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angleterre

  • Histoire de la Normandie: Le Siège de Domfront

    Le 9 mai 1574, le général de Matignon met le siège devant Domfront où s'est enfermé, Gabriel de Lorges, comte de Montgomery. De vieille famille ducale, Montgomery, capitaine de la garde écossaise du roi, a eu le malheur de tuer involontairement dans un tournoi le roi Henri II s'attirant la vindicte inexpiable de la reine devenue régente, Catherine de Médicis.


    Montgomery s'était d'abord retiré en Angleterre où il avait embrassé le protestantisme. Puis il était revenu en France à la tête des protestants tentant en vain de secourir La Rochelle, avant de revenir sur la terre de ses ancêtres en Normandie.


    Dans le Cotentin d'abord, où Matignon et son armée n'ont pu le bloquer dans Saint-Lô, à Domfront ensuite, place forte redoutable du temps des Plantagenêts.


    Montgomery et ses hommes à un contre dix, vont opposer une résistance farouche aux soldats de Matignon, opérant des sorties meurtrières. Ce siège est encore, par ses combats singuliers et par la mentalité des combattants, une guerre de chevaliers du Moyen-Âge.

    Mais c'est aussi une guerre moderne où l'artillerie de l'assaillant détruit systématiquement les remparts puis le donjon de Domfront.


    Abandonné d'une partie de ses soldats, Montgomery, plusieurs fois blessé, se bat comme un lion, forçant l'admiration de ses adversaires.


    Finalement réduits à une vingtaine, les assiégés se rendent le 26 mai avec les honneurs de la guerre.


    Hélas! Catherine de Médicis ne l'entend pas de cette oreille. Elle se fait livrer Montgomery à Paris, le fait promptement juger et le plus promptement encore décapiter en place de Grève, le 26 juin 1574.

  • Histoire de la Normandie:Michel Cabieu, seul contre les Anglais

    1762... C'est alors la guerre de Sept Ans contre les anglais. L'Angleterre est maîtresse des mers et menace en permanence les côtes françaises. Il appartient aux gardes-côtes de scruter la mer, surtout la nuit.

     

    Dans la nuit du 12 au 13 juillet, un coup de main anglais est tenté sur la redoute Vauban de Colleville.

     

    L'Amiral britannique Rodney qui bloque Le Havre, veut s'emparer de l'estuaire de l'Orne. Déjà les redoutes de Ouistreham et de Sallenelles ont été prises.

     

    C'est compter sans Michel Cabieu, fils d'un maître d'école, né à Ouistreham en 1730, tailleur de pierre de son état mais sergent de gardes-côtes quand il faut servir le roi. Michel Cabieu aperçoit les chaloupes qui s'approchent. Il veut donner l'alerte, mais tout le monde s'est enfui, y comprit le tambour du village.

     

    Alors notre homme s'empare du tambour que le fuyard a abandonné et court d'un point à un autre de la grève en faisant grand tapage.

     

    Les marins britanniques, à cent lieues de se douter qu'ils n'ont affaire qu'à un seul homme croient qu''ils vont se heurter à forte partie et rebrousse chemin.

     

    Michel Cabieu attendra vainement la récompense méritée. Le vainqueur des Anglais vivra dans la misère jusqu'à sa mort en 1804.

  • Histoire de la Normandie:La Normandie au temps des templiers

    C'est en 1118 qu'Hugues de Payens avait fondé, en Terre Sainte, l'Ordre Militaire et religieux des Templiers, fournissant ainsi au royaume chrétien de Jérusalem une armée permanente sans équivalent dans le monde médiéval du XII ème siècle.

     

    Mais pour entretenir cette armée de moines-soldats, il fallait trouver en Europe de l'or et surtout des terres, des exploitations rurales capables d'assurer à l'Ordre une solide base agricole et financière, sur laquelle il pourrait asseoir se puissance. Aussi les grands-maîtres du Temple furent-ils amenés à solliciter, auprès des princes de la Chrétienté, les vastes domaines dont ils avaient besoin.

     

    Après le Concile de Troyes, le fondateur de l'Ordre du Temple, Hugues de Payens, se rendit en Angleterre et en Écosse, pour obtenir des donations des souverains de ces deux royaume.

     

    A cet époque, le roi d'Angleterre et Duc de Normandie était Henri I er Beauclerc. De 1106 à 1135, ce prince s'appliqua, en Normandie, à restaurer l'autorité ducale, et à rendre la paix au pays. Il fut surnommé « Le Lion » pour sa valeur militaire et « Beauclerc » pour sa culture.

     

    A cette époque, le duché connaissait un magnifique réveil religieux, sous l'impulsion des Cisterciens et des grands ordres monastiques.

     

    Les abbayes menaient de vastes entreprises de défrichement, pour conquérir de nouvelles terres.

     

    Mais cette reconstitution de l'Empire Anglo-Normand, crée par Guillaume le Conquérant, inquiétait vivement le Royaume de France: le roi Louis VI fit la guerre aux Anglo-Normands de 1109 à 1113.

     

    C'est à cette époque qu'Hugues de Payens se rendit en Normandie et en Angleterre pour rencontrer Henri I er, afin d'obtenir des terres pour son ordre.

     

    Le roi réserva un excellent accueil aux chevaliers du Temple; il les autorisa à s'installer en Normandie et en Angleterre. Dès le début du XII ème, il leur octroyait des fiefs en Normandie.

  • Une bonne série Britannique

     

    Inspecteur Barnaby

     

    Si vous avez envie de vous plonger dans une Angleterre idéalisée à l'extrême, villages et cottages, pubs et salons de thé, cette série policière est pour vous. Pas la moindre image de banlieue, de zone commerciale, de panneaux publicitaires. On y croise des lords désargentés amateurs de bandes dessinées, des vieilles dames pratiquant le chantage à l'heure du thé, des sonneurs de cloche victimes d'une vieille malédiction, des femmes au foyer qui boursicotent sous couvert de clubs de lecture. Bien sur, on s'y trucide pour les éternels motifs: cupidité, adultère, vengeance. Mais tout cela est élevé au rang d'art de vivre. Un hobby juste un peu plus sanglant que le cricket et la vente de charité.

     

    Enfin petite cerise sur le pudding, les intrigues sont dépourvues du manichéisme social et politique qui rendent les séries policières françaises trop prévisibles. Et pour ce qui est du métissage, il se limite à l'échange de confitures entre voisins.