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patrimoine normand - Page 2

  • Tradition de Normandie: Les Ex-Votos Marins

    Maquette de bateaux suspendues au plafond des église, fragments d'épaves, tableaux ou plaque ornant les murs, ils témoignent d'un grâce obtenue.

     

    Certains portent la formule latine abrégée: E.V.S qui veut dire Ex-Voto, suscepto (d'après un voeu pour lequel on s'est engagé)

     

    Les marins affrontant une tempête s'en remettaient à la grâce de Dieu. La survie de l'équipage donnait alors lieu à l'offrande du modèle réduit de leur navire ou d'une peinture souvent naïve représentant le vaisseau en perdition, destinée à l'église ou à la chapelle des marins de leur village.

     

    Cette imagerie émouvante est une source précieuse de renseignements sur l'histoire de la mer et des homes qui l'affrontèrent au cours de siècles passés.

     

    Les plus anciens remontent au XVII ème siècle.

  • Paysages de Normandie:Eglise d'Almenches dans l'Orne

     

    L'église d'Almenèches a une belle et grande histoire...
    Ce fut une église abbatiale, fondée vers la fin du VIe siècle, gouvernée deux siècles plus tard par Sainte Lantilde, parente de Saint Godegrand, évèque de Sées et martyr, et de Sainte Opportune, abbesse de Monateriolum (ou Montreuil) , au même diocèse de Sées. Les deux monastères furent détruits lors des invasions normandes...

    L'abbaye d'Almenèches fut restaurée, vers 1060, par RogerII de Montgommery, et dotée de terres en Normandie ainsi qu'en Angleterre... Incendiée au XIIe siècle,elle se releva de ses ruines mais il ne reste aucun vestige des premières églises, ni de l'église médiévale reconstruite après l'incendie de 1308...

    Au XVIe siècle, c'est l'observance qui dut être rétablie, avec le concours de l'ordre de Fontevrault. A la même époque, l'église abbatiale d'Almenèches - aujourd'hui église paroissiale - fut rebâtie, et la nef achevée sous l'abbesse Louise de Silly, en 1550... En1620, Louise de Médavy réforma l'abbaye et fonda les prieurés d'Argentan en 1623 et d'Exmes en 1630.......


    En1736, Louis XV ordonna le transfert de l'abbaye d'Almenèches au prieuré de Notre-Dame-de-la-Pace à Argentan.......

     

  • Barbey d'Aurevilly parle de l'Eglise Saint-Pierre de Caen

    « Trébutien m'a conduit voir Saint-Pierre, que le soleil lumineux de quatre heure, un soleil d'argent incandescent, plus que d'Or! Éclairait et fouillait dans tout les méplats de son anatomie d'architecture. Très frappé, quoique l'architecture soit de tous les arts celui qui me touche le moins, mon jugement et ma réflexion admettant bien que c'est le premier, puisqu'il les comprend tous, mais ma sensibilité et mon imagination n'étant pas à son service.

    Derrière le plus haut et le plus admirable monument, il y a de l'espace, et c'est toujours petit, ce que les hommes élèvent, vu à la hauteur du ciel! Je fait exception pour l'architecture romane, qui m'a toujours fait éprouver des tressaillements intérieurs; mais l'architecture romane est une confession du néant de l'homme, tandis que le gothique par exemple, qui veut être, avec de froides pierres, ce que les Pères des Thébaïdes appelaient une ascension du coeur, n'est que l'impuissance de monter jusqu'à Dieu.

    Nonobstant, aujourd'hui, j'ai compris Saint-Pierre, que Trébutien n'hésite pas à regarder comme la plus belle et la plus complète expression de l'idée chrétienne; il en préfère la flèche aux clochers de Chartres, plus hauts, dit-il, mais non plus élevés. L'élévation des monuments comme celle des hommes ne tient point à leur hauteur. »

  • Ville de Normandie: Conches en Ouche

    « Le luxe chrétien atteint à Conches son extrême limite; l'oeil est tout à la magie des verrières » Edouard Herriot dans La Forêt Normande.

     

    Ce serait bien dommage de ne pas avoir une heure à consacrer à l'église Sainte-Foy, reconstruite au XVI ème siècle et parée de merveilleux vitraux signés des plus grands maîtres verriers de k'éoiqye: Arnoult de Nimègue et Romain Buron.

     

    Les verrières de la nef illustrent des thèmes eucharistique, des scènes de la vie de la Vierge et de la vie de Saint Jean-Baptiste. Les vitraux du choeur montrent dans la partie supérieure en vingt-et-un panneaux des épisodes de la vie du Christ, tandis que la partie inférieure est consacrée à la vie de Sainte Foy et à quelques saints.

