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patrimoine normand - Page 3

  • Paysages de Normandie: L'ancienne Abbaye de Bonport

    Cette abbaye cistercienne fut fondée par Richard Coeur de Lion en 1190 en exécution d'un voeu: selon la légende, au cours d'une partie de chasse, en danger de périr noyé dans la Seine, il fit vœu, s'il parvenait à « bon port » sur l'autre rive, de fonder un monastère là où il aborderait.

     

    Le XIII ème siècle fut une période de prospérité, mais la Guerre de Cent ans, puis les Guerres de Religion firent des dégâts.

     

    Au XVI ème siècle, le poète Desportes fut abbé commandataire.

     

    Sous la première République l'église de l'Abbaye fut détruite et le vaste bâtiment des communs Nord-Sud aménagé en locaux d'habitation.

     

    Ce qu'il reste à voir:

     

    • les vestiges de l'église du XIII ème siècle, édifice apparenté à ceux de Pontigny, du Breuil-Benoit et de Mortemer.

    • Les arcs trilobés du cloître du XIV ème siècle

    • la salle capitulaire, le réfectoire et sa façade nord du XIII ème siècle.

    La pièta du XV ème siècle, la chaire et les quarante-six stalles du XVIII ème siècle sont dans l'Eglise de Pont-de-l'Arche.

  • Villes de Normandie: Pont-Audemer

    La ville doit son nom à un leude franc, Aldemarus ou Oldemar qui fit construire un pont sur la Risle au IX ème siècle. La ville devint alors un noeud de communications avec ses artisans tanneurs, et plus tard ses papetiers.


    Le port prit une place importante lors de la conquête de l'Angleterre par Guillaume II de Normandie dit le Conquérant par la suite.


    De nombreux religieux y habitèrent: Carmes, Carmélites, Ursulines, Cordeliers.


    La Venise Normande est sillonnée par plusieurs bras de la Risle bordée de vielles maisons pittoresques qui sont parfois d'anciennes tanneries.


    Ne manquez pas de visiter l'Eglise Saint-Ouen, pour l'essentiel construite au XV ème et XVI ème siècles. Au riche décors sculpté de ses grandes arcades, s'ajoute une quinzaine de vitraux superbes du XV ème siècle et aussi des vitraux type Renaissance et complétés par des fenêtres dues au maître-verrier Max Ingrand.


    La bibliothèque est une des plus riches de Normandie pour les Livres anciens. Le Musée, la place de la Ville et les maisons anciennes témoignent d'un riche passé.


    A l'extrémité de la ville, l'église de Saint-Germain-Village vaut le détour en raison de son architecture en partie romane et du vitrail qui raconte des épisodes de la vie de Saint Germain d'Auxerre.

  • Villes de Normandie:Beaumont-le-Roger

    L'origine de Beaumont-le-Roger est très ancienne (pointes de silex pour harpons, nombreuses traces de campement gallo-romain en forêt.)

     

    Son nom vient de Roger de Beaumont, seigneur du XI ème siècle, compagnon de Guillaume II de Normandie dit le Conquérant, qui fonda le prieuré en 1070.

     

    Beaumont-le-Roger fut un des principaux points où s'établit aux X ème et XI ème, la puissance des Ducs de Normandie. Roger de Beaumont y fit construire vers 1040 un château qui fut incendié par Philippe II dit Auguste au moment de la conquête de la Normandie.

     

    Roger de Beaumont fonda aussi vers 1070, le prieuré des Bénédictins dit de la Trinité. Dévasté sous la 1ère République Française, les restes de ce prieuré ont fait l'objet de mesures de conservation. Il en subsiste le couloir d'accès en bel appareil calcaire et silex, le mur nord de l'église abbatiale d'un beau gothique classique, et le chevet plat percé d'une immense fenêtre.

