Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

alençon

  • Maison Ozé à Alençon

    Maison Ozé à Alençon

    062a-La-Maison-d-Oze--Alencon.JPG

     

     

    Elle a été édifiée au XVème siècle sur la Place Lamagdelaine, nom du premier préfet de l'Orne (1800-1815).

     

    La maison Ozé appartenait à un échevin: Jean du Mesnil.

     

    La famille Le Coustelier l'acquit en 1521 et la dota d'une aile supplémentaire dans la cour intérieure.

     

    En 1904, elle est classée à l'Inventaire des Monuments Historiques.

  • Alençon, la rue aux sieurs

    alençon, orne, normandie, histoire de normandie,


     

    Simple bourgade au XI ème siècle, située sur la Sarthe, aux portes de la Normandie. Elle est rattachée au domaine Royal en 1204. Elle est élevée en Duché-Prairie en 1414.

     

    De grands noms ont marqué son Histoire:

    • Marguerite de Lorrainey fonda l'Ordre des Vlarisse.

    • Marguerite de Navarre, soeur de François Ier y tenait une cour brillante réunissant de célèbres poètes tels que Clément Marot.

    • Honoré de Balzac y séjourna en 1825 et en 1828, on retrouve l'atmosphère de la ville dans « La Vieille Fille » publié en 1837 et dans « le Cabinet des Antiquités » publié en 1838.

    • L'éditeur Poulet-Malassis y résidait. Il fut condamné pour avoir édité « Les Fleurs du Mal » de Charles Baudelaire

    • Thérèse Martin, la future Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus y naquit en 1873.

     

     

    La rue aux Sieurs se trouve dans le centre de la ville et débouche sur la Halle aux Blés, construite entre 1811 et 1819.

     

    halleauxblessite.jpg

     

  • Visite de la Ville d'Alençon

    Durée environ 2h à 2h30 à pied en laissant la voiture de préférence sur la place Foch.

     

    Alençon n'est pas une de ces villes monumentalemes réputées au loin et pour lesquelles le touriste ferait exprès des kilomètres. C'est une noble dame discrète et aimable à la fois qui ne livre ses secrets que peu à peu et qui sédyut davatage au fur et à mesure qu'on la connait.

     

    Le Château des Ducs:

     

    Le plus prestigieux édifice qui s'offre à la vue sur la place Foch est bien le célèbre Château des Ducs, dont l'essentiel de la construction date de Pierre II, Comte d'Alençon et de Jean Ier, Duc d'Alençon donc vers la fin du XIV ème siècle et du début du XV ème siècle.

    Louis XI y passa et faillit être écrasé par la chute d'une pierre détachée de l'une des tours de l'entrée. Marguerite de Navarre y logea son palais d'été et y entretint sa cour de poètes. Mais ce qui reste du château est bien modeste par rapport à la construction d'origine. La partie essentielle était un monumental donjon qui s'élevait à peu près à l'endroit du palais de justice actuel qu'est regrettable architecturaleme

    Henri IV l'épargna. Par contre l'Intendant Julilen au XVIII ème siècle le transforma en prison en entreprenant des travaux qui furent mal conduits et le déteriorèrent au point qu'il fallut l'abbatre.

    Le Palais d'été a lui aussi disparu, il se trouvait à peu près à l'emplacement de l'Hôtel de Ville.

     

     

    L'Hôtel de Ville:

     

    sur cette même place Foch, anciennement Place d'Armes, le visiteur peut admirer la courbe élégante de la façade de l'Hôtel de Ville, construction d'un équilibre très classique, surmontée à droite et à gauche d'un fronton rectangulaire, de deux balustrades qui évoquent la Petit Trianon. Le monument édifié à partir de 1783 (XVIII ème siècle) par Delarue n'a été achevé qu'en 1795 à cause des troubles de la Première République.

    Rue Porte de La Barre: Revenu dans la rue Balzac, le visiteur peut la suivre jusqu'aux modestes restes de la Porte de La Barre, dont on voit encore l'une des tours de protection et les amorces de la voûtes.

     

    Nous arrivons à l'Eglise Saint-Léonard construite par René et Marguerite, Duc et Duchesse de Lorraine. L'intérieur est de style Gothique Flamboyant et mérite un coup d'oeil.

