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  • Culture de Normandie:Poème "Les plages normandes"

    par Sarah

     

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    Le long des bords de mer vont les plages normandes

    Rubans grèges dorés des sables et soleils,

    O ces innombrables ressources gourmandes,

    Des pêches aux crabes et des poissons vermeils.


    Le Mont-Saint-Michel et puis Carteret vont certes

    Ennoblirent les vents de toutes leurs beautés

    Falaises de granit, structures découvertes

    Parmi les galets blancs et les silex hantés.

     

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    Et suer les sables blonds, il est Cabourg, Houlgate,

    Large éventail fleuri de sylves et d'humus

    Où les enfants courent jusques à leur frégate

    Par la marée encore si basse à l'Orémus...

     

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    Ouistream a son bord, Etretat à sa source

    Mais Deauville et Trouville ont leur double renom;

    Les voiliers élégants, les pêcheurs en ressource

    Se sont liés à la côte, avec ce double nom.


    Deauville a vu Sorel, Mistinguett et Colette,

    Trouville a hébergé Alexandre Dumas

    Flaubert et puis le peintre Isabey et sa palette,

    Tandis qu'ils regardaient voguer barques et Trois-mâts


    Avant d'écrire et de peindre la dune,

    Sur les tons beige uni et les teintes safran,

    A quel magnifique et sublime clair de lune

    Dans les tracés légers où vole un cormoran.

  • Paysages de Normandie: L'Eglise d'Ivry la Bataille

     

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    L'église d'Ivry-la-Bataille est placée sous le patronage de Saint Martin. Elle est située à Ivry-la-Bataille dans le département de l'Eure.

    Elle date de la fin du XVe siècle, début du XVIe siècle. Diane de Poitiers, qui voulait établir un Chapître, en fit poser les fondations. Mais l'ouvrage ne fut pas poursuivi. Il reste de cette première construction quelques sculptures au chevêt.

    La flèche et les voûtes furent arrachées par la foudre en 1664 tandis qu'un ouragan démolissait le toit en 1688. Au XIXe siècle, il fallut consolider le clocher, victime d'un affaissement de terrain.

     

     

     


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  • Paysages de Normandie: Eglise Saint-Pierre de Menilles


     

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    L'église de Menilles est une construction en pierre de taille du XVI ème siècle, composée d'une grande nef, flanquée de deux très étroits collatéreaux, d'un choeur en retrait accompagné au sud d'une petite chapelle seigneuriale du début du XIX ème siècle; le collatéral nord se termine à l'est par une chapelle à deux travées.

     

    La chapelle du nord est seule voûtée en pierre sur croisées d'ogives avec petites clefs de style Renaissance.

     

    L'église fut dédiée en 1514, ainsi que l'indique une inscription. Le portail est daté de 1562.

     

    Cinq arcades en tiers point font communiquer la nef et les bas-côtés, les piliers du côté nord sont cruciformes et non munis de chapiteaux. Les arcades du sud paraissent remonter à un édifice antérieur du XIV ème siècle, elles sont à double ressaut et reposent sur des colonnes à chapiteaux à corbeilles de feuillage.

    Les fenêtres du bas-côté nord sont en lancettes à tiers point et trilobées.

    Au nord, deux des piliers cruciformes sont renforcés à l'intérieur par deux arcs boutants en quart de cercle.

     

    Le bas-côté sud plus étroit encore que celui nord et il est éclairé par d'étroites fenêtres cintrées ornées de moulures gothiques.

     

    La tour projetée en façade repose sur deux grosses colonnes toscanes à large piedestal en brique, le rez-de-chaussée de cette travée occidentale est éclairé par des fenêtres de style Renaissance à un meneau.

     

    Le choeur rectangulaire est éclairé par des lancettes trilobées.

     

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    Le portail occidental en plein cintre est très étudié, les socles des niches ornant son trumeau et les ébrassement ainsi que les contreforts qui flanquent le portail sont décorés de charmants feuillages gracieusement découpés encadrant des écus.

     

    A l'archivolte une série de dais gothiques abritent des figures d'anges tenant les instruments de la Passion. Le remplage de la fenêtre du tympan est de style gothique flamboyant; les dais des niches des ébrasements sont de style Renaissance très accusé.

  • Histoire de Normandie : Chouannerie dans l'Eure sous Napoléon.

    Les activités royalistes ne cessent pas sous le Consulat.