     

    L'actuelle église Saint-Nicolas a été reconstruite entre les XIV ème et XVII ème siècles. Le clocher présente un détail intéressant: un automate, le Régulus. A l'intérieur, quelques vitraux du XVI ème siècle et de la statuaire de la fin du Moyen-Âge méritent une visite.

  • Histoire de la Normandie:le Pont de Vernon le 14 octobre 1870

    par Thibault

    Le 19 mai 1861, la petite ville de Vernon sur Seine est en fête: on inaugure le pont! Un pont, enfin, un vrai! C'en est bien fini de cette vieille passerelle branlante minée par les siècles, de ces arches de bois rongé que la moindre crue emportait! Un pont, un vrai pont de pierre (de Vernon, bien sur) et de brique! Si la pierre symbolique, la première avait été posée en août 1859 en présence du premier magistrat - le fils du Maréchal Suchet- l'entrepreneur, M. Garnuchot avait commencé les travaux dès les premiers mois de l'année et ils les avait rondement mens. La ville pouvait être fière de lui. On donnera d'ailleurs son nom à un quai de Seine.

    Bref, voici un ouvrage d'art qui est promis au plus bel avenir. Hélas non! Dix années se sont à peine écoulées que la municipalité apprend qu'il faut miner le chef d'œuvre pour pouvoir, éventuellement, le détruire. Un cas de force majeure: on est en 1870.

    Les prussiens de Bismarck ne sont pas loin. Mais c'est sans compter sur les Vernonnais! Ils ne sont pas d'accord et les voici bientôt qui se portent en foule sur le pont pour empêcher toute explosion. Quant au maire, M. Morin, il abonde dans le sens de ses administrés et proteste véhément.

    Comment, s'écrie t il? Un ouvrage qui nous a couté une fortune! Il est tout neuf, il nous est indispensable et on nous demande de le faire saute! Il n'en est pas question! Je m'en vais sur le champ écrire au ministre de la Guerre pour lui signifier notre refus!

    En retour, le courrier du ministère fut bien évasif: « Paris le 19 décembre 1870, 10h20 du matin. Le ministre de la Guerre au maire de Vernon: «  A l'égard de la destruction de votre pont, agissez suivant les circonstances et votre appréciation ou consultez le commandant militaire local.... »

    Une réponse peu satisfaisante. Aussi M. Morin questionna-t-il le général commandant la 2ème division militaire de Rouen.

    « Nous avons donné des ordres, répondit ce dernier, pour la destruction du pont de Vernon au capitaine Peltier mais c'est avec grand plaisir que nous recevrons la députation municipale chargée de présenter la protestation des habitants de la ville. » Naturellement une démarche sera faite, mais en vain.

    Et le capitaine Peltier ordonna le placement dans la première pile (côté Vernonnet) de quatre fourneaux de mines chargés de 300 kg de poudre!

    La journée du 14 octobre arriva et avec elle les prussiens qui se profilaient à l'horizon. A huit heures du soir Peltier mit le feu au poudres. Des fagots avaient été judicieusement disposer pour éviter, autant que possible la projection des matériaux. Feu! Les arches se détachent l'une après l'autre, les débris sombrent dans l'eau noire, les piliers vacillent légèrement mais reprennent bien vite leur assiette, ils sont sauvés, du travail de spécialistes.

    Au terme de l'occupation, le 24 avril 1871, le service des ponts et chaussés fit établir une passerelle provisoire, en charpente de bois, sur les piles restées valides et l'on attaqua rapidement la reconstruction. Pour l'accomplir on utilisa au maximum les matériaux engloutis lors de l'explosion de 70 après les avoir récupérés avec une puissante drague.

    Il faudra attendre la sinistre année 1940 pour assister à la nouvelle destruction.

