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Chants Tradi - Page 3

  • Chanson traditionnelle- Les cinq jumelles


    podcast

  • Jean Pax Méfret- Faits Divers


    podcast


    Un rayon de soleil
    Se levait sur la ville.
    Les yeux pleins de sommeil,
    Il avançait tranquille.

    Des loubards maraudaient
    A l'entrée de la cité,
    Un camion s'approchait,
    C'était celui du laitier.

    Les deux mains dans les poches,
    Il avançait toujours.
    Le loubard le plus moche
    Le guettait d'un oeil lourd.

    Je te parie cinq sacs,
    Qu'il a les foies, le bourgeois.
    Je te paries dix sacs,
    Il ne passera pas.

    C'était le dernier jour de juillet,
    A la veille des congés payés.
    Dans la rue marchait un ouvrier,
    Fatigué, mais le coeur léger.

    Il était déjà presque en vacances
    Quand il a croisé la violence.
    Excités par ses cris de souffrance,
    Ca cognait en cadence !

    Il y a du sang qui coule
    A l'entrée de la cité.
    Il y a des corps qui roulent
    Sur celui qu'ils ont tué.

    Plusieurs détonations
    Se perdent dans la ville
    Là-haut sur un balcon,
    Un garçon immobile.

    Une arme dans les mains
    Et des larmes dans les yeux.
    Dans le froid, le matin,
    Vient de venger son vieux.

    C'était le dernier jour de juillet,
    A la veille des congés payés.
    Dans la rue marchait un ouvrier,
    Fatigué, mais le coeur léger.

    Il était déjà presque en vacances
    Quand il a croisé la violence...

  • Chant marin- Le Grand Coureur


    podcast
    Le corsaire le grand coureur
    est un navire de malheur
    quand il s'en va en croisière
    pour aller chasser l'anglais
    le vent, la mer et la guerre
    tournent contre le français

    REFRAIN:
    Allons les gars gai, gai
    Allons les gars gaiement

    Il est parti de Lorient
    avec belle mer et bon vent
    il cinglait bâbord amure
    naviguant comme un poisson
    un grain tombe sur sa mâture
    v'la le corsaire en poton

    Il nous fallut remâter
    et bougrement relinguer
    tandis que l'ouvrage avance
    on signale par tribord
    un navire d'apparence
    à mantelets de sabords

    C'était un anglais vraiment
    à double rangée de dents
    un marchand de mort subite
    mais le français n'a pas peur
    au lieu de brasser en fuite
    nous le rangeons à l'honneur

    Les boulets pleuvent sur nous
    nous lui rendons coups pour coups
    pendant que la barbe fume
    à nos braves matelots
    dans un gros bouchon de brume
    il nous échappe aussitôt

    Nos prises au bout de six mois
    ont pu se monter à trois
    un navir' plein de patates
    plus qu'a moitié chaviré
    un deuxième de savates
    et le dernier de fumier

    Pour nous refaire des combats
    nous avions à nos repas
    des gourgades et du lard rance
    du vinaigre au lieu de vin
    du biscuit pourri d'avance
    et du camphre le matin

    Pour finir ce triste sort
    nous venons périr au port
    dans cette affreuse misère
    quand chacun s'est vu perdu
    chacun selon sa maniére
    s'est sauvé comme il a pu

    Le cap'tain et son second
    s'ont sauvé sur un canon
    le maître sur la grande ancre
    le commis dans son bidon
    ah le sacré vilain cancre
    le voleur de ration

    Il eut fallu voir le coq
    et sa cuisine et son croc
    il s'est mis dans la chaudière
    comme un vilain pot au feu
    il s'est mis vent arrière
    atterrit au feu de dieu
    De notre horrible malheur

    Seul le calfat est l'auteur
    en tombant de la grand'hune
    dessus le gaillard d'avant
    a r'bondi dans la cambuse
    a crevé le bâtiment

    Si l'histoire du grand coureur
    à su vous toucher le coeur
    ayez donc belles manières
    et payez-nous largement
    du vin, du rack, de la bière
    et nous serons tous contents.

    REFRAIN:
    Allons les gars gai, gai
    Allons les gars gaiement

  • Culture de Normandie: Pauvre Orpheline

    Pauvre orpheline de quatorze ans,
    Par les chemins j'erre à pas lents;
    Je ne sais pas comme on m'appell',
    Si je suis belle ?
    Passants, donnez un petit sou,
    Je prierai Dieu pour vous !



    2.
    Les gens qui viennent de passer
    N'ont pas voulu rien me donner.
    Ils ont repoussé ma prière,
    Mais je suis fière !
    J' m'en vais aller chez l'hôtelier
    M'offrir pour travailler



    3.
    Lorsque je fus chez l'hôtelier,
    Il me dit : Je n' puis t'employer :
    Tes vêtements ne sont que guenilles,
    Ma pauvre fille !
    Comment veux-tu servir chez nous !
    Voilà pour toi vingt sous !