     

     

    Le Quartier de la Sarthe

     

    du carrefour des Etaux (Coeur de l'Alençon de l'époque celto-romaine) de petites rues divergent:

    • rue de la Juiverie

    • rue des Marais

    • rue des Granges

    • rue Bonette

     

    Le flaneur peut se croire revenu quatre ou cinq siècles en arrière.

    En continuant la rue de la Sarthe, le promeneur doit s'arrêter un instant sur le pont qui enjambe la Sarthe, d'où il peut apprécier la charmante perspective sur la rivière aux bords de laquelle se mêlent en un harmonieux et provincial équilibre les frondaisons et les architectures.

     

    S'il revient vers le centre-ville par la rue du Pont-Neuf, il remarquera en passant sur la façade du n°15, une plaque rappelant l'installation en août 1944, du PC de la 2ème Division Blindée Française du Général Philippe de Hauteclocque dit Leclerc, c'est de cette maison que partiront les ordres de la Bataille de la Forêt d'Ecouves.

     

    L'Eglise Notre-Dame

     

    L'église a été commencée au XIV ème siècle et terminée au XV ème siècle. Le porche, oeuvre de Jean Lemoine, ne fut terminé qu'en 1506 donc au XVI ème siècle grâce au mécénat de Marguerite, Duchesse de Lorraine. Cette magnifique entrée à trois pans présente des gables merveilleusement effilés fleuris et festonnés de guirlandes de pierre. Au-dessus du porche central, les personnages symétriquement disposés représentent « La Cène » et « La Transfiguration ». deux prophètes et trois disciples regardent extasiés le Christ situé au centre du registre supérieur. L'apôtre Jean, au milieu du registre inférieur, à même dû tourner le dos à la rue pour mieux voir le miracle. Une légende prétend qu'il s'est retourné d'un coup en 1562 pour ne pas assister au sac de l'église par les protestants.

     

    Il est dommage que les statues des pieds-droits et des voussures du portail principal et des portes en accolades aient été martelés par les Protestants puis lors de la Premiere République Française.

     

    Nous sommes d'autant plus à l'aise pour clamer après bien d'autres notre consternaton devant l'affligeante tour carrée qui s'élève à la croisée du transept. Cette tour est l'oeuvre de l'Intendant Lallemant de Levignen (qui a aussi construit le pont de la Concorde), elle date du XVIII ème siècle et remplace un clocher détruit par un incendie en 1744.

     

    La Maison d'Ozé

     

    Quittant l'église Notre-Dame, nous remarquons au fond de la place une élégante et sobre construction connue sous ce nom. Elle a été édifiée au XV ème siècle pour l'échevin Jean du Mesnil. La façade donnant sur le jardin avec sa jolie tourelle est aussi séduisante et peut-être moins austère que celle donnant sur la place.

     

    La Grande-Rue et ses abords.

     

    En tranversant la Grande-Rue, et en nous avançant un peu dans la rue du Bercail, nous découvrons la façade et la Cour du Tribunal de Commerce qui a été bâti au XV ème siècle.

     

    L'Hôtel de la Préfecture

     

    Bâti vers 1630 donc le XVII ème siècle par Ch. De La Besnardière, receveur des Tailles de la Province. Il fut occupé par la Duchesse de Guise, douairière d'Alençon en 1676,puis par les religieuses de l'Hôtel-Dieu, puis par les intendants de la Généralité d'Alençon et enfin depuis 1800 par le corps préfectoral. L'édifice a subi du fait de ses différents propriétaires quelques modifications et adjonctions qui ont un peu nui à l'équilibre primiotif. Néanmoins, l'alliance de la pierre, de la brique rose, de l'ardoise bleue et noire, l'élégance du pavillon central et des grands toits fortement inclinés font de cette construction, l'une des plus caractéristique du style Louis XIII.

  • Culture de Normandie: Chanson sur les amours

     

    Chanson que l'on chantait dans les assemblées autour d'Alençon.

     

    Ta grand-mèr' m'a dit

    Que t' était bien faite

    Voudrais-tu m'montrer

    Tes beaux seins Nanette?

