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Servir oui mais comment?

par  Caroline et Thibault

Les gens qui œuvrent – bénévolement- au sein d'associations, mouvements, partis, organisations, quel que soit le nom qu'on leur donne peuvent se classer en deux catégories: les Militants et les activistes.

Le second terme peut surprendre, voire choquer. Il désigne l'adepte d'un système de conduite qui privilégie l'action à la réflexion. Si ce n'était que cela, on pourrait accepter cette définition. On approche toutefois de la réalité quand on lui accole péjorativement le terme agitateur.

En fait, l'activiste tire sa satisfaction du combat et privilégiera donc le plus ardent, celui qui lui procurera la plus forte poussée d'adrénaline. Non pas qu'il agisse sans conviction, mais celle-ci est à géométrie variable. Se dévouant apparemment pour une cause, il cède en fait à des pulsions combatives. Lorsque la cause qu'il sert cessera de lui fournir les occasions de se « défoncer », il ne la reniera certes pas, mais il l'oubliera et passera à une autre lui offrant les mêmes formes d'affrontement.


Tout autre est le militant. Visant prioritairement un but, il lui sera fidèle dans les actes les plus valorisants jusqu'aux plus humbles. L'action vigoureuse ne lui déplait pas mais le plaisir qu'il en retire passe au second plan. Sa joie, il ne la puise pas dans le combat, mais dans la satisfaction du devoir accompli en collaborant à une oeuvre qu'il juge digne d'efforts, de persévérance et de sacrifices.

Il suit cette règle d'or qui devrait inspirer et motiver tout chrétien digne de ce choix: on n'a rien donné tant qu'on n'a pas tout donné.

A mi-chemin l'on peut dire, de ces deux attitudes, les « saisonniers». Ils sont d'abord militants, certes, mais sous condition d'agitation assurée. Pour eux pas de train-train, foin de besognes modestement répétitives ni de déjà vu. Il leur faut sans cesse découvrir, entreprendre, innover. Ils font l'admiration de leurs recruteurs et suscitent l'envie de leurs camarades.

Pour employer un mot à la mode, ils se « défoncent » pendant, un an, deux ans, trois peut être, guère plus, au terme desquels leur besoin de « service », ils regardent, avec nostalgie sans doute, mais de loin, un brin ironiques et goguenards, ceux qui continuent à aller au charbon. Ils demeurent toutefois relativement disponibles pour de nouvelles aventures... à éclipses.


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