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écrivains normands

  • Deux 6 juin qui ont vu les naissances d'écrivains en Normandie

    Le 6 juin 1606, naissance à Rouen de Pierre Corneille. La ville de Rouen érigea une statue en mémoire de ce poète tragique en 1834.

    De son vivant, l'auteur du Cid fut violemment attaqué par tous les rimeurs envieux de son époque qui étaient patronnés par Richelieu. Doyen de l'Académie Française, on l'appela le Grand Corneille pour le distinguer de son frère Thomas.

     

    Le 6 juin 1927, naissance de Michel Hérubel. Il a écrit « Le Temple sous la Mer » et « Contes populaire de toutes les Normandies »

  • Idée de lecture: Contes normands de Guy de Maupassant

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    On ne se lasse pas de lire cet auteur qui est à la littérature ce que l’impressionnisme est à la peinture, par ses touches de couleur, les bruits des étables ou ceux du cidre qui pétille dans les verres, les odeurs des étangs, de la forêt en automne, par toutes ces impressions minutieusement décrites ou finement suggérées. Au milieu de ce décor, les paysans normands du pays de Caux, avec leur langage savoureux, leurs histoires rocambolesques et leur cruauté aussi. Quelques contes très originaux, courts, mordants, pas vraiment tendres, des images prises sur le vif, le tout si vivant, si réel, que l’on va jusqu’au bout de ce recueil sans le moindre ennui, avec juste le regret que ce soit déjà fini.

  • La Normandie dans la littérature Française

    Car si la Normandie a acquis des titres de noblesse dans les Lettres françaises, ce n'est pas seulement par le talent ou le génie de ses fils, c'est aussi par la séduction qu'elle a toujours et partout exercée sur la foule des auteurs de notre langue, qui, n'ayant fait que passer à travers ses merveilles, ont été sensibles à la pittoresque varité de ses paysages, à la beauté de ses monuments, aux gloires de son passé et ont cherché à exprimer leurs émotions, à traduire leurs enthousiasmes.

     

    C'est ainsi que ces derniers ont laissé dans leurs oeuvres la trace enchantée de leurs séjours. Venus de Paris ou de Provinces plus ou moins lointaines et de tous les horizons intellectuels, ils ont été conquis, les uns après les autres, par les spectacles que leur offrait notre Province dans ses villes, ses rivages et ses campagnes..

     

    Stendhal a vu dans Rouen: « L'Athènes du monde Gothique »

    Victor Hugo chantât l'illustre cité: « Amis, c'est donc Rouen... La Ville aux cent cloches qui carillonnent dans l'air. »

    Madame de Sévigné a salué dans Caen: « La source des plus beaux esprits du Royaume »

    Edouard Herriot dans « La Forêt Normande » appelât la cathédrale de Coutance: « Un Parthénon chrétien »

    Devant la Manche, à Granville, Jules Michelet a conçu et réalisé « La Mer »

    Balzac, avec une prescience divinatoire, a annoncé l'essor du Havre.

    À Dieppe, en 1828, Vigny narrant la pathétique destinée de la frégate « La Silencieuse » a silhouetté la ville: « et son vieux château soutenu par la dune... et ses deux monts en vain par la mer insultés. ».

    A Villequier, retentira, tant qu'il y aura une langue française, la douleur de Victor Hugo dans « Les Contemplations »

    Retirée dans le château des Nouettes, la Comtesse de Ségur, a peuplé ses romand, avec les paysans des environs de L'Aigle.

    C'est à Ouistreham, que Siménon a composé « Le Quai des Brumes

     

    Après tant de rencontres fortuites et de vocations occasionnelles, on ne saurait être surpris par la passion que la Normandie a suscitée pour elle dans le coeur de ses enfants. Il est naturel qu'il aient saisi toutes les occasions de peindre et d'exalter une terre dont ils subissaient voluptueusement les sortilèges: l'harmonie de ses vallons, la fraîcheur ombreuses de ses forêts, les couleurs changeantes de ses champs et de ses prairies, le miroitement du noble fleuve qui la sillonne de méandres; la sérénité et la colère alternés de la Manche qui, tour à tour, caresse ou bat ses falaises; l'énergie poussée jusqu'à l'héroïsme, l'habileté poussée jusqu'à la ruse de ses population, aussi promptes à la joie qu'acharnées au travail, capables des plus sourdes rancunes et des plus magnifiques dévouements; enfin l'incomparable parure dont elle s'est couverte au long des siècles avec les donjons, les abbayes, les cathédrales, les châteaux qu'y édifièrent des hommes assez artistes pour faire sourire encore à nos yeux la plus modeste de leurs modestes à colombage.

     

     

    Flaubert répondait à un curieux qui l'interrogeait sur Madame Bovary: « Madame Bovary c'est moi.

