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écrivains de normandie

  • Ecrivains de Normandie:François de Malherbe

    François de Malherbe (1555-1628)

    François de Malherbe, gentilhomme normand, qui devait selon Boileau, "le premier en France faire sentir dans ses vers une juste cadence", commença par imiter les poètes contre lesquels il allait réagir si violemment.

    Le poème des "Larmes de Saint Pierre" appartient à cette première période de son talent.

    Malherbe n'a guère écrit que des odes consacrées me ^mis spive,t ) célébrer des événements contemporains, des paraphrases des "Psaumes". Quelques sonnets et quelques chansons complètent son oeuvre.

    C'est par l'opiniâtreté d'un réformateur, on peut dire presque sectaire qu'il devint l'écrivain que Ménage, nomme "le Prince de notre poèsie Lyrique"

     

    Pour ceux qui aime le sport: voilà pourquoi l'équipe de Caen s'appelle le Stade Malherbe.

    On peut voir aussi voir à Caen la maison natale de François de Malherbe, elle se trouve après la rue Froide.

    De Photos de Normandie
  • Ecrivains de Normandie: Gustave Flaubert

     

    Gustave Flaubert est né à Rouen en 1821. Dès le lycée, il manifeste ses goûts pour l'écriture et fait ses débuts littéraires dans un petit journal scolaire, le Colibri.

     

    Il suit des cours de droit à Paris, mais les troubles nerveux qu'il ressentira toute sa vie l'obligent à quitter la capitale.

     

    Il s'installe alors à Croisset près de Rouen et c'est là qu'il réalisera la plus grande partie de son oeuvre.

     

    Toujours à la recherche de la perfection, ce romancier est partager entre le réalisme et le romantisme.

     

    En 1851, il écrit Madame Bovary, qui ne sera publié quand 1856 par La Revue de Paris, certaines scènes sont jugées scandaleuses par la Bourgeoisie bien pensante et des poursuites sont engagées contre l'auteur. L'acquittement de Flaubert contribuent au succès du roman paru en Librairie en 1857.

     

    Après un voyage en Afrique, il commence l'écriture de Salammbô. Viendra ensuite L'éducation Sentimentale, récit d'une passion de jeunesse qui lui demandera cinq ans de travail et connaitra plusieurs versions.

     

    Flaubert meurt à Croisset en 1880 en laissant inachevé Bouvard et Pécuchet.

     

  • Pierre Corneille a vécu à Rouen et à Petit-Couronne

    A Rouen

    extrait de Mémoires d'un Touriste de Stendhal (1837)

    « En arrivant, je suis allé tout seul rue de la Pie, voir la maison où naquit en 1606, Pierre Corneille. Elle est en bois et le premier étage avance de deux pieds sur le rez-de-chaussée. C'est ainsi que sont les maisons du moyen âge, à Rouen, et ces maisons qui ont vu brûler la Pucelle sont encore en majorité.

     

    La maison de Corneille a un petit second, un moindre troisième et un quatrième de la dernière exiguïté. »

     

    A Petit-Couronne

     

    extrait de Corneille de Robert Brasillach (1938)

     

    «La maison existe toujours, avec ses pans de bois, le puits à margelle, le fournil, la mare abritée par les saules, la porte de l'enclos. On peut y voir la grande salle du bas, les deux chambres et le cabinet de travail de Pierre. C'est là sans doute que tout la famille passa de nombreux été, en ces années si dures du début du siècle quand la peste ravageait la ville et qu'on licenciait les enfants des collèges. »

  • Gustave Flaubert parle de la baie Mont Saint-Michel

    « L'horizon vide se prolonge, s'étale et finit par fondre ses terrains crayeux dans la couleur jaune de la plage. Le sol devient plus ferme, une odeur salée vous arrive. On dirait un désert dont la mer s'est retirée. Des langues de sables, longues, aplaties l'une sur l'autre, se continuant indéfiniment par des plans indistincts, se rident comme une onde sous de grandes lignes courbes, arabesques géantes que le vent s'amuse à dessiner à leur surface. Les flots sont loin, si reculés qu'on ne les voit plus, qu'on n'entend pas leur bruit, mais je ne sais quel vague murmure, insaisissable, aérien, comme la voix même de la solitude qui n'est peut-être que l'étourdissement de ce silence... »

  • Ecrivains de Normandie: André Maurois

    Le 26 juillet 1885 naît à Elbeuf, en Seine-Maritime, Emile Herzog qui choisira plus tard le pseudonyme littéraire d'André Maurois. Il suit des études au lycée de Rouen, où il découvre la philosophie avec un professeur qui n'est autre qu'Alain, lui-même normand et grand philosophe.


    Il obtient le prix d'honneur de philosophie au concours général et passe sa licence de philosophie; ce qui ne le dispense pas de prendre la direction de l'usine familiale en Normandie.


    Mobilisé en 1914, il devient officier de liaison auprès de l'armée Britannique. Cette expérience lui inspire son premier roman, Les Silences du Colonel Bramble, qui paraît en 1918 et dont le succès détermine sa carrière littéraire.


