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Chants Tradi - Page 4

  • Culture de Normandie:j' m'en vas en Irlaunde

    A matin, j' m'en vas en Irlaunde, en Irlaunde,
    mes amins.
    Qui faire mais qu' la mé seit trop graunde
    à treis lues d'ichin !

    Cap à horsier
    dé depis Carteret
    à la crique du jou.
    Ni la brunâle,
    ni les foêdrâles
    me ferount jammais poue !

    Mais que lé vent fô
    crêtisse le fllot
    dauns ses graundes vouéties,
    sus men baté,
    je launlurerai
    byin louen des côtis.

    Mais qué ne décessent
    les nuaées couoresses
    dauns l'anordaêtie,
    j'irai touot dreit
    et men sextaunt
    va touot dreit m'aindyi.

    Je vous ramènerai
    dauns mes apllets
    des caunchouns dé tcheu yeus,
    du port dé Cork,
    mouchiâos d'haddocks
    et dé houmards blleus.


    Mini-lexique :
    A horsier = vers le large / dé depis = depuis / crique du jou = aurore / brunâle = brume / foêdrâles = giboulées / crêtisse = hérisse / vouéties = rafales / launluraer = chantonner / cotis = falaises / couoresses = galopantes / anordaêtie = vent du nord / apllets = filets / mouchiâos = grande quantité.

  • Culture de Normandie: C'est à Cherbourg

    C'est à Cherbourg en vérité
    Qu'un beau bâtiment est arrivé
    Trois jeunes demoiselles en s'y promenant
    Elles ont voulu voir ce beau bâtiment

    Par ma foi je donnerais bien cent sous
    Pour passer la nuit avec vous

    Entrez mesdames dans mon bateau
    Vous y boirez du vin nouveau
    La plus jeune avait bien le pied léger
    Sur le bâtiment elle est vite montée

    Elle ne fut sitôt dedans
    Que le beau galant mit voile au vent
    La belle s'est mise à sangloter
    le marin la ramène à quai

    Beau batelier beau batelier
    Je suis la fille d'un officier
    Quand même vous seriez la fille du roi
    Vous y passerez la nuit avec moi

  • Culture de Normandie: Chant "le départ de Fécamp"

    L'hiver, pendant la morte saison,
    On voit se promener sur le quai les patrons.
    Ils nous demandent " veux-tu que je t'engage,
    Pour ton travail, tu auras de bons gages,
    Tu gagneras beaucoup d'pognon
    Si nous avons la chance de pêcher du poisson ".

    Le jour du départ arrivé,
    On voit les matelots arriver sur le quai
    Les adieux, il faut les faire bien vite
    Le capitaine, il fait l'appel de suite
    Vous répondez à votre nom
    Allons dépêchons, embarquons les garçons

    Arrivés au milieu des j'tées
    Le capitaine nous dit : va falloir saluer !
    Il nous envoie le drapeau tricolore
    Et par trois fois les Couleurs on arbore
    C'est la chapelle que nous saluons
    Pour revenir en bonne santé à la maison

    Passant le travers de Grinval
    le Cap'taine dit "j'approche de mon pays natal"
    Sur le rivage, mouchoirs et gens s'agitent
    Ils se dépèchent car on passe bien vite
    on disparait à l'horizon
    et c'est coeur bien gros qu'ils rentrent à la maison

    Quand on part au mois d'février
    On ne peut jamais faire une bonne traversée
    Dans l'océan on attrape de la brise
    Près de Terre-Neuve, on voit les grandes banquises
    On veut traverser les glaçons
    Mais on se trouve cerné dans une sale position

    En arrivant sur les grands bancs
    Le bateau est gelé de l'arrière à l'avant
    Faut' de beau temps, que tout cela dégèle,
    Les matelots, à la pioche, à la pelle,
    Essaient de déblayer le pont
    chacun de son côté sous les yeux du Second

    Celui qui a fait la chanson,
    C'est l'oncle à Ti-Jean, un cap'tain du grand banc
    Et des campagnes, il en a beaucoup faites
    Avec des joies, aussi avec des peines
    Et quand il rentre à la maison
    Il peut enfin revoir sa femme et ses garçons

  • Chanson de la résistance Normande: L'Heure H du Jour J

    Paroles d'Henri Dior sur l'air de Belleville-Ménilmontant, paroles et musique d'Aristide Bruant  

     

    Le 26 novembre 1943, Henri Dior interpelle les alliés pour qu'ils fixent enfin le Jour J et l'Heure H du débarquement en Europe Occidentale.

     

     

    Dieu, que les Alliés sont lents!

