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alphonse allais

  • Ecrivains de Normandie: Alphonse Allais

    Né à Honfleur le 20 octobre 1854, Alphonse Allais, grand maître du calembour et du gag, fut, en dépit de quelques succès assez méconnu en son temps.

     

    Après des études au lycée de Caen où il se fait déjà remarquer par son esprit caustique, il devient bachelier en 1870, et entreprend des études en Pharmacie. Son père l'envoie alors se perfectionner à Paris où il se livre, avec le poète et inventeur Charles Cros, à des expérimentations sur la photographie en couleur.

     

    Aussitôt le service militaire terminé, il abandonne la profession de pharmacien pour mener une vie littéraire.

    Il collabore au journal des Hydropathes tout en adhérant au « Mouvement des Hirsutes » en passant par le « Mouvement des Fumistes »

     

    En 1885, il est rédacteur en chef du journal Le Chat Noir et publie quelques années plus tard, son premier recueil, « A se Tordre »

     

    en 1892, il collabore au Journal, qui l'envoient aux Etats-Unis, où il fera moisson d'idées. A son retour, il crée le Captain Cap, personnage haut en couleur dont l'humoriste insolent s'amusa à patronner la candidature aux élections législatives. Le canular fit beaucoup parler de son auteur.

     

    En 1899, il devient rédacteur en chef de la revue Sourire et publie un grand nombre de contes. Il écrit également pour le théâtre.

     

    En 1900, après avoir été exproprié de la villa Baudelaire, à Honfleur, il s'installe dans le Var et meurt en 1905 à Paris.

  • Ecrivains de Normandie: Alphonse Allais

     

    "La bureaucratie, c'est comme les microbes: on ne parle pas avec les microbes. On les tue."

    " C'est quand on serre une dame de trop près qu'elle trouve qu'on va trop loin"

    "La mort est un manque de savoir-vivre"

    "Partir, c'est mourir un peu, mais mourir c'est partir pour de bon"

    "j'ai connu bien des filles de joie qui avaient pour père un homme de peine."

    Voilà un petit florilège  de la philosophie d'un Normand qui défraya la chronique littéraire à la fin du XIXème siècle et au début du suivant.

    Alphonse Allais est né le 20 octobre 1854. Très jeune, Alphie comme le nomment ses camarades, manifeste une forte attirance pour les mots, les "bons mots" comme on les nomme à l'époque et les blagues de potaches.

    L'officine paternelle lui sert de caverne d'Ali-Baba et de réservoir miracle dans lequel il puise les produits les plus originaux pour épater la galerie. " En ma qualité de fils de pharmacie, avouera-t-il plus tard, je gorgeais mes camarades d'un tas de cochonneries: des pâtes pectorales, des dattes..."

    A l'âge de 17 ans, son bac en poche, le jeune Alphonse travaille dans la pharmacie, sise au 10 de la place Hamelin. A une dame se plaignant d'avoir dans l'oesophage des douleurs qui "montent", le facétieux jeune homme demanda le plus sérieusement du monde, si elle n'a pas avalé un ascenseur.

    Monté à Paris, Alphonse fréquente assidûment "le Chat Noir" et commence à publier dans "le Tintamarre, "le Courrier Français", "Le Mirliton".

    Celui que se disait lui-même "Normand par sa mère et Breton par un ami de son père", manifeste vite une attirance pour l'humour de l'absurde, au point de s'inscrire de plain-pied dans le groupe des " pataphysiciens" crée par le Mainiau Alfred Jarry. Auteur prolixe, notre Honfleurais devait signer quelque 1500 récits auxquels s'ajoute un nombre invraisemblable d'aphorismes et de poésies, en particulier en vers olirimes, comme cet extrait d'un sonnet célèbre:

    " O Seigneur

    Quelle panse!

    Qu'elle pense

    Au saigneur!"