     

    Mais la petite cité de Conches a d'autres richesses:

    • son château fort

    • un sublime jardin d'où l'on jouit d'une belle vue sur la vallée du Rouloir.

    • Ses nombreuses maisons anciennes

     

    En face de l'église, sous un ensemble de maisons à colombages du Xvème siècle, on trouve des caves à étage qui communiquaient autrefois avec la forteresse: une grande salle des gardes, puis une salle romane.

  • Histoire de la Normandie:Dieppe, un grand port

    A la fin du siècle dernier le port de Dieppe reçoit des navires de 1200 tonneaux et peut contenir 150 bâtiments de 60 à 600 tonneaux et autant de bateaux de pêche.

    On y pratique la pêche à la morue , au hareng, au maquereau et au merlan.

    Le quai Henri IV et la gare maritime bordent l'avant-port.

    Le nom du bon roi Henri fut donné au quai sans-doute pour rappeler la victoire qu'il remporta en 1589 à Arques (localité voisine) sur l'armée du Duc de Mayenne.

  • Villes de Normandie: Coutances

    Coutances, comme Saint-Lô, Avranches et Valognes, a une origine gallo-romaine. Elle devint dès le V ème siècle, le siège d'un évêché. Depuis la Révolution de 1789, l'évêché d'Avranches a été réuni à celui de Coutances.

     

    La Cathédrale domine la ville bâtie sur une éminence granitique. Les destructions en ont ruiné les alentours sans l'éprouver elle-même.

     

    C'est un édifice du XIII ème siècle, remplaçant la précédente cathédrale du XI ème siècle qui était de dimensions identique et dont quelques fragments de murs subsistent à l'intérieur des tours occidentales et dans les combles des bas-côtés de la nef.

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  • Villes de Normandie:Carentan

    par Caroline

    Carentan est le centre d'une plaine basse couverte de riches prairies gagnées sur la mer. Cette région que traverse jusqu'à la petite ville un canal bordée de beaux arbres, fut en 1944, au moment des opérations de débarquement, inondée par les allemands qui tentèrent ainsi d'empêcher la jonction des troupes alliées venant d'Omahah Beach (région de Port-en Bessin) et d'Utah Beach (région de Sainte-Marie-du-Mont).


    Quelques maisons anciennes ont été conservées:

    • Places de la république, bordée d'un côté par une suite d'arcades du XVème siècles
    • rue Sebline où une double porte Renaissance, encadrée de contreforts est surmonté d'un bandeau sculpté.
    • L'ancien couvent a gardé du XVIIème siècle, une intéressante façade en brique avec chaînages de pierre en harpe.

    L'église Notre-Dame: d'un premier édifice du XIIème siècle ne subsistent que le portail occidental et la croisée du transept qui supportent le clocher.

    Après les destructions consécutives à la guerre de Cent ans, une restauration fut entreprise à partir du milieu du XVème siècle.

    La nef, à laquelle on accède par un porche placé au sud, n'a pas de fenêtres hautes, contrairement au choeur.

    Dans ce dernier, les bas-côtés se continuent autour d'une abside à trois pans par un déambulatoire.

    La chapelle absidale est du XVIème siècle, elle fut édifiée en même temps qu'étaient placées dans le choeur de belles boiseries de type Renaissance.

    L'intérieur de l'église, d'une remarquable ampleur, est décoré de vitraux du XVIème siècle. Un retable du XVIIème siècle sert de fond au maitre-autel.

    A l'extérieur, le coté sud est le plus riche. La rangée de pignons des chapelles latérales, la grande baie au remplagge compliqué du croisillon, les balustrades ajourées, les pinacles couronnant les contreforts du choeur et de l'abside au-dessus des arcs-boutants se parent d'un décor flamboyant élégant et léger.

    Le parti gracieux trouve son expression la plus raffinée dans la haute flèche octogonale domine la ville et la plaine jusqu'à la mer.

     

  • Paysages de Normandie:l'allée couverte de Dampsmesnil

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    L'ALLEE COUVERTE DE DAMPSMESNIL
    (classée à l'inventaire des monuments historiques en 1907)

    A 15 km de Vernon ou Giverny. Suivre Gasny puis Ecos, puis Dampsmesnil, puis Aveny.
    Des panneaux signalant l'endroit de la sépulture vous guideront depuis l'entrée du village jusque dans le bois.
    L'Allée Couverte se situe au sommet d'une pente boisée au lieudit "le bois de cocagne".

    Le monument est composé de trois dolmens accolés constituant la chambre funéraire. Celle-ci est constituée d'une dalle percée destinée à recevoir un bouchon. Le monument est précédé d'un vestibule actuellement découvert. La partie supérieure de la dalle ainsi que le bouchon ont disparu. Il est possible qu'à l'origine le monument ait été entièrement couvert de terre, formant un tumulus comme on en rencontre en Bretagne.