  • Culture de Normandie: La goëlette du Cotentin

    source: le groupe Marinade, groupe de musique normand qui défend la culture normande
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  • Culture de Normandie: Au Port de Dieppe

    Si le shangaïage des matelots (leur embarquement forcé) semble avoir été une pratique courante sur les long-courriers américains, le "shangaïage des dames" est une spécialité des côtes françaises, en tous cas si l'on en juge par le nombre incalculable de versions du bateau de blé et de la dame enlevée.

    Au port de Dieppe est arrivé
    Au bras tribord arrière
    Au port de Dieppe est arrivé
    Au bras tribord arrière
    Un beau trois mâts trois mâts carré
    Brassons bien partout carré
    Nous partons vent arrière
    Brassons bien partout carré
    Nous partons vent arrière

    Au quai Duquenne est ammarré
    Le beau trois mâts chargé de blé

    Les belles dieppoises vont l'visiter
    Joli marin combien ton blé

    Pour vous la belle c'est à gagner
    Par trois nuits de partie carrée

    Joli marin gentil gabier
    J'connais pas la partie carrée

    Embarquez belle, j'vous l'apprendrai
    La plus jeune a le pied léger

    Dedans la barque elle a sauté
    Pour apprendre la partie carrée.
     

  • Culture de Normandie: Adieu donc ma Mie

    Complainte recueillie à Saint Valéry en Caux, très appréciée des marins de Fécamp, la mention du départ pour l'Irlande est à rapprocher de l'habitude qu'avaient les Fécampois d'aller faire le maquereau sur les côtes d'Irlande (nous voulons dire par là qu'ils y pêchaient ce délicieux scombridé). D'autres versions avec d'autres destinations (Islande, Nantes) sont attestées dans les répertoires des baleiniers et des mariniers.

    Adieu donc ma mie je m'en va,
    puisque mon bâtiment s'en va,
    ah je m'en va dedans l'Irlande
    puisque le roi me le demande.

    En Irlande Si tu t'en vas
    un corselet tu m'apport'ras,
    un corselet fait à la mode
    qui soit de drap couleur de rose.

    En Irlande étant arrivé
    au corselet n'a pas pensé
    il n'a pensé qu'à la débauche
    au cabaret comme les autres.

    A ma maîtresse je lui dirai,
    à ma maîtresse je lui mentirai,
    je lui dirai que dans l'Irlande
    il n'y a pas ce qu'elle demande.

    J'aimerais mieux la mer sans poisson
    et la montagne sans vallon
    et le printemps sans violette
    que de mentir à ma maîtresse.

    La vigne est faite pour le raisin
    et la bouteille est pour le vin,
    et les canons sont pour la guerre
    et les garçons c'est pour les belles.

  • Culture de Normandie: L'hotesse et le marchand d'hommes

    Le Havre, grand port de commerce qui fut aussi un grand port baleinier, était célèbre pour ses hôtesses chez qui les marins pouvaient trouver tout le nécessaire à leur agrément à terre. Une fois l'argent épuisé, en général assez vite, entraient en scène les marchands d'hommes chargés de trouver de nouveaux embarquements; parmi ces intermédiaires peu scrupuleux, le Phalu de la chanson semblait tenir le pompon. Chanson publiée par Charles Le Goffic à la fin du 19ème siècle.

     

    Quand le marin arrive de voyage
    De son argent voici l'usage
    Le brouettier dans l'avant-port
    C'est le premier qui monte à bord
    Vous le voyez avec sa plaque
    Disant "j'enlèverai votre sac
    Moyennant une forte commission
    J'enlèverai tout votre baluchon".

    Une fois au bassin de l'heure
    Il vous arrive cinq ou six tailleurs
    C'est pour vous vendre du mauvais drap
    C'est à celui qui vous aura.
    Le cordonnier et sa chaussure
    Garantie pour la couture
    A peine la semmelle clouée
    Que les souliers sont défoncés

    C'est maintenant au tour du pisteur
    Avec son air de bonne humeur
    Il vous dit "pour cinquante sous
    Vous serez bien logé chez nous
    Vous s'rez content je vous assure
    De votre argent de nourriture
    Et vous serez très bien logé
    Dans une belle chambre au premier".

    Et enfin arrive l'hotesse,
    Auprès de vous elle s'empresse
    Elle vous dit, très poliment
    "Marin veux-tu du bel argent".
    Elle vous invite à prendre un verre
    Soit le vermouth ou le bitter
    Mais faut vous persuader
    Qu'c'est le marin qui paye la tournée.

    Au bout d'cinq à six jours de noces
    Auprès de vous l'hotesse s'approche
    Elle vous dit "faut trouver Phalu
    Pour voir s'il n'a rien en vue".
    Phalu vous dit "J'ai votre affaire,
    soit pour la Chine ou Buenos Air".
    Il faut encore casquer cinq francs
    Pour trouver un embarquement.

    Quand le marin arrive de voyage
    De son argent voici l'usage
    De l'arrivée jusqu'au départ
    C'est une bande de salopards
    Grand Dieu que tout cela finisse
    Et que le diable tous les bénisse
    Qu'il les dans le même panier
    Ainsi que les bonnes de café.