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Histoire de la Normandie - Page 4

  • Histoire rurale de la Normandie.

     

    Les toponymes celto-romains, francs et scandinaves, attestent, par leur nombre, de l'ancienneté de la mise en valeur agricole de la Normandie, notamment, dans le Pays de Caux, le Roumois, la plaine de Caen et le Cotentin.

     

    Du XI ème au XII ème siècle, les défrichements se multiplient, ouvrant dans les massifs forestiers de vastes clairières le long de hameaux-rues, aux parcelles laniérées et les boëls.

     

    Les guerres du XIV ème et XV ème siècles ne laissent aucun répit à la Normandie, et déterminent ici plus qu'ailleurs une profonde récession qui se prolonge par les guerres de religion du XVI ème siècle.

     

    Mais, dès la période ducale, la Normandie est fameuse par sa richesse agricole. Les bons rendements en blés et les troupes de moutons des plaines, les chevaux et parfois les bovins des plus riches seigneuries, les nombreux élevages de porcs des forêts et des landes se combinent pour assurer à la province normande cette réputation flatteuse que n'oublieront plus jamais les responsables des finances royales.

     

    Cependant au début du XVIII ème siècle, l'agriculture normande apparaît bien médiocre. Sur les sols pauvres du massif ancien, les landes occupent de vastes espaces et dans les terres cultivées, le seigle, l'orge et le sarrasin alternent avec des jachères intensifs: une année sur trois, la jachère remplace le blé et l'avoine.

    Partout sauf dans le Cotentin, le Pays d'Auge et le Pays de Bray, l'élevage se limite à quelques étables de mauvais bovins et à des troupes de moutons dont la laine est de médiocre qualité.

     

    À partir du XVIII ème siècle, tandis que l'augmentation générale de la population impose une intensification des systèmes, le développement des villes de la Basse Seine et de Paris crée un vaste débouché pour les produits de l'élevage. Dans le Pays de Caux, à l'imitation du système anglais, des cultures fourragères remplacent la jachère et permettent un développement de l'élevage tout en améliorant les rendements céréaliers. Ainsi se trouve crée un système très intensif, associant culture et élevage qui va s'imposer dans la plus grande partie des plaines de la Normandie orientale.

     

    Ailleurs et notamment autour des vieux marchés d'Isigny, de Livorat, de Pont l'Evêque, de Neufchâtel et de Gournay, réputés pour leurs beurres ou leurs fromages, les produits de l'élevage retiennent seul l'intérêts. En effet, les sols argileux du Bessin, du Pays d'Auge et du Pays de Bray se prêtent mal aux labours alors que les herbages peuvent y être remarquables.

     

    Dans ces trois pays de Normandie s'impose dès le XVIII ème siècle, une économie exclusivement herbagère. Jusqu'en 1940, celle-ci ne va cesser de s'étendre, remplaçant les labours de proche en proche, jusqu'à occuper la plus grande partie de la Normandie occidentale. L'élevage auquel il faut ajouter les céréales et les cultures industrielles des plaines orientales, redonnent à la Normandie, sa vieille réputation d'opulence.

     

  • Histoire de la Normandie: Les crises des XIV ème et XV ème siècles.

    Au début du XIV ème siècle, malgré une crise économique commençante, la Normandie était encore prospère et donc résignée au nouvel ordre des choses. Elle partagea même une instant les projets de Philippe VI de Valois contre Edouard III d'Angleterre.

     

    Une minorité de Normands recrutée surtout dans le Cotentin par Geoffroy d'Harcourt, Seigneur de Saint-Sauveur-le-Vicomte, chercha en 1343 à rétablir l'autonomie du duché sous la suzeraineté du roi anglais.

     

    Edouard III débarqua à Saint-Vaast-la-Hougue, le 12 juillet 1346 et ravagea Saint-Lô, Caen, Lisieux et Elbeuf en se rendant à Crécy. Ce que la guerre avait épargné fut lourdement atteint par la peste noire en 1348.

     

    D'un coup ce fut, l'insécurité et les épidémies qui rendirent la vie intolérable. Des partis armée, sois-disant pro-anglais, puis à partir de 1350, pro Charles de Navarre dit le Mauvais, comte d'Evreux, en réalité c'était le plus souvent de simples brigands qui tenaient sans cesse la campagne.