    Ah! mon amis Thomas

    Ta demande est indiscrèt'

    Ah! mon amis Thomas

    Non tu n'les verras pas

    Ah! ah! Ah! Ah! Ah!

    Non tu n'les verras pas

     

    Montre moi du moins

    Ma belle brunette

    Montre moi du moins

    Tes beaux bras Nanettes:

    Ah! mon amis Thomas

    S'il n'y a qu'ça qui t'inquiète

    Ah! mon amis Thomas

    Regard'les tant qu'tu voudras

    Ah! ah!

    Ah! ah!

    Oui tant que tu voudras!

     

    Ta grand-mèr' m'a dit que tu était bien faite

    Ma mie montre moi

    Tes belles gambettes!

    Ah! mon amis Thomas

    Mon Dieu que tu as l'air bête!

    Ah! mon amis Thomas

    Cela ne se montre pas

    ah! ah! Ah! Ah!

    Cela ne se montre pas

     

    Montre moi du moins

    Ma belle brunette

    Montre moi du moins

    Tes beaux yeux Nanette!

    Ah! mon amis Thomas

    Mire, mire, mire mes mirettes:

    Ah! ah!

    Ah! ah!

    Mire-les tant qu'tu voudras!

     

    Mais c'n'est pas tout ça

    Ma belle brunette

    Tu n'me contente pas

    Charmante Natte

    Eh bien! Épouse-moi.

    Je ne serai plus coquette.

    Et tout c'que tu n'vois pas

    Sera désormais pour toi.

    Ah! ah!

    Ah! ah!

     

    Ben j'y consentons

    Ma belle brunette

    Nous nous marierons

    Pour la Sainte Annette!

    Ah! que j's'rons donc heureux

    Dans not' chambrette

    Et que j't'aim'rons oui da

    Car t'es un bon p'tit gas

    Ah! ah!

    Ah! ah!

    Oui t'es un bon p'tit gas!

  • Histoire de la Normandie:La Bataille de Varaville


    par Caroline


    Il y a 953 ans, le 22 mars 1057, eut lieu la plus grande victoire Normande sur l'armée française. Avec seulement une centaine d’hommes Guillaume le Conquérant terrassa les milliers de soldats de l’armée française (mais aucun mots dans les livres historiques et encore moins dans les manuels scolaires !).

    En peu de temps la Normandie subit plusieurs attaques de la part des français. Tout d’abord lorsque le comte d’Anjou, Geoffroi Martel, s'empare du Mans, remonte vers Domfront et Alençon avec l’intention d’annexer la Normandie. Guillaume le Conquérant assiège alors Domfront en 1052 puis reprend Alençon, la victoire est totale. Deux ans plus tard, en 1054, le roi de France attaque la Normandie au nord et au sud à l'aide de deux armées. Le frère du roi est défait à Mortemer, l’armée française est anéantie et la seconde armée qui devait venir en renfort est interceptée et défaite à Varaville ! Le roi de France, Henri Ier, s’inquiète de la montée en puissance des normands. Outre que le roi d’Angleterre est l’oncle de Guillaume, son mariage avec Mathilde de Flandre fait de lui un homme puissant et influent (Mahaut, la fille du fils de Guillaume, épousera d’ailleurs l’empereur d’Allemagne). Le roi de France en décrète donc qu'il faut envahir à nouveau la Normandie.

    Lire la suite

  • Histoire de la Normandie:Le pays des thermes et des dentelles

    L'histoire du thermalisme à Bagnoles de l'Orne commence avec la présence d'une cabane couverte de bruyère près de la source; « une loge sur quatre fourches ».

    La tradition veut que Marguerite de Navarre ait éprouvé dans ce trou perdu, ignoré de la Cour, les bienfaits des eaux. Aucune mention du site ni de la fontaine dans le répertoire « Les eaux des Provinces de France », ils tomberont cependant dans le domaine royal à la suite d'un procès.


    Un apothicaire d'Alençon obtient la première concession qui stipule de ne « rien n'exiger des baigneurs ». les curistes affluent et les villages de Couterne et de Tessé-la-Madeleine fournissent l'hébergement, tandis que les paysans des alentours apportent les victuailles de leur terroir, sans tarder à en profit.