  • Le Tourisme en Normandie

  • Saint Pierre d'Autils dans l'eure,

    par Caroline et Thibault


    De Photos de Normandie

    Village d' implantation très ancienne attestée notamment par l' ensemble d' abris sous roches du paléolithique supérieur du hameau de Mestreville (abri n°1 dit "du mammouth", abri n°2 dit "du squelette", abri n°3 dit "grotte sépulcrale") ; certains ont été utilisés comme espace funéraire au néolithique moyen. Ils ont été fouillés par A.G. Poulain au début du 20e siècle et forment un site classé depuis 1928.

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    Le site du Goulet, en partie sur la commune de Saint-Pierre d' Autils et sur celle de Saint-Pierre-la-Garenne, comprenait un site fortifié de l' âge du fer. Du mobilier d' époque gallo-romaine et mérovingienne a également été découvert. Au 10e siècle, le village faisait partie du domaine de Longueville, appelé ainsi en raison de sa configuration étendue ; le nom de vallée de Longueville est employé pour toute la partie du canton qui borde la Seine, où l' on trouvait autrefois du vignoble (Saint-Just, Saint-Marcel, Saint-Pierre). Le domaine de Longueville avait été donné en douaire à Leutgarde de Vermandois, par son premier mari Guillaume-Longue- Epée, duc de Normandie. Il passe ensuite par héritage à sa fille Emma, comtesse de Poitou, qui en fait don à l' abbaye Saint-Pierre-de-Bourgueil-la-Vallée (Indre-et-Loire) , lors de sa fondation en 996. Un prieuré est alors fondé à Saint-Pierre d' Autils, qui prend le nom de Saint-Pierre-de-Longueville ; en 1012, il passe dans le domaine de l' abbaye de Jumièges à la suite d' un échange. Nom de Saint-Pierre d' Autils attesté vers 1060 sous la forme Altilz, signifiant autels, sans doute en lien avec le prieuré. Le nom du Goulet provient de la configuration de la bande de terrain, entre coteau et Seine, sur laquelle Philippe-Auguste construit un fort, qui vient compléter le système défensif du château du Goulet, érigé dans l' Ile-aux-Boeufs (commune de Notre-Dame-de-l' Isle). La paroisse comprend trois fiefs : Le Goulet, Clémont, Mestreville. Hormis ses vestiges archéologiques, la commune se signale par son ancien prieuré, dépendant de l' abbaye de Jumièges, et par l' église paroissiale Saint-Pierre, dont le clocher gothique est classé depuis 1909. Le village est alimenté par le ruisseau de Saint-Ouen et la fontaine de Fournel. Au 19e siècle, il comportait 5 moulins à blé et un moulin à plâtre. Il comprenait également de nombreux vignobles, qui donnaient un vin baptisé le cailloutin et de la culture de chanvre. Enfin, c' est là que résidait l' archéologue A.G. Poulain, décédé en 1966, qui fouilla de nombreux sites et publia de nombreux textes sur le canton de Vernon et sur sa commune.

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    De Photos de Normandie
    De Photos de Normandie


     


  • Cotentin: l'église paroissiale du Mont Saint-Michel


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    Elle remonte au premier temps du christianisme sur le Mont : l’église paroissiale Saint-Pierre a toujours été l’église paroissiale des habitants du Mont. En cela, elle s’est toujours distinguée de l’abbaye.

  • Le Gothique en Normandie

     

    C'Direct : Le gothique en Normandie - kewego
    Emission du 25 juin 2008, présenéte par Katia Epting. Avec Jean-Yves MARIN directeur du musée de Normandie, Didier NIVAULT sculpteur, Pierre et Dominique sculpteurs, et Alex, Bertrand et Fabrice chroniqueurs.
  • Eure: Photos des Andelys et de Gisors

    Bel ouvrage construit par notre bon Duc Richard Coeur-de-Lion en 1198, entre deux étripages pendant les croisades.

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    Le Donjon, tombé aux mains de Philippe II Auguste le 6 mars 1204, ô jour funeste qui marqua la fin de l'indépendance de la Normandie.