    On se fortifie dans les abbayes, les manoirs, et même les églises rurales. Les villes seules sont un peu moins atteintes.

     

    La réaction menée par Du Guesclin commence par une victoire sur les troupes de Charles de Navarre à Cocherel en 1364.

     

    vers 1375, un nettoyage presque général est réalisés et les anglais sont même un instant des îles normandes. Mais bientôt les troubles sociaux de l'émeute de La Harellle.

     

    L'entreprise de conquête d'Henri V de Lancastre, roi d'Angleterre commença par un débarquement à Touques le 1er août 1417. Nul sentiment normand ne s'y trouvait mêlé; pour la financer le Roi d'Angleterre avait même parachevé la confiscation des biens anglais des Abbayes Normandes et nul parti normand ne prêta la main aux troupes anglaises.

     

    Quand au bout de deux ans, la Normandie fut entièrement occupée. Les troupes anglaises mirent sans fard un régime d'occupation: tout ce qui résistait fut mis hors la loi. Des anglais furent installés aux postes de commandes du Duché de Normandie.

     

    Les collaborateur eurent la part belle; certaines institutions centrales rétablies à Rouen, leur furent confiées, sous la régence du Duc de Bedford à partir de 1422. On sait le succès le plus éclatant de ces collaborateurs, le procès de Jeanne d'Arc.

     

    De cette période cruelle, la Normandie n'a recueilli qu'un profit durable: la fondation de l'Université de Caen, décidée en 1432, au nom d'Henri VI, pour donner aux collaborateurs un foyer intellectuel.

     

    Mais les troupes anglaises ne furent jamais totalement maîtres de la province. Sans compter, la résistance de la Forteresse du Mont Saint-Michel, il y eut à travers toute la Normandie d'innombrables maquis formés de paysans encadrés par la petite noblesse: malgré des mesures féroces, la régence anglaise ne put jamais les réduire.

     

    La reconquête française, commencée vers 1440, fut achevée avec vigueur vers 1449-1450. La victoire de Formigny, près de Bayeux, le 15 avril 1450, amena en quelques mois la chute des places tenues par les troupes anglaises.

  • À la découverte du Marais Vernier.

    Parcours de 37 kilomètres.  

     

    Le Marais Vernier est une plaine alluvionnaire établie à l'emplacement d'un ancien méandre abandonné par la Seine. Il est entouré par un amphithéâtre de collines boisées entre les pointes de la Roque et de Quillebeuf. Une Digue reposant sur un cordon sableux, divise le marais: au nord, la plaine des Alluvions; au sud, la tourbière avec la Grande Mare dans sa partie basse; et au fond du golfe, un secteur de maraîchages.

     

    1. Pointe de la Roque. Elle domine de plus de 50 mètres la vallée de la Seine, dont les eaux battaient encore le pied de la falaise au début du XIX ème siècle. C'est un bon observatoire d'où la vue s'étend sur les Vallées de la Seine et de la Risle, et sur la partie nord du Marais.

    2. Entre Saint-Samson-de-la-Roque et Bouquelon, la route suit le faîte de l'amphithéâtre. On découvre en contrebas, les Courtils, beaux jardins maraîchers, découpés en longues lanières par d'étroits canaux.

    3. Point de Vue de la Côte Pelée. Il offre une sorte de coupe biogéographique du marais: au premier plan, sur le bas versant, l'habitat étiré et accolé au bord de l'amphithéâtre; puis les Courtils sur des sols tourbeux gris et noirs; les herbages avec quelques boqueteaux autour de la Grande Mare; au Nord de celle-ci, des marais mal drainés et des roselières.

    4. La Côte. Il faut s'écarter de la route, prendre le sentier qui sépare l'habitat des Courtils, et flâner le long des canaux et des rigoles. Les haies témoignent de la richesse végétale de ce pays doté d'un micro-climat particulier: peuplier disposés en longue files, saules taillés en têtards, noisetiers, aulnes et sureaux. Au-dessus de la route, vergers et noyers se mêlent aux têtards.

    5. Digue des Hollandais (départementale 103) . Elle limite au nord, le marais ancien. Elle fut construite au XVII ème siècle par des ouvriers Hollandais.