    Longue actuellement de neuf mètres, l'allée couverte servait bien de sépulture puisque on y a retrouvé des ossements humains, des fragments de crâne. Malheureusement, elle a subit le sort de nombreux monuments semblables en recevant la visite de pilleurs qui n'ont cependant pas détruit totalement les vestiges des premiers occupants. Des dents d'ours, de canidés et de cheval, des haches polies des débris de poteries, une pointe de flèche en silex gris (entre autres) ont été retrouvés.

    Le joyau de l'allée couverte demeure toutefois la sculpture remarquable sur la pierre verticale, à l'entrée du monument. Cette sculpture est la plus ancienne connue en Normandie et répertoriée dans les pays étrangers. Elle est considérée par les spécialistes comme faisant parti du patrimoine mondial (seuls cinq exemplaires existent au monde). Elle est appellée "déesse de la mort "ou "déesse funéraire" et par certains "déesse de la fécondité". Elle a fait l'objet d'un moulage en résine en juillet 1985 et est ainsi exposée dans cinq musées.
  • Tradition de Normandie:la Crosse de l'abbé Richard

    par Caroline

    La crosse de l'abbé Richard

    L'abbé Richard
    (1211-1228) tenait toujours sa crosse à la main lorsqu'il a été découvert dans son tombeau inviolé, au cours de la salle capitulaire en 1978
    L'ornementation poinconné de cette crosse est très rare, de même que son iconographie: à l'Agneau de Dieu qui habite presque toutes les crosses "au serpent" connues est substitué un cerf, autre symbole du Christ à l'époque médiévale.

    Il se dresse dans la volute, portant sur son dos la croix à double travers. Celle-ci évoque la vraie Croix puisque c'est cette
    forme qu'avait en général les reliquaires des fragments de la Croix du Sauveur.

    Cette crosse est conservée au musée des Antiquités de Rouen, de même que les chapiteaux du cloitre: deux bonnes raison d'y faire une visite.

  • Paysages de Normandie:Le Pavillon Penthièvre à Vernon


    Le Pavillon Penthièvre

    Par Caroline


    Il est digne, élégant et racé, ce petit hôtel du XVIII ème siècle, il se dresse au bord du fleuve sur la terrasse du rempart, il a miraculeusement échappé aux bombardements de 1944, le tracé du boulevard Maréchal Leclerc l'a fort heureusement épargné, il est tout chargé d'histoire... Comme son nom l'indique, c'est le Duc de Bourbon-Penthièvre qui le fit édifier. Ainsi lorsqu'il résidait en son château de Bizy, pouvait-il venir passer quelques heures dans cette demeure des bords de seine et bon prince qu'il était, y recevoir ses administrés -car il était seigneur de la ville- et écouter leurs doléances à défaut de lire les cahiers du même nom qui viendront plus tard. Il y recevait ses administrés mais il y accueillait aussi ses amis. Alors quels sont donc les visiteurs célèbres qui franchirent le seuil de son beau pavillon? Mme la Princesse de Lamballe, sans doute, dont le nom est horriblement lié à l'histoire des massacres de septembre 1792. Cette unique belle-fille du bon Duc occupait à Versailles les fonctions de surintendante de la Maison de Marie-Antoinette. M. de Riquet, Comte de Camaran, fut également reçu au pavillon du seigneur de Vernon. Il s'était bravement battu à Fontenoy au côté de Penthièvre lui même, entre eux donc une grande amitié. Son fils François Joseph de Camaran, Prince de Chimay, devait épouser en 1805, la séduisante Thérésa Cabarrus, l'ex femme du conventionnel Tallien.


    Un autre visiteur célèbre? Amédée de Durfort, par exemple, Duc de Duras, un ancien aide de camp du Maréchal de Villars qui tenait à Versailles le poste de premier gentilhomme de la chambre du roi. Il est dit aussi que la Duchesse de Choiseul et le Duc vinrent visiter le pavillon lors de leur séjour à Bizy; le Duc de Choiseul -colonel du Royal Dragon- celui qui devait, un jour de 1791, se compromettre avec le Comte de Fersen et le Marquis de Bouillé, dans la malheureuse histoire de la fuite de la famille royale.


    Et puis, il y eut encore Florian, le fabuliste, pour arpenter les terrasses de l'hôtel Penthièvre, Jean-Baptiste Florian, page du Duc qui écrivait, un jour de 1789: « Vernon est une ville où l'on vivait à bon marché il y a dix ans... mais elle est devenue très chère. »