Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

américains

  • Le 8 juin 1944, un second bombardement à Vernon

    Le 8 juin à 14h05, le ciel s'emplit d'un ronronnement inquiétant alors que l'alter n'a pas été donnée. Les avions suivent le cours de la Seine en le remontant à haute altitude. Les premières bombes visent le pont une nouvelle fois, surprennent bien des Vernonnais. En effet après la coupure du pont à tous les véhicules le 26 mai, la population avait cru que c'était fini: les allaiés ayant atteint leur objectif. Mais surtout les habitants espéraient une arrivée rapide des forces terrestres alliées.  

     

    Dans ces circonstances, Jeane Duclos, du Secours National, écrit dans sa correspondance:

     

    « le 8 juin, jour anniversaire du bombardement allemand de 1940, à 14heures, nous étians dans le hall avec Monsieur Henry, capitaine des Pompiers et de chef de la D.P qui se moquait de Madame Lanctuit, présidente de la Croix-Rouge et du Secours National et de moi qui n'avions pas l'air rassuré d'entendre un passage d'avions. Je l'entends encore nous dire « Eh bien quoi, et après, laissez les passer... ». il n'avait pas fini que les bombes tombaient. Dégringolade à l'abri. Chacun a alors ses Jambes de 20 ans»

     

    Deux vagues à quelques minutes d'intervalle, d'une douzaine d'avions chacune, larguent 184 bombes de 250 Kg. Une fois de plus les erreurs de visée entraînent la chute des bombes loin de leur objectif.

     

    La première vague d'avions est déporté sur le quartier de Vernonnet et ses bombes touchent le centre du bours et quelques rues importanttes: rue Jules Soret, rue de la Ravine, route de Giverny, route de Magny et route de Gasny.

     

    La deuxième vague, arrivant du nord-ouest et cherchant à corriger les erreurs de la première, se rabat sur sa droite pour se recentrer sur le pont. Elle pratique alors l'excès invers: c'est Vernon qui reçoit les chapelets de bombes. La rue Bourbon-Penthièvre, la rue de la Boucherie et le Quai Garnuchot reçoivent la plupart des projectiles.

     

    Le bilan humain de ce bombardement est de 17 Vernonnais mort et 1 soldat allemand. 18 blessées graves ont été hospitalisés dont 3 n'ont pas survécu. Près de 50 maisons sont détruites et 50 autres provisoirement inhabitables.