     

    Deux semaines après le coup d'état de Brumaire, le 24 novembre 1799, des chouans commandés par Hingant de Saint-Maur occupe Pacy sur Eure, volant des fonds appartenant au gouvernement et des uniformes. Puis ils se replient en direction de Dreux, poursuivit par des gendarmes et des gardes-nationaux. Au cours d'un engagement contre ses chouans, Depresle, le commandant de la Garde Nationale est tué

     

    Les incidents de Pacy sur Eure, provoquent une réelle inquiétude chez une partie de la population, d'autant que de fausses rumeurs circulent au sujet des actions menées par ses Chouans. Il faut l'annonce de l'arrestation de Louis de Frotté pour rassurer ses habitants de l'Eure. Jugé à Verneuil, Louis de Frotté fut fusillé sur ordre de Napoléon le 18 février 1800 près de Verneuil sur Avre.

     

    Mais voilà les incidents ne sont pas fini, l'ainé des Le Pelletier, ancien lieutenant de Louis de Frotté a constitué une troupe de Chouans qui lutte dans le département de l'Eure depuis l'époque du Directoire. Elle pratique l'attaque des diligences transportant des représentants du gouvernement ou des gens favorables au gouvernement et également des vols et des assassinats.

    Le Pelletier est arrêtéle 9 décembre 1801 au hameau de Pilette près de Bernay quelque jour après l'échec de l'attaque d'une diligence reliant Caen à Paris.

     

    Un rapport gouvernemental relate les conditions de l'arrestation mouvementée de Le Pelletier :

     

    Voyant que les brigands n'étaient pas décidés à se rendre, on résolut de brûler la maison. Le feu avait déjà consumé une grande partie de la maison, lorsqu'un homme armé d'un pistolet de chaque main et un poignard entre les dents, sauta par une croisée, franchit une haie, et chercha à gagner le bois qui s'étend jusqu'auprès de la maison en criant : à moi, mes amis suivez moi ! On tira sur lui vingt ou trente coup de fusil, qui ne l'arrêtèrent point. Le citoyen Baumier, cordonnier, nouvellement arrivé dans cette ville, courut sur lui, et allait le frapper d'un coup de sabre lorsque le brigand se retourna et lui lâcha un coup de pistolet qui l'étendit à ses pieds ; son second coup de pistolet blessa un citoyen au front. Le brigand n'ayant plus que son poignard, allait en frapper un citoyen de la garde nationale, qu'il tenait par les cheveux, lorsque le citoyen Mérimée, chasseur à cheval, lui coupa le poignet d'un coup de sabre. On allait assommer le brigand à coups de sabre et de crosse de fusils, lorsque le chef de gendarmerie insista pour qu'il fût arrêté encore vivant. Le Pelletier est à la prison ; il y est soigné par les chirurgiens ; on a achevé de lui couper le poignet qui ne tenait presque plus rien et malgré ses nombreuses blessures, ce brigand est maintenant plein de vie. (source : Archives départementales de l'Eure, 1M176)

     

    En décembre 1801, dix-huit chouans de Le Pelletier sont inculpés puis interrogés par Dupont, président de la Cour Spéciale. Quatre condamnations à mort sont prononcées dont celle de Le Pelletier qui est exécuté à Evreux en août 1802.

     

    L'exécution de Le Pelletier sonne le glas de la Chouannerie euroise.

  • Histoire de la Normandie : La guerre des Farines à Vernonnet

    Installé en 1765, aux Tourelles de Vernonnet, Jean-Michel Planter transforme profondément le moulin pour en faire une importante « fabrique de farine minot », utilisant quatre roues et des techniques modernes comme « la mouture par économie, et l'étuvage.

     

    Le blé venait du Vexin et de Picardie et du Soissonnais. La farine était surtout expédiée par la Seine vers Paris, l'Espagne et les Antilles, Planter approvisionnait aussi la Royale. Dans les périodes de difficultés, les Vernonnais n'appréciaient pas les départs des barges vers Paris et des émeutes se produisaient.

     

    Une première fois en avril 1768, Planter est accusé de fournir aux Vernonnais du grain avarié.

     

    L'incident le plus grave éclate en mai 1775 en pleine guerre des Farines. Le 2 mai, Planter fait partir un bateau chargé de 1400 sacs de farine en direction de Paris mais il est pillé à La Roche Guyon.

    Le lendemain, une foule nombreuse assiège la fabrique. Pour la dégager, Planter fait appel aux soldats qui tirent dans la foule faisant plusieurs blessés.

     

    En octobre 1789, la foule s'empare de Planter et veut le pendre à un réverbère mais la corde est coupée par un coup de sabre, profitant de la confusion, Planter s'échappe, prévenue l'Assemblée Nationale, très attachée à l'approvisionnement de Paris car craignant d'être renversée, envoie des troupes pour protéger la fabrique. 

  • Paysages de Normandie : Château de Fontaine-Henry

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    Le château actuel montre l'évolution de l'architecture de la première à la seconde Renaissance Normande.