    Auteur de nombreux romans à grand tirage, de contes philosophiques, de biographies romanesques, André Maurois, écrivain à l'humour sensible et à la sagesse sans illusion, entre à l'Académie Française en 1938. Il meurt en 1967 à Neuilly-sur-Seine.

  • extrait de Promenades en Normandie avec Jules Barbey d’Aurevilly

    source: Robert CHOUARD, Promenades en Normandie avec un guide nommé Jules Barbey d’Aurevilly, Charles Corlet, 1989, p. 23.

    « Très tôt, deux des passions qui devaient embraser toute son existence se sont déclarées : la rage d’écrire et la folie des femmes « Les oreillers de chair fraîche »… Malgré tous ses défauts – et ils furent immenses ! -, malgré sa morgue, sa suffisance, son orgueil, Barbey d’Aurevilly en tant qu’homme a plus d’un côté sympathique. Grand viveur, bon vivant et voluptueux, se surnommant lui-même « le prince des ribauds », il a commis tous les excès. Il adorait les femmes et elles le lui rendaient au centuple : les bien-aimées, les maîtresses, les passades, les simples rencontres, les amies…

    Mais celle à laquelle il fut fidèle toute sa vie, celle qu’il avait surnommée « la maîtresse rousse », ce fut… le calvados ! « Ce breuvage normand que j’ai tant bu et qui vient d’une fleur blanche et rose ». « En fait de péchés et de taches, je suis constellé comme un léopard. » Alors, pardonnons-lui puisque c’est l’emblème de la Normandie !

    Mais ce qui rend encore plus humain Jules Barbey d’Aurevilly, c’est sa pauvreté. Aucune complaisance ni dans sa vie, ni dans son œuvre : avec lui, ni Rastignac, ni Bel Ami. Pas d’affairisme ! Pas d’arriviste ! L’argent ne compte pas. Ses héros ne sont motivés que par leur passion, tout comme leur créateur. Lucien Descaves nous raconte dans ses souvenirs comment, s’étant rendu au « Tournebride» de Barbey, 25, rue Rousselet, il trouva celui-ci : « Assis au coin d’une table encombrée, trempant des mouillettes dans un bol de bouillon, et tel était son grand air, sa noblesse de geste et d’attitudes, qu’il semblait plutôt tremper un biscuit dans un verre de champagne… »

  • Ecrivains de Normandie: Hector Malot

    Hector Malot est né le 28 mai 1830 à La Bouille en Seine-Maritime. Son père était notaire à Hébécourt dans l'Eure et aurait bien voulu que son fils fasse « son droit ».

     

    Mais au lycée de Rouen, le jeune Hector n'est pas un très bon élève. Ce qui l'intéresse, c'est la lecture des romans.

     

    Le voilà à vingt-trois ans à Paris avec la démangeaison d'écrire. Après avoir fait des petits boulots pour survivre, il rencontre Louis Bouilhet, ami et confident de Flaubert, grâce à qui il entre comme pigiste à la revue de vulgarisation le Journal pour Tous.

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  • Ecrivains de Normandie: Trébutien

    Guillaume-Stanilas Trébutien est né le 9 octobre 1800 à Fresney-le-Puceux, dans le Calvados. Il apprend en autodidacte, l'arabe, l'hébreu, le persan et publie les Contes Inédits des Milles et une nuits.


    Conservateur de la bibliothèque municipale de Caen, il édite aussi d'anciens ouvrages français. Il fut l'ami fidèle et le confident par correspondance de Barbey d'Aurevilly.


    Il meurt à Caen en 1870. Il repose au charmant cimetière, aujourd'hui désaffecté, des Quatre-Nations.

     

  • Ecrivains de Normandie: Alphonse Allais

    Né à Honfleur le 20 octobre 1854, Alphonse Allais, grand maître du calembour et du gag, fut, en dépit de quelques succès assez méconnu en son temps.

     

    Après des études au lycée de Caen où il se fait déjà remarquer par son esprit caustique, il devient bachelier en 1870, et entreprend des études en Pharmacie. Son père l'envoie alors se perfectionner à Paris où il se livre, avec le poète et inventeur Charles Cros, à des expérimentations sur la photographie en couleur.

     

    Aussitôt le service militaire terminé, il abandonne la profession de pharmacien pour mener une vie littéraire.

    Il collabore au journal des Hydropathes tout en adhérant au « Mouvement des Hirsutes » en passant par le « Mouvement des Fumistes »

     

    En 1885, il est rédacteur en chef du journal Le Chat Noir et publie quelques années plus tard, son premier recueil, « A se Tordre »

     

    en 1892, il collabore au Journal, qui l'envoient aux Etats-Unis, où il fera moisson d'idées. A son retour, il crée le Captain Cap, personnage haut en couleur dont l'humoriste insolent s'amusa à patronner la candidature aux élections législatives. Le canular fit beaucoup parler de son auteur.

     

    En 1899, il devient rédacteur en chef de la revue Sourire et publie un grand nombre de contes. Il écrit également pour le théâtre.

     

    En 1900, après avoir été exproprié de la villa Baudelaire, à Honfleur, il s'installe dans le Var et meurt en 1905 à Paris.