    Ils ont bien force chalands,

    Mais avec soin on les cache

    Pour l'Heure H.

    Quant à leurs soeurs péniches,

    Elles restent dans leurs niches

    En attendant qu'ait surgi

    Le lointain Jour J (bis)

     

     

    Pourquoi laisser dans les ports

    S'ankyloser les transports?

    On ne verra leur panache

    Qu'à l'Heure H

    Où le bombardier arrose

    Une aurore aux doigts de rose

    Dont les lueurs auront rougi

    Le sanglant Jour J (bis)

     

     

    De massifs débarquements

    Couvriraient les hurlements

    D'Adolf Hitlet, moins bravache

    A l'heure H.

    Son dernier cri de détresse

    Dans l'Europe forteresse

    Montrerait comme il rugit

    Au fameux jour J (bis)

     

     

    Trop de chaleureux discours!

    Les meilleurs sont les plus courts;

    Rien ne vaut le coup de hache

    De l'Heure H.

    Assez de grandes manoeuvres;

    C'est l'instant des « hautes oeuvres ».

    Pour que Fritz soit assagi

    Fixez le jour J (bis)

  • Zachary Richard- Aux Natchinotches


    podcast

  • Jean-Pax Méfret- Goulag




    La barbe a rongé son visage.
    Le sel a brûlé ses yeux bleus.
    Ses cheveux sont blancs avant l’âge,
    Sa langue est une pierre de feu.

    Il va mourir dans quelques heures.
    Il le sait, mais il n’a pas peur.
    Nous, autour de lui, on fredonne
    Cette chanson devant l’icône...

    On chante ce monde qui existe là-bas,
    Ce paradis que l’on ne verra pas,
    Où lorsque tu travailles, l’argent est pour toi,
    Tu peux même t’acheter des chemises de soie.

    Il parait qu’il y a des tas de cinémas
    Où tu peux regarder les films de ton choix.
    A l’Ouest, les juges osent rendre la Loi,
    Et les policiers font respecter les Droits.

    Les mouches butinent sur ses lèvres,
    La sueur glisse sur ses joues.
    Il a soif, il a la fièvre,
    L’eau est sale, elle sort d’un égout.

    Dehors, il ont creusé sa fosse,
    La croix porte son numéro,
    Alors, de sa voix de gosse,
    Il nous demande le Credo.

    On rêve à ce monde qui existe là-bas,
    Ce paradis que l’on ne verra pas,
    Où lorsque tu travailles, l’argent est pour toi,
    Tu peux même t’acheter des chemises de soie.

    Il parait qu’il y a des tas de cinémas
    Où tu peux regarder les films de ton choix.
    A l’Ouest, les juges osent rendre la Loi,
    Et les policiers font respecter les Droits.

    Loin de cet archipel,
    Et loin de cette mine ;
    Où l’on ne récite pas :
    Je vous salue, Staline.

    On rêve à ce monde qui existe là-bas,
    Ce paradis que l’on ne verra pas.

  • Chanson d'acadie- Cajuns de l'an 2000


    podcast

  • Théodore Botrel- Fleur de blé noir

    théodore botrel, chansonnier, chanson traditionnelle, fleur de blé noir, bretagne,


    podcastSur les bords de la Rance, où j'ons vu le jour
    J'ons la douce espérance d'être aimé d'amour
    Dans une métairie comme aide-berger
    Pour mieux voir ma jolie, je me suis gagé

    Refrain:
    Ah ! Nulle bretonne n'est plus mignonne à voir
    Que la belle que l'on appelle Fleur de Blé Noir
    Non, non ! Nulle bretonne n'est si mignonne
    A voir, que ma Fleur de Blé Noir

    Lorsque je l'ons croisée un soir dans le blé
    Si blanche et si rosée, j'en fus aveuglé
    Et ma lèvre ravie murmura " bonsoir "
    Salut à Vous Marie, la Fleur de blé noir

    C'est dans les blés de même, par un soir doré
    Que je lui dis " je t'aime, toujours t'aimerai !"
    C'est dans les blés encore qu'au doigt je lui mis
    Un quinze août dès l'aurore, l'anneau des promis

    Allons gars et fillettes faucher les moissons
    Car les récoltes faites, nous nous épouserons
    Et puis dans la nuit claire, où tous rassemblés
    Nous danserons sur l'aire où l'on bat les blés

    Vivant la vie heureuse que Dieu nous fera
    Attendons la faucheuse qui nous fauchera.
    Quand vous verrez que tombe notre dernier soir
    Semez sur notre tombe des fleurs de blé noir.