    6. Direction Quillebeuf sur Seine.

     

  • Du Pays de Bray à la Forêt de Lyons

    parcours de 92 kilomètres.  

     

    Du rebord sud-ouest de la boutonnière du Pays de Bray, par la magnifique forêt de Lyons. Ce circuit mène, de village en village, à la découverte d'un îlot de verdure, encore bien protégé, à proximité du grand axe industriel et commercial de la basse vallée de la Seine. Dans ce vieux pays normand, tout de douceur et de calme, quelques églises, quelques châteaux, et surtout, de jolis sites, qui sont autant d'invites à la promenade.

     

    1. Gournay-en-Bray est un centre d'industrie laitière actif. L'ancienne collégiale dédiée à Saint Hildevert qui date du XII ème siècle a survécu aux bombardements de la Seconde Guerre Mondiale. À l'intérieur, remarquer les chapiteaux qui sont ornés de figures animales et végétales. On peut aussi voir plusieurs statues en bois polychrome qui datent du XV ème siècle et un buffet d'orgue de style Renaissance.

    2. Saint-Germer-de-Fly, possède une vaste église qui date du XII ème et qui est un bel exemple d'architecture de style Gothique primitif. Derrière l'abside, la sainte Chapelle du XIII ème siècle a été construite sur le modèle de celle de Paris.

    3. Mainneville, dans l'église dédiée à Saint Pierre, on peut voir deux belles statues en pierre polychrome datant du début du XIV ème siècle représentant: une Vierge à l'enfant et Saint Louis.

    4. Abbaye de Mortemer: Cette ancienne abbaye de l'Ordre Cistercien vaut le déplacement à elle seule. Alentour, plusieurs promenades balisées existent. Une route remonte aux sources du Fouillebroc.

    5. Lyons-la-Forêt, au centre de la plus belle hêtraie de France (10610 ha), a conservé ses maisons à pans de bois et ses halles du XVIII ème siècle dont la charpente repose sur des piliers de Bois. L'église, qui date du XII ème siècle, abrite plusieurs statues en bois polychrome des XVI ème et XVII ème siècles. En forêt on peut voir: le Gros Chêne qui a plus de 300 ans et qui fait 4,80 de tour, le Chêne Saint Jean qui fait 5 mètres de tour et l'Hêtre à Dieu qui a plus de 300 ans et qui fait 4,50 de tour.

    6. Vascoeuil occupe un site tranquille aux abords du confluent du Crevon et de l'Andelle. Le château de la Forestière qui date des XIV ème et XVI ème siècle abrite les souvenirs de Michelet. Dans l'église du village on peut voir le tombeau de Hugues de Saint-Jovinien qui date du XI ème siècle.

    7. Ry. l'église est surtout de style Renaissance avec des parties subsistantes datant du XII ème siècle. On remarquera le porche en bois sculpté et le travail des charpentes décorés. Le Héron, au confluent du Héron et de l'Andelle est un site charment qu'agrémentent une église du XVII ème siècle et un château du XVIII ème siècle dressé au milieu d'un parc (on ne visite pas). C'est à Ry, que l'histoire littéraire situe Yonville-l'Abbaye, où résidaient les Bovary, héros de Gustave Flaubert.

    8. La route suit la vallée de l'Andelle, avant d'atteindre « La Feuillie », où l'on s'arrête pour voir son église du XVI ème siècle, de style Gothique Flamboyant, dominée par une flèche de 54 mètres et précédée d'un calvaire du XVI ème siècle.

    9. Beauvoir-en-Lyons. De l'abside de l'église, vue d'ensemble sur la Boutonnière que constitue le Pays de Bray: dans le plateau calcaire, la partie supérieure de l'anticlinal de faible courbure a été décapée par l'érosion. Celle-ci a provoqué la formation d'une dépression,bien évasée au centre et plus resserrée aux extrémités. Par beau temps, on aperçoit la Cathédrale de Beauvais en Picardie.

  • Histoire de la Normandie: La Normandie « gallo-romaine»

    Dans leur entreprise de conquête de la Gaule Chevelue, les troupes de Jules César progressent difficilement lorsqu'ils abordent le nord-ouest.  