    Dès 1740, la publicité vante les bains de Bagnoles, l'accueil d'auberges propres, bien meublées avec de bons lits, ainsi que les mérites d'un service « au prix que l'on souhaite le repas des maîtres, des domestiques et des chevaux. »

    Le temps où les bains se prennent «sans dépense» s'achève en 1792 (encore un bien fait de la révolution). La cure d'une quinzaine de jours à l'établissement thermal s'élève à six livres, les douches et la location des serviettes sont facturées en sus.


    Les choses évoluent, cela recouvre l'investissement immobilier, l'engagement du personnel qui va du concierge et doucheur, sans oublier le concours de quatre personnes « entendues et capables »chargées du déshabillage des patients, de les placer dans le bain, de les frotter et de les dessécher!

    La distribution des lieux permet la séparation des bains, une salle réservée aux hommes et l'autre aux femmes (tient bizarre la première république française faisait la même chose que les républiques islamiques)

    Les attraits de Bagnoles séduisent les curistes: le lac formé par la petite rivière de la Vée, les promenades parmi les frondaisons, les rochers et les sapins et ce superbe environnement contribuent à l'essor de la station.



    Arrosée par la Sarthe, Alençon, aux confins du Perche normand, garde beaucoup de noblesse et un charme provincial. A partir de 1676 et jusqu'à sa mort, la duchesse de Guise séjournait dans un somptueux hôtel durant les étés. Ce même lieu, devenu la résidence des intendants, accueillit en 1811, le couple impérial Napoléon et Marie-Louise.


    Le 4 janvier 1873, la petite Thérèse Martin (future Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus) fut baptisée en l'église Notre-Dame dont le magnifique porche fait songer à une dentelle de pierre.


    La dentelle est en effet la spécialité d'Alençon. Le Second Empire fut une période de production intense. La toilette de l'Impératrice Eugénie et la robe de baptême du prince impérial étaient exécutées en point d'Alençon.

    Les dentelles aux fuseaux ornaient les robes et les corsages des bourgeoises de la ville, les paysannes en surchargeaient leurs coiffes, savant échafaudages de batiste et de tulle dont la forme variait. Les jeunes filles s'initiaient volontiers à l'art de la dentelle.

  • Histoire de la Normandie:Le château de Médavy

    Médavy évoque la démesure. Démesure du vaste terre-plein rectangulaire hérité de la forteresse médiévale, antérieure, placée au passage de l'Orne, dans un secteur particulièrement marécageux. Démesure surtout des Rouxel, qui en possédèrent la terre pendant plus de trois cents ans, depuis le mariage de Jean Rouxel, écuyer du duc d'Alençon avec Marie Larçonneur, dame de Médavi, au début du XV ème siècle.

     

    Sous Henri III, Jacques Rouxel devient baron de Médavy et gouverneur d'Argentan, charge que se transmettront ses descendants.

    Capitaine du château d'Argentan, à dix-sept ans, sont fils Pierre est gouverneur de Verneuil, dont il ouvre les portes à Henri IV.

    Françoise de Hautemer, qu'il épouse en 1588, est la fille d'un vieux compagnon de combat du roi, qui le fait Maréchal de France et duc de Grancey.

     

    Jacques Rouxel, comte de Médavy et de Grancey, combat sous Louis XIII, le régent fait de son petit-fils Jacques-Léonor, le second Maréchal s'appelant Médavy.

    Mais l'entretien du régiment de Grancey, leur train de vie à Versailles et surtout la reconstruction de leurs immenses châteaux de Médavy et de grancey ruinent le Maréchal et son frère.

     

    En 1733, leurs héritiers vendent Médavy au duc de Tallard.

     

    Pierre Thiroux de Monregard, trésorier général de la maison du roi, achète le domaine en 1754. il fait terminer le château et crée des jardins dans le goût paysager à la mode, avec labyrinthe et kiosque chinois. Après sa mort en émigration, son fils ne parvient pas à redresser la situation.

     

    Madame Labbey de la Roque-Baignard achète Médavy en 1823, sacrifie l'aile et le pavillon ouest, endommagés par un incendie, et rend habitable le reste du château.

