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acquigny

  • Tradition de Normandie: Avec les pèlerins d'Acquigny

     

     

    La coutume à laquelle se livraient les pèlerins d'Acquigny et d'Heudreville-sur-Eure à la Croix de Saint Mauxe et de Saint Vénérand (Fête de Saint Mauxe, le 25 mai) ne manquait pas de pittoresque: arrivés sur le lieu de leur pèlerinage, ils ramassaient un petit caillou plat et rouge comme il s'en trouve dans les alluvions de l'Eure et se le fixaient au front.

     

    Le caillou devait tenir tout seul sur le front du pèlerin pendant qu'il passait à genoux sous l'autel et faisait le tour de la croix. Si le caillou ne tombait pas, il avait toutes ses chances d'obtenir des deux saints les grâces qu'il avait implorées.

     

    Les marchands ambulants profitaient de ce pèlerinage pour vendre aux abords de la prairie des objets pieux et les fameuses Cernouettes qui sont des galettes locales.

  • Village de Normandie: Acquigny

    Le château: Construit pour Louis de Silly, seigneur de La Roche-Guyon et pour son épouse, Anne de Laval, entre 1540 et 1577 (mort de Louis de Silly).

     

    Le monogramme ASL du couple est plusieurs fois reproduit dans le décor. Le plan du logis serait inspiré par ce monogramme: il comprend deux ailes en équerre, chacune flanquée sur l'arrière d'un pavillon: l'un de ceux-ci contient un grand escalier à retours.

     

    L'entrée est dans l'angle rentrant de l'équerre, formant en quelque sorte la barre d'un A: elle est surmontée d'unetourelle sur trompe qui met en communication deux couloirs, eux mêmes en équerre joignant les deux pavillons.

     

    Sur l'arrière, l'angle saillant présente une tourelle. Les ailes ont été prolongés au rez-de-chaussée au XVIII ème siècle par l'Architecte Charles Thibault.

     

    L'église Sainte Cécile: Ajoutée par l'architecte rouennais Charles Thibault à la commande du président du Parlement de Normandie, Pierre-Robert le Roux d'Esneval. La façade est ornée de médaillons représentant Saint Mauxe et Saint Vénérant et d'un bas-relief représentant la mort de Sainte Cécile. L'intérieur de l'église est composé en style Louis XV et Louis XVI, le maitre-autel est daté de 1748. Tableau de Jean-Baptiste Huet représentant « L'apparition de la Vierge à Saint Dominique et à Sainte Catherine. Statues représentant « Une Vierge à l'Enfant » et Saint Robert.

    Tombeau de Robert le Roux de Tilly (mort en 1638) et de Marie de Bellièvre (morte en 1642), en partie sculpté par Jacques Sarrazin et provenant du couvent des Célestins de Rouen.

     

    Manoir de Becdal: Construit pour Denis Le Roux, acquéreur du fief au XV ème siècle. Refait au milieu du XVII ème siècle pour Claude Le Roux.

  • Culture de Normandie:Acquigny, le pèlerinage des martyrs

    source: Léon de VESLY - Légendes et vieilles coutumes (1905)

    Le territoire d'Acquigny fut arrosé par le sang des premiers chrétiens : Maximus et Vénérandus qui subirent le dernier supplice pour la foi. Le spectacle de leur constance convertit trente-huit soldats qui les gardaient et qui voulurent partager leur sort.
    Cette exécution fut ordonnée par l'empereur Dioclicien, disent les chroniques, et l'endroit où elle eut lieu est appelé : champ des quarante martyrs. On le montre encore aujourd'hui dans la prairie, et chaque année, le lundi de la Trinité, s'y fait un des plus curieux pèlerinages de la contrée. Rien de plus pittoresque que la longue procession qui se déroule lentement sur la grande route entre la claire rivière et le coteau de Cambremont. Les ors des chasubles reluisent au soleil, sous ses chauds rayons, le rouge des soutanes des petits clercs, l'écarlate des chaperons des frères de Charité s'avivent et s'exaltent. Des taches lumineuses s'accrochent aux bannières, aux oriflammes, aux torchères, et, dominant ce poudroiement des couleurs, ce triomphe des ors, les châsses de Saint Mauxe et Saint Vénérand. Celle-ci, en forme de tête, donnent l'illusion de géants suivant la théorie des prêtres. Au chant rythmé des litanies, la procession a parcouru les deux kilomètres séparant l'église d'Acquigny de l'enclos vénéré. Les porteurs des châsses s'arrêtent au carrefour d'un petit chemin d'accès, et se placent vis à vis l'un de l'autre, ils élèvent alors les saintes reliques à la hauteur des épaules. Sous l'arcade formée par leurs bras et les châsses, passent, courbant la tête comme sous le joug, une foule silencieuse et recueillie. Cette cérémonie est imposante et ne manque pas de grandeur.
    Dès que le défilé des fidèles ont terminé, les châsses sont déposées sur un autel formé de trois pierres, trilithe chrétien, qu'ombrage une belle croix dans le style Renaissance. Quelques psaumes sont encore chantés et les prêtres se retirent sous les grands marronniers qui entourent le champ vénéré, pour réciter des Évangiles : il se forme là des groupes charmants pour l'artiste et l'observateur. Cependant, la curiosité de ce dernier ne tarde pas à être éveillée de nouveau par le spectacle qui s'offre à ses yeux.
    Les enfants prêts à quitter les lisières sont amenés d'un côté de l'autel et incités par leur mère ou leur nourrice, ils passent seuls dessous. Désormais, ils marchent sans être tenus.
    Des adultes, des vieillards partent également sous l'autel pour guérir leurs douleurs et leurs rhumatismes. Les jeunes fiancés s'engagent aussi dans l'ouverture sacrée et tous y ramassent des petits cailloux qui sont des talismans précieux. Ils en prennent sept, et ceux choisis doivent adhérer au front par la seule pression du doigt. Beaucoup de pèlerins reviennent en procession et regagnent leur logis avec un caillou placé au milieu du front.
    Une autre particularité de la fête de Saint Mauxe : présence, aux abords la prairie de marchands d'objets de piété et de gâteaux appelés "cernouettes" ; galette, d'une pâte lourde et indigeste, rappelant la tradition de l'ancien pèlerinage de Sainte Venice, mentionnée par Hercule Grisel.

  • Eglise paroissiale d'Acquigny classé au Monument Historique

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    Par Caroline

    église paroissiale construite de 16e siècle ; 2e moitié 18e siècle exactement de 1756 à 1768

    Il ne reste pas de trace de l' édifice médiéval. Choeur reconstruit vers 1545. Nef reconstruite entre 1552 et 1572. Ensemble repris 2e moitié 18e siècle : en 1756 la nef est reprise, en 1768 est construit l' arrière-choeur. Façade ouest édifiée avant 1788 par Charles Thibault ainsi que le clocher. Décor des chapelles par Laminne, 2e moitié 18e siècle. Loge de charité du 19e siècle. Patronage : l' abbaye de Conches (Eure)

    L'église est la propriété de la commune et elle est classée au Monument Historique depuis 1975. Il existait à Acquigny un groupe de Charitons.