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    Le château-fort, non loin du confluent entre la Seine et l'Eure, contrôlait le trafic sur les deux cours d'eau.



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    Mais il n'y a pas que Château-Gaillard aux Andelys. Par exemple, la collégiale Notre-Dame des Andelys, ancienne église Sainte-Clotilde :



    Intérieur majestueux



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    et vitraux splendides, dédiés à Sainte Clotilde.



    Non loin des Andelys, il y a Gisors, et son château sur lequel flottent les deux léopards d'or. Ca classe tout de suite.



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    Et
    l'église Saint Gervais et Saint Protais (jumeaux de Saint Vital dans la Légende Dorée de Jacques de Varagine)



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  • Rouen, une longue Histoire

    Appelée Rotomagus par les Romains, Rouen était la capitale des Véliocasses ou habitants du Vexin. Ils y établirent une garnison et un préfet militaire.

    Les pirates scandinaves dits 'Northmans' (homme du nord, terme transformé en Normands), remontèrent la Seine jusqu'à Rouen en 841, et ils livrèrent la ville aux pillages. En 876, une nouvelle invasion eut lieu sous la conduite du célèbre Rollon qui établit à Rouen le centre de ses courses guerrières. Charles le simple lui succéda en 911 par le traité de St Clair sur Epte, la région prit à se moment le nom de Normandie.

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    Les ducs de Normandie, ne tardèrent pas à entrer en lutte avec leur suzerain. Guillaume le Conquérant avait conquis l'Angleterre en 1066, les rois de France pour sauver l'unité nationale, eurent dès lors à combattre des princes qui étaient à la fois leurs égaux comme rois d'Angleterre et leurs sujets comme vassaux Français. Pour Rouen la lutte ne se termina qu'en 1449. En 1193, Philippe Auguste vint assiéger la ville, il échoua la 1ère fois, mais il réussit en 1204. Puis se fut les désastres de la guerre de 100 ans : assiégée en 1419 par Henry V d'Angleterre, Rouen dut capituler après 7 mois de blocus. On avait vainement jeté hors de la ville 12000 bouches inutiles, vieillards, femmes et enfants, qui moururent de faim entre les remparts et le camp ennemi.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Mais Jeanne d'Arc allait bouter les Anglais hors de France. L'héroïne, après s'être jetée dans Compiègne assiégée, fut prise, le 23 mai 1430. Elle fut amenée à Rouen et emprisonnée dans une des tours du Château. Elle fut condamnée à la prison perpétuelle, mais ses ennemis voulait sa mort. Un de ses geôliers lui ôta pendant son sommeil ses habits de femme et elle fut contrainte de revêtir des habits d'homme auxquels elle avait promis de renoncer. Les juges la condamnèrent, comme relapse, à être brûlée vive. L'exécution eut lieu aussitôt, le 30 mai 1431, sur la place du vieux marché. Et s'est en 1449 que la capitale de la Normandie, fit  enfin son retour au Roi de France.

    Au 19ème siècle, Rouen dut subir l'occupation allemande du 5 décembre 1870 au 22 Juillet 1871.

    Pendant la guerre de 1914-1918, Rouen resta en dehors de l'avance extrême des Allemands qui essayèrent en vain de faire sauter le pont d'Oissel. L'agglomération devint bientôt l'un des grands centres de concentration de troupes Anglaises.

    Mais Rouen a particulièrement souffert lors de la Seconde guerre mondiale. L'incendie de Juin 1940 et les bombardements aériens qui se sont déroulés du 18 Avril au 30 Août 1944, ravagèrent plus de 10 hectares et détruisirent plus de 5000 immeubles. Les monuments historiques n'ont pas été épargnés : l'église St Vincent fut détruite, le bas coté de la cathédrale écrasé par les bombes, le haut de la tour St Romain incendié, l'église St Maclou, le Palais de Justice, l'Hôtel de Bourtheroulde furent gravement endommagés. Rouen connut la libération le 30 Août 1944