     

    Restauré et modernisé pendant l'entre-deux-guerre par Monsieur Henri de Peyrimhoff, le château abrita en août 1944, le quartier général du Colonel de Langlade (2ème DB française).

     

    Revenu en 1959, au Général de Grançey, gouverneur des Invalides.

  • Culture Normande:Proverbes sur les villes

    Alençon

    Alençon,

    Petite ville, grand renom;

    Autant de putains que de maisons,

    Et si elles étaient bien comptées,

    Autant que de cheminées.

    Alençon,

    Habit de velours et ventre de son;

    Plus de cocus que de maisons.

     

    Trun

    Ils sont comme les bouchers de Trun, ils se mettent trois sur une bête

    Ils sont comme les avocats de Trun, ils relèvent mangerie

     

    Trun en Trunois

    Les femmes accouchent au bout de trois mois

    Mais seulement la première fois.

     

    Argentan

    Ne tirez pas, Messieurs de Falaise; nous nous rendons

    Argentan, Mauvaisville et Coulandon.

     

    Domfront

    Domfront, ville de malheur

    Pris à midi, pendu à une heure

    Quoi dont qu'il avait fait?

    Il avait volé un lincou

    I n'avait qu'ça?

    La vaque était au bout.

  • Histoire de la Normandie:La Conscription dans l'Orne

    La Conscription dans l'Orne sous l'Empire

    le 28 juin 1807, Le Journal du département de l'Orne, peut enfin écrire fièrement: « Il est peu de département où l'importante opération de la conscription s'opère avec autant de popularité que dans le département de l'Orne et assurément on peut dire qu'il n'en est pas qui le surpassent à cet égard.»

    Quatre ans auparavant, le gouvernement avait accordé l'octroi d'exemptions et de congés aux conscrits moyennant une somme de 300 francs, pour douze des départements de l'Ouest dont l'Orne.

    En dépit de cet allégement d'une loi sur la conscription de plus en plus lourde au fil des années, le préfet doit menacer et rappeler aux sous-préfets que les conscrits qui ne se présentent pas dès la première convocation pourraient être déclarés réfractaires.

    L'action du préfet finit enfin par triompher et, en 1807, un bon nombre de soldats ornais, enthousiastes et « animés d'un bon esprit » vont rejoindre la Grande Armée.

    Certains vont combattre à Essling et à Wagram, d'autres vont entrer dans Moscou.

    L'Histoire retiendra quelques noms des généraux normands comme Le Veneur, Fromentin, les Alençonnais comme Bonet et Ernouf et Desprez, Bonvoust de Mortagne.

    Mais, inconnus ou illustres, tous ne reviendront pas.

  • Cuisine de Normandie:L’andouillette d’Alençon

    par Thibault

    L’andouillette d’Alençon est — ou a été — une spécialité culinaire de Normandie.

    L’andouillette dite d’Alençon se distinguait dans un proche passé de la majorité des autres andouillettes en raison de sa composition traditionnelle. Elle ressemblait fort à l’andouillette telle que l’Académie française l'avait définie de la première édition (1694) à la sixième édition (1835) de son dictionnaire : « Andouillette. s. f. Chair de veau hachée & ramassée en forme de petite andoüille. » L’andouillette d’Alençon traditionnelle se composait, assez récemment encore, exclusivement de fraise de veau. Mais il y a eu la "maladie de la vache folle" : la fraise, membrane entourant l'intestin grêle du veau, a été interdite à la consommation lors de l'epizootie d'ESB, étant considérée,comme MRS, Matériel à risque spécifié.

    Cette décision n'est sans doute pas irrémédiable : peut-être l'andouillette ainsi élaborée ressuscitera-t-elle. Elle est délicieuse accompagnée de pommes de terre à la normande et arrosée de cidre sec.

    Les autres andouillettes naguère préparéesavec du veau étaient, entre autres, celles de Cambrai, d’Arras, ainsi que celles dites "beaujolaises". Certaines avaient obtenu le "label" de l'AAAAA, qui n'est plus accordé qu'aux andouilletttes "pur porc" depuis la maladie de la vache folle.