    Combien plus justement on le pourrait définir: Flaubert, c'est la Normandie. Le reclus de Croisset éprouvait moins de peine à s'arracher à son ermitage quant il s'agissait pour lui de vagabonder en sa chère Normandie: à Rouen où il est né, il nous est facile en remettant nos pas dans ceux de la pitoyable Emma, de reconnaître les rues qu'elle a suivies. Dans les bourgs des environs subsiste plus vivace que si c'était celui d'une créature en chair et en os, le souvenir qu'elle y a laissé: par exemple à Totes et à Ry.

     

    Barbey d'Aurévilly surgit, ses ouvrages à la main, sur les landes désertes, les villes et les plages éventées du Cotentin.

     

    Jean de la Varende, pour nous faire mieux aimer ses héros et les théâtres de leurs exploits, n'hésitera pas à étirer jusqu'à l'Aigle, Verneuil et La Ferté-Vidame, un pays d'Ouche que ses pages entraînantes ont transfiguré.

    Ce serait, toutefois, très injustesment rétrécir la Normandie que de confiner ses écrivains dans une sorte de littérature régionaliste. En réalité, elle a fourni aux meilleurs d'entre eux le tremplin d'où ils se sont élancés vers les cimes qui leur découvrirent les formes permanentes où les réaliser.

    La grande originalité de la Normandie dans l'ordre littéraire, consiste dans la durable puissance des créations que notre langue doit à des Normands et qui, débordant les ouvrages particuliers, ont proprement rénové ou inauguré les genres dont elles relèvent.

  • Guy de Maupassant parle de la ville de Rouen

    extrait de Bel Ami (1885)

     

    « La ville apparaissait sur la rive droite, un peu noyée dans la brume matinale, avec des éclats de soleil sur ses toits, et ses milles clochers légers, pointus ou trapus, frêles et travaillés comme des bijoux géants, ses tours carrées ou rondes, coiffées de couronnes héraldiques, ses beffrois, ses clochetons, tout le peuple gothique des sommets d'églises que dominait la flèche aiguë de la cathédrale, surprenant aiguille de bronze, laide, étrange et démesurée, la plus haute qui soit au monde.

     

    Mais en face, de l'autre côté du fleuve, s'élevait, rondes ou renflées à leur faîte, les minces cheminées d'usine du vaste faubourg de Saint-Sever. Plus nombreuses que leurs frères clochers, elles dressaient jusque dans la campagne lointaine leurs longues colonnes de briques et soufflaient dans le ciel bleu leur haleine noire de Charbon. »

  • Culture de Normandie:Extrait des Voix de Coutances de Louis Beuve

    Nymphe aux yeux d'émeraude, au sein

    battu des vents,

    Dont la voix grave monte au ciel en

    longs cantiques

    Comme un lointain écho des vieux âges

    mystiques;

    Dont le regard austère et le charme

    troublant

    auraient séduit Hugo, le penseur au

    front blanc;

    Que le doux Lamartine eût chanté dans

    ses stances:

    Voilà, sous son ciel gris la cité de

    Coutances!

  • Ecrivains de Normandie: Hector Malot

    Hector Malot est né le 28 mai 1830 à La Bouille en Seine-Maritime. Son père était notaire à Hébécourt dans l'Eure et aurait bien voulu que son fils fasse « son droit ».

     

    Mais au lycée de Rouen, le jeune Hector n'est pas un très bon élève. Ce qui l'intéresse, c'est la lecture des romans.

     

    Le voilà à vingt-trois ans à Paris avec la démangeaison d'écrire. Après avoir fait des petits boulots pour survivre, il rencontre Louis Bouilhet, ami et confident de Flaubert, grâce à qui il entre comme pigiste à la revue de vulgarisation le Journal pour Tous.

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  • Guy de Maupassant parle d'Etretat

    « Quand, sur une plage pleine de soleil, la vague rapide roule les fins galets, un bruit charmant, sec comme le déchirement d'une toile, joyeux comme un rire cadencé, court par toute la longueur de la rive, voltige au bord de l'écume, semble danser, s'arrête une seconde , puis recommence avec chaque retour du flot. Ce petit nom d'Etretat, nerveux et sautillant, sonore et gai, ne semble-t-il pas né de ce bruit de galets roulés par les vagues? La plage dont la beauté célèbre a été si souvent illustrée par les peintres, semble un décor de féerie avec ses deux merveilleuses déchirures de falaise qu'on nomme les portes. »

  • Citations de Jules Barbey d'Aurevilly

    Citations de Jules Barbey d'Aurevilly

    Les crimes de l'extrême civilisation sont certainement plus atroces que ceux de l'extrême barbarie.

    L'égalité, cette chimère des vilains, n'existe vraiment qu'entre nobles.

    Les passions font moins de mal que l'ennui, car les passions tendent toujours à diminuer, tandis que l'ennui tend toujours à s'accroître.