Archelles

     

    On peut attribuer la plus haute antiquité aux villages de la lisière occidentale du Pays de Bray, depuis Mauquenchy jusqu'à Bully.

     

    A Liffremont, près de Roncherolles, les débris de murailles, de « temples », sont si nombreux que les paysans donne à ce hameau le nom de Vieux-Rouen.

     

  • Histoire de Normandie: Un trésor d'argenterie près de Bernay

    En 1830, fut découvert à Berthouville, au lieu-dit Le Villeret, le plus beau trésor d'argenterie de l'époque Gallo-Romaine.  

     

    Il fut trouvé par un paysan qui labourait son champ. En enlevant la tuile romaine qui bloquait sa charrue, il fit apparaître plus de soixante-dix objets d'argent massifs, des vases, des figurines parfaitement conservés.

     

    Des fouilles entreprises en 1861, permirent de découvrir les fondations de deux temples dédiés à Mercure et à Maïa.

     

    Plus tard, deux autres temples furent mis au jour, ainsi q'un balnéaire et un théâtre de cinq mille places.

     

    Les nombreux objets de la vie quotidienne et l'argenterie avaient dû être enfouis au III ème siècle, lors des invasions franques.

     

    Le trésor fut acquis par la Bibliothèque Nationale.

  • Personnage de Normandie: Auguste Le Prévost

    Né à Bernay, le 3 juin 1787, Le Prévost, après de solides études classiques, devient en 1813 membre de l'académie de Rouen. Il est nommé sous-préfet de Bernay en août 1814. Révoqué sous la Restauration en novembre 1815, il se consacre alors entièrement à des recherches sur la Normandie, qui le conduisent à embrasser toutes les disciplines: les langues anciennes et modernes (anglais, italien, allemand, suédois, sanscrit, hébreu, grec et latin), la philologie, la toponymie ancienne, la géologie, la botanique, l'histoire, l'archéologie, les lettres...

     

    Son savoir était encyclopédique, mais surtout la méthode rigoureuse et critique qui présidait à ses recherches en faisait un homme incontestablement novateur en son temps.

     

    Il présidera à plusieurs reprises la Société d'Agriculture de la Seine-Inférieure et celle de l'Eure.

     

    En 1838, il est élu à l'académie des inscriptions et belles lettres. Parmi d'innombrables articles et communications savantes, il publie en 1825, un Discours sur la poésie romantique, et assure l'édition en cinq volumes de l'oeuvre du chronique Orderic Vidal, source capitale sur l'histoire de la Normandie et de l'Angleterre au Moyen-Âge.

     

    En 1830, il entame une carrière politique. Il est élu conseiller général de Bernay en 1831, député en 1834, il excercera ses mandats d'élection en élection jusqu'en 1848.

     

    Ce fidèle Orléaniste voit avec regret disparaître le régime de son coeur.

     

    « La république et moi, nous nous saluons mais nous ne nous parlons pas. » dira-t-il.

     

    Il poursuivra ses recherches et travaux qu'il n'avait au demeurant jamais abandonnés.

     

    Il mourru en 1859.

     

    L'influence de Le Prévost sur le progrès des recherches historiques normandes fut considérable: ses Notes restées inédites à sa mort furent publiées de 1866 à 1869 par Louis Passy et Léopold Delisle; elles ont été largement utilisées par plusieurs générations de chercheurs et d'historiens.

     

    Elles font toujours autorité.

  • Histoire de la Normandie:Le mot « Roman », invention normande

    «Art roman »... Ce sont deux archéologues normands qui, au début du XIX ème siècle, inventèrent cette dénomination commode.

     

    Charles Duhérissier de Gerville (1769-1853), petit-noble du Cotentin, avait passé en Angleterre le temps des tourmentes révolutionnaires; son esprit curieux s'y était appliqué aussi bien à la géologie qu'à l'archéologie monumentale.

    Rentré chez lui, il entreprit d'appliquer les méthodes des érudits anglais; mais une de leurs catégories n'était évidemment pas utilisable sur la rive méridionale de la manche: on appelait en effet Norma, chez les Anglais, le style particulier qyui dominait après 1066 et durant le XII ème siècle.

     

    En 1811, Gerville, dans une lettre à son ami Auguste Le Prévost, proposa le terme de « Roman », semblable à celui appliqué alors à l'état de notre langue intermédiaire entre le bas-latin et le français déjà bien caractérisé du XIII ème siècle.

     

    Cette dénomination fut reprise et popularisé par un autre Normand, Arcisse de Caumont (1801-1873) dont le talent d'organisateur et le flair de classificateur dominent toute l'histoire de l'archéologie en France au XIX ème siècle.

  • Nos ancêtres les Hommes: découvertes archéologiques

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    Du 24 juin 2010 au 29 mai 2011, le Manoir du Tourp propose un voyage sur les traces du passé : une grande exposition à travers les fouilles récentes des archéologues dans la Hague. Découvertes passionnantes et activités pour tous garanties ! Le concept de cette exposition est de mettre en lumière l’évolution de l’occupation d’un territoire au cours du temps, du paléolithique à l’époque moderne, et de cerner les ressemblances et la continuité des activités humaines au cours des temps.

    L’exposition est possible car le territoire de la Hague est un véritable réservoir archéologique. Cette richesse s’explique par sa situation géographique et sa faible perturbation au cours des siècles, en particulier dans la période contemporaine : aucune construction d’autoroute ni de pratique d’agriculture intensive qui auraient brouillé les traces de vie.

    Les thématiques choisies portent un écho très contemporain : se nourrir / se loger / produire / échanger / combattre / croire. Quelques objets rigoureusement sélectionnés seront présentés en vitrine comme témoins de ce passé. Il s’agit avant tout de comprendre comment vivaient les gens et comment s’organisait leur société.

    Loin d’être une simple exposition d’objets archéologiques, cette exposition est dotée d’un scénario original et accessible à tous, enrichie de reconstitutions « grandeur nature » et de nombreux supports multimédias et interactifs.

    Vous pourrez y visiter une hutte mésolithique, moudre du blé avec une meule néolithique, fabriquer votre propre bracelet en coquillage, grimper sur le Hague-Dike et bien d’autres surprises encore…