     

    Le pignon sud date du XV ème siècle et la partie droite de la façade Ouest gardent le souvenir du Gothique.

     

    Les murs, couronnés de balustrades et d'une lucarne ouvragées, se couvrent de croisillons de pierre et de fines courbes et contrecourbes flamboyantes autour des fenêtres à meneaux.

     

    Dans la troisième partie, d'une élégance presque Classique, colonnettes et corniches soulignent sobrement les volumes.

     

    Enfin vient le grand Pavillon datant de l'époque de François Ier. Cet imposant bâtiment carrée, au toit colossal percé d'une impressionnante cheminée, est flanqué sur un angle d'une tourelle et sur l'autre d'une autre tour surmontée d'un immense éteignoir pointu.

     

    Le site officiel : http://www.chateau-de-fontaine-henry.com/index.htm

  • Paysages de Normandie : Le Château de Pirou.

     

     

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    Faute d'escarpement naturel dominant le littoral et la lande de Lessay, les bâtisseurs du château de Pirou creusèrent un bassin artificiel, d'où émerge cette curieuse forteresse.

     

    Au Moyen-Âge, cinq portes défensives, trois existent toujours, disposées sur un parcours conçu selon une habile stratégie, obligeaient l'envahisseur à exposer le flanc en contournant les hauts remparts crénelés.

     

    À l'est dans la partie la plus ancienne, une tourelle est supportée par un arc de décharge bandé sur un angle rentrant ménagé dans la muraille, selon un système archaïque caractéristique du XII ème siècle.

     

    L'accès au château se faisait par un pont-levis remplacé par un pont en pierre à deux arches enjambant la douve.

     

    La tour carré fut érigée vers le XVème siècle. L'enceinte retranchée abrite deux logis en équerre, érigés respectivement sous Henri IV et Louis XIV.

     

    Après les puissants sires de Pirou, propriétaire du château du XIème au XIV ème siècles. La seigneurie échut à divers nobles normands jusqu'à la Première République.

     

    Au XIX ème siècle, elle fut intégrée à une exploitation agricole. Maintenant elle est restaurée et abrite des spectacles touristiques.

     

    Le site officiel : http://www.chateau-pirou.org/

  • Villages de Normandie : Auberville la Manuel

    Le plateau du Pays de Caux est balayé par les vents violents venus de la mer toute proche. Hier encore, le paysage de champs et de prairies était coupé ici et là par des chênes et des hêtres alignés en double ou même triple rangée sur les fossés (talus de terre) et les chemins, les maisons et les hommes étaient ainsi à l'abri des plus grands souffles de l'Ouest.

     

    Aujourd'hui quelques fermes ont gardé autour de la masure et des bâtiments annexes, de la cour et des pommiers ces grands rideaux protecteurs qui permettent de se défendre contre les vents et les regards indiscrets des horsains.

     

    Les chemins creux, entre les fossés se sont fait quant à eux plus rares.

     

    Auberville-La-Manuel en a gardé quelques uns autour du village et à proximité immédiate du manoir.

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    Proche de l'église, le Manoir date du XVIème siècle possède des porches monumentaux. Les tours du manoir disposent d'un appareillage de silex et de brique en alternance que l'on retrouve régulièrement dans le Caux.

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    Le village se resserre autour de l'église au clocher pointu

     

  • Paysage de Normandie: le Château de Bricquebec

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    Le château féodal le mieux préservé du Cotentin, dont les fondations remontent au Xème siècle fut sans cesse remanié jusqu'au XV ème siècle.

     

    Les hautes heures de Bricquebec ont duré du XIème au XIV ème siècles sont dues à la famille Bertrand.

     

    L'enceinte des XIV ème et XV ème siècles est élevée sur une ancienne motte haute de 17 mètres et elle est dominée par un donjon polygonal de 22 mètres qui date du début du XII ème siècle.

     

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    L'accès principal passe par une poterne percée dans une tour carrée.

     

    L'ancienne salle des chevaliers (actuellement un restaurant) est un vaste bâtiment ouvert par quatre belles arcades ogivales du XIII ème siècle qui comporte des vestiges de style Roman. Elle jouxte une cave voûtée à ciel ouvert, aux piliers alternativement cylindriques et octogonaux, dont les chapiteaux soutiennent un élégant jeu d'ogives

  • Légende de Normandie : Le miracle des oies de la Baie de Seine

    Légende de Normandie : Le miracle des oies de la Baie de Seine

     

    source : traduit du texte latin de la Vita Ila Samsonis en 1887

     

    Racontons un autre miracle dû à l'intercession de Saint-Samson. Le Monastère de Pentale est proche de la mar, ce qui était source de problèmes : des oiseaux, principalement des oies farvae et des oