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histoire de la normandie - Page 2

  • Le Château de la Petite Heuze en Seine-Maritime.

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    A l’abandon depuis plusieurs années, le château de la Petite Heuze a vu son destin pris en main par une poignée de passionnés.

    Née en 2011,l’Association pour la Renaissance du Château de la Petite Heuze vient d’obtenir son inscription à l’inventaire des Monuments Historiques et une subvention du ministère de la Culture pour le bâchage de la toiture. désormais hors d’eau, ce château XVIIème siècle sera animé par l’association pour le faire découvrir au public.

     

    www.lechateaudelapetiteheuze.fr

  • Hymne de la Normandie de Louis Beuve et de François Enault

    source : la revue « Le Bouais Jan »

     

    Il coule encore, le sang des Scandinaves

    Il fait vibrer le coeur de tes enfants

    Nous sommes fils de la race des braves,

    Les héritiers du beau nom de Normands ;

    Et si Lodbrog aux vertus héroïques

    Ne chante plus son hymne à la mort

    Parmi les tiens il est des chœurs stoïques,

    De dignes fils de vieux guerriers du Nord.

     

    Au Valhalle, revêtus de lumière,

    L'illustre Hasting et les braves d'Odin

    En ton honneur disent leur chant de guerre

    Tout en buvant l'hydromel du festin

    Ton nom sacré, que la gloire couronne

    De leur palais orne la porte d'or,

    Et c'est pour toi que sans cesse résonne

    Le noble accent de la Harpe du Nord.  

  • Histoire de Normandie: Le mot normand «Carabot»

     

    Un Carabot est un ouvrier des quartiers populeux de Rouen.

     

    Ce mot remonte qu'à 1789.

     

    Il servit de mot de ralliement à une bande de républicains qui avait pour chef le nommé Bordier (comédien jouant le rôle d'arlequin) et qui se signala dans les environs de Rouen.

     

    Bordier fut condamné à mort et pendu pour ses actes violents en faveur de la République.  

  • Dictons Normands pour le mois d'août

     

    • au mois d'août, le vent est fou.

    • Quiconque sur midi d'août dormira, s'en repentira.

    • À la Transfiguration, récolte tes oignons.

    • Qui sème à la Saint-Laurent, y perd sa graine et son temps.

    • À la Sainte Hélène, la noix est pleine.

    • Quand vient la Saint Bernard, pour moissonner il est déjà bien tard.

    • Ce que août ne mûrit pas ce n'est pas septembre qui le fera.

    • Canards et oies volant de droite et de gauche avant de plonger, pluie d'orage va battre aux croisées.

    • Le Mont coupe l'orage en Deux.

    • Temps pommelé, filles fardée ne sont pas de longue durée.

    • Si août est beau, c'est signe que l'Hiver sera bon.

    • Pluie d'août fait marrons.

    • Quand même la couche serait à ton goût, ne dors pas sous le soleil d'août.

    • À la Sainte Claire, s'il éclaire ou tonne c'est l'annonce d'un bel automne.

    • À la Saint Hippolyte, quand l'eau abonde c'est misère dans le monde.

    • Pluie à la Saint Barthélemy, de la vigne est l'ennemi.

    • C'est le mois d'août qui donne au vin le bon goût.

    • Quand août n'est pas pluvieux, septembre est souvent radieux.

    • Pluie de Saint Augustin rend le sort des noix incertain.

    • Pluie à la Sainte Sabine est une grâce divine.

    • Août mûrit, septembre vendange, en ces deux mois tout bien s'arrange.

     

    Pour ceux qui serait surpris des dictons sur la vigne et le vin. La Normandie a été d'abord une terre viticole avant d'être une terre cidricole. Y a toujours des viticulteurs en Normandie, dont le plus célèbre est les Arpents du Soleil. 

  • Village de Normandie: Saint-Céneri-le-Gerei

    Dès le XI ème siècle, un château dominait ce poste de frontière du haut d'un éperon rocheux qu'enveloppe une boucle de la Sarthe, assurant aux défenseurs la maîtrise absolue du passage en contrebas. Cette place forte fut construite par une famille locale les Giroie pour lutter contre les pillages effectués par des Normands.

     

    Elle fut assiégée par Guillaume II de Normandie dit le Conquérant et par Henri Ier Beauclerc.

     

    Le clan des Giroie bâtit également une petite église de style Roman. Un petit sentier qui contourne l'abside offre une vue sur le pont du pierre datant du XI ème siècle et les vieilles maisons qui l'entourent.

     

    Pendant la Guerre de Cent Ans, les troupes anglaises finirent par enlever la place grâce à un canon disposé sur un rocher lui faisant face.

     

    Par la suite, Saint-Céneri tira ses ressources des gisements de minerai de feret des abondantes forêts présentes aux alentours, qui permirent de maintenir un travail artisanal dans les forges jusqu'à la fin du XIX ème siècle.

     

    Le charme de sa situation avait alors attiré une fidèle colonie d'artistes qui ont suivi les traces de Corot qui était tombé amoureux du village en 1855.

  • Ville de Normandie: Bellême

     

    Sur la frange orientale du département, les collines boisées du Perche forment la frontière entre la campagne variée de l'Orne et les plates plaines à blé de la Beauce.

     

    Bellême est perché sur une éminence de 225 mètres et domine donc largement les alentours.

     

    La forteresse médiévale fut assiégée en 1229 par les troupes de Blanche de Castille accompagné du futur Louis IX qui avait onze ans. Les troupes françaises s'emparèrent de la place forte et délogèrent Pierre de Meauclerc qui tenait la place pour le compte du Roi d'Angleterre.

     

    Il reste de ce château, une massive porte fortifiée avec les montants de sa herse. On la découvre sur le chemin qui mène de la paisible place principale à la rue de la Ville-Close. Cette rue est bordée de demeures datant des XVII ème et XVIII ème siècles

     

    La plus belle est certainement l'Hôtel de Bansard des Bois dont l'élégante façade intérieure se reflète dans les anciennes douves.

     

    Son allure seigneuriale a autorisé Bellême à revendiquer le titre de Capitale du Perche, malgré des siècles de contestation avec sa voisine Mortagne-au-Perche situé à dix kilomètres au nord.

  • Maison Ozé à Alençon

    Maison Ozé à Alençon

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    Elle a été édifiée au XVème siècle sur la Place Lamagdelaine, nom du premier préfet de l'Orne (1800-1815).

     

    La maison Ozé appartenait à un échevin: Jean du Mesnil.

     

    La famille Le Coustelier l'acquit en 1521 et la dota d'une aile supplémentaire dans la cour intérieure.

     

    En 1904, elle est classée à l'Inventaire des Monuments Historiques.

  • Le port du Tréport.

     

     

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    À l'embouchure de la Bresle, Le Tréport apparaît vers le IX ème siècle.

     

    En 1471, Jean de Bourgogne, Comte d'Eu, fait creuser entre Eu et Le Tréport, le Canal d'Artois. Puis en 1545, François de Clèves, Comte d'Eu, ouvre dans le port un vaste bassin pouvant recevoir des bâtiments de 300 tonneaux.

     

    Réaménagé de 1847 à 1862, le port recevait des navires, suédois et norvégiens chargés de bois et des navires anglais chargé d'houille ou d'ardoise.

     

    À la fin du XIX ème siècle, le port arme de 70 à 80 navires de pêche par an.

  • Histoire rurale de la Normandie.

     

    Les toponymes celto-romains, francs et scandinaves, attestent, par leur nombre, de l'ancienneté de la mise en valeur agricole de la Normandie, notamment, dans le Pays de Caux, le Roumois, la plaine de Caen et le Cotentin.

     

    Du XI ème au XII ème siècle, les défrichements se multiplient, ouvrant dans les massifs forestiers de vastes clairières le long de hameaux-rues, aux parcelles laniérées et les boëls.

     

    Les guerres du XIV ème et XV ème siècles ne laissent aucun répit à la Normandie, et déterminent ici plus qu'ailleurs une profonde récession qui se prolonge par les guerres de religion du XVI ème siècle.

     

    Mais, dès la période ducale, la Normandie est fameuse par sa richesse agricole. Les bons rendements en blés et les troupes de moutons des plaines, les chevaux et parfois les bovins des plus riches seigneuries, les nombreux élevages de porcs des forêts et des landes se combinent pour assurer à la province normande cette réputation flatteuse que n'oublieront plus jamais les responsables des finances royales.

     

    Cependant au début du XVIII ème siècle, l'agriculture normande apparaît bien médiocre. Sur les sols pauvres du massif ancien, les landes occupent de vastes espaces et dans les terres cultivées, le seigle, l'orge et le sarrasin alternent avec des jachères intensifs: une année sur trois, la jachère remplace le blé et l'avoine.

    Partout sauf dans le Cotentin, le Pays d'Auge et le Pays de Bray, l'élevage se limite à quelques étables de mauvais bovins et à des troupes de moutons dont la laine est de médiocre qualité.

     

    À partir du XVIII ème siècle, tandis que l'augmentation générale de la population impose une intensification des systèmes, le développement des villes de la Basse Seine et de Paris crée un vaste débouché pour les produits de l'élevage. Dans le Pays de Caux, à l'imitation du système anglais, des cultures fourragères remplacent la jachère et permettent un développement de l'élevage tout en améliorant les rendements céréaliers. Ainsi se trouve crée un système très intensif, associant culture et élevage qui va s'imposer dans la plus grande partie des plaines de la Normandie orientale.

     

    Ailleurs et notamment autour des vieux marchés d'Isigny, de Livorat, de Pont l'Evêque, de Neufchâtel et de Gournay, réputés pour leurs beurres ou leurs fromages, les produits de l'élevage retiennent seul l'intérêts. En effet, les sols argileux du Bessin, du Pays d'Auge et du Pays de Bray se prêtent mal aux labours alors que les herbages peuvent y être remarquables.

     

    Dans ces trois pays de Normandie s'impose dès le XVIII ème siècle, une économie exclusivement herbagère. Jusqu'en 1940, celle-ci ne va cesser de s'étendre, remplaçant les labours de proche en proche, jusqu'à occuper la plus grande partie de la Normandie occidentale. L'élevage auquel il faut ajouter les céréales et les cultures industrielles des plaines orientales, redonnent à la Normandie, sa vieille réputation d'opulence.

     

  • Histoire de la Normandie: Les crises des XIV ème et XV ème siècles.

    Au début du XIV ème siècle, malgré une crise économique commençante, la Normandie était encore prospère et donc résignée au nouvel ordre des choses. Elle partagea même une instant les projets de Philippe VI de Valois contre Edouard III d'Angleterre.

     

    Une minorité de Normands recrutée surtout dans le Cotentin par Geoffroy d'Harcourt, Seigneur de Saint-Sauveur-le-Vicomte, chercha en 1343 à rétablir l'autonomie du duché sous la suzeraineté du roi anglais.

     

    Edouard III débarqua à Saint-Vaast-la-Hougue, le 12 juillet 1346 et ravagea Saint-Lô, Caen, Lisieux et Elbeuf en se rendant à Crécy. Ce que la guerre avait épargné fut lourdement atteint par la peste noire en 1348.

     

    D'un coup ce fut, l'insécurité et les épidémies qui rendirent la vie intolérable. Des partis armée, sois-disant pro-anglais, puis à partir de 1350, pro Charles de Navarre dit le Mauvais, comte d'Evreux, en réalité c'était le plus souvent de simples brigands qui tenaient sans cesse la campagne.

    On se fortifie dans les abbayes, les manoirs, et même les églises rurales. Les villes seules sont un peu moins atteintes.

     

    La réaction menée par Du Guesclin commence par une victoire sur les troupes de Charles de Navarre à Cocherel en 1364.

     

    vers 1375, un nettoyage presque général est réalisés et les anglais sont même un instant des îles normandes. Mais bientôt les troubles sociaux de l'émeute de La Harellle.

     

    L'entreprise de conquête d'Henri V de Lancastre, roi d'Angleterre commença par un débarquement à Touques le 1er août 1417. Nul sentiment normand ne s'y trouvait mêlé; pour la financer le Roi d'Angleterre avait même parachevé la confiscation des biens anglais des Abbayes Normandes et nul parti normand ne prêta la main aux troupes anglaises.

     

    Quand au bout de deux ans, la Normandie fut entièrement occupée. Les troupes anglaises mirent sans fard un régime d'occupation: tout ce qui résistait fut mis hors la loi. Des anglais furent installés aux postes de commandes du Duché de Normandie.

     

    Les collaborateur eurent la part belle; certaines institutions centrales rétablies à Rouen, leur furent confiées, sous la régence du Duc de Bedford à partir de 1422. On sait le succès le plus éclatant de ces collaborateurs, le procès de Jeanne d'Arc.

     

    De cette période cruelle, la Normandie n'a recueilli qu'un profit durable: la fondation de l'Université de Caen, décidée en 1432, au nom d'Henri VI, pour donner aux collaborateurs un foyer intellectuel.

     

    Mais les troupes anglaises ne furent jamais totalement maîtres de la province. Sans compter, la résistance de la Forteresse du Mont Saint-Michel, il y eut à travers toute la Normandie d'innombrables maquis formés de paysans encadrés par la petite noblesse: malgré des mesures féroces, la régence anglaise ne put jamais les réduire.

     

    La reconquête française, commencée vers 1440, fut achevée avec vigueur vers 1449-1450. La victoire de Formigny, près de Bayeux, le 15 avril 1450, amena en quelques mois la chute des places tenues par les troupes anglaises.