Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Les Normands: Gros mangeur ou fin mangeur?

par Caroline

Pour qui parcourt, aujourd'hui, les routes de Normandie, la richesse du pays ne fait aucun doute. Partout le paysage y prend des allures de carte postale: un troupeau de vaches rumine paisiblement dans un herbage, des pommiers en fleur dégringolent des collines, une ferme à colombages surgit au détour d'un chemin creux...

A cette générosité de la nature, réponde l'image traditionnelle du Normand gros mangeur et fort buveur, premier amateur des produits de son terroir.

Un dicton normand le souligne justement: " Y n'ia point d'fainiants à table!"

Des auteurs aussi célèbres que Flaubert et Maupassant ont d'ailleurs largement contribué à asseoir cette réputation: on y voit souvent le paysan Normand (encore que fort près de ses sous) à l'affut d'un bon repas ou d'un coup à boire, et dans le genre, le festin de noce de Madame Bovary est un pur morceau d'anthologie.

Mais peut-on autant parler d'une véritable gastronomie normande?

La cuisine normande ne brillerait elle pas plus pour la quantité que par la qualité?

Les plus mauvaises langues vont jusqu'à prétendre que mettre de la crème partout ce n'est que cacher une indigence gastronomique qui place loin derrière les subtilités savantes recherches de la cuisine Lyonnaise.

Jugement quelque peu injuste: lait, beurre et crème Normands étant les meilleurs qui soient au monde , il est normal que la cuisine normande les utilise largement.

La cuisine normande est en outre trop vite accusée de n'être ni très assaisonnée, ni très savante, ni très variée.

Certes sa qualité essentielle est ailleurs: elle est d'abord loyale, mettant sans cesse en valeur le produit, loin des artifices trompeurs des sauces et des épices.

Les commentaires sont fermés.