     

    Viridorix, le chef des Unelles du Cotentin, transforme la presqu'île en forteresse et oppose une forte résistance aux romains.

     

    Viridorix est battu en 55 avant Jésus Christ, et l'ensemble de la région est soumise. Elle devient la base arrière de la conquête de Britannia (Angleterre)

     

    L'organisation augustéenne inclut la région dans la province de la Lyonnaise et la dote de cités. Certaines sont crées de toutes pièces comme Augustodurum (futur Bayeux). D'autres comme Juliobona capitale des Calètes et Rotomagus, capitale des Véliocasses acquiert de plus en plus d'importance grâce à leur position proche de la Sequana (la seine)

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  • Exposition à l'abbaye de Fontaine-Guérard jusqu'au 28 mai 2012

     DU 6 AVRIL AU 28 MAI  

    Exposition "Ils ont reconstruit ce qu’ils avaient détruit". Cette exposition parle de la Normandie monastique du VI ème au XIII ème siècle. 

    lieu:Abbaye de Fontaine Guérard  sur la commune de  Radepont dans la vallée de l'Andelle, département de l'eure, province de Normandie. 

     


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  • Les Traditions de mariage dans le département de l'Orne

     par J. Blossier
    ~*~
    LA demande en mariage est généralement faite par le jeune homme lui-même. Il arrive cependant, mais plus rarement, qu'il a recours à l'intervention d'un ami qui le présente à la famille ; on l'appelle le Darin ou Bédochet.

    S'il convient à la jeune fille et à ses parents, il est admis dans la maison une fois par semaine, de préférence le dimanche et le soir. Six mois après, si à ce moment il n'est survenu aucun obstacle pour faire rompre les bonnes relations, le jeune homme est admis plus souvent ; il est alors regardé presque comme un parent.

    On parle bientôt de réunir les père et mère du jeune homme. Ils sont conviés à un diner chez les parents de la jeune fille. C'est le jour des fiançailles ou, pour employer l'expression du pays, des accords. Pendant le repas, on parle du mariage, de l'avenir des deux jeunes gens, de la situation qu'on espère leur créer. On a garde d'oublier l'avoir en argent et mobilier que les deux familles se proposent de donner à leurs enfants. Ceci est constaté dans le contrat qui se fait quelques jours seulement avant le mariage.

    Quand tout est convenu et arrêté on fixe généralement le mariage à un mardi, à trente ou quarante jours au plus des fiançailles. Les futurs époux font ensuite leurs invitations

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  • Paysage de Normandie: Le château du Vaurouy

     

    il est situé sur la commune de Duclair.

     

    Le château de Vaurouy est au nord-ouest de Duclair, à la limite de la forêt de Maulévrier. Il a été entièrement construit en pierre calcaire.

     

    Deux ailes, légèrement en saillie et un avant-corps surmonté d'un fronton triangulaire animent une façade qui aurait pu être monotone.

     

    L'ensemble à le charme des édifices du XVIII ème siècle.

     

    Cette demeure a principalement été celle des Boyvin, parlementaires normands, puis des Cottard et des Cabeuil, un des membres de cette famille a été échevin à Rouen au XVIII ème siècle.

     

    c'est un château privé.  

  • Paysage de Normandie:Le Manoir du Catel.

     

     

    Il est situé sur la commune d'Ecretteville-les-Baons (seine-maritime).

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    Cette forteresse, venue tout droit du Moyen-Âge, a fait l'objet d'une restauration de grande qualité.

     

    Érigé en silex taillés avec chaînes d'angles appareillées. Le manoir du Catel a été construit sous Richard de Treigots, dixième abbé de Fécamp.

     

    La tour d'angle, au sud-ouest, a retrouvé toute sa splendeur.

    La construction était jadis entouré de douves que franchissait un pont-levis.

     

    La barbacane en pierre vient de recouvrer son éclats. Ses contreforts puissants rappellent tout à fait ceux des églises et cathédrales de style Gothique.

     

    Les murs sont épais et un escaliers à vis conduit à la salle d'audience où se déroulaient les procès et jugements. Dans toutes les pièces de l'étage, il subsiste plusieurs larges et belles cheminées à colonnettes.

    en savoir plus le site du château.  

  • Promenade dans Barentin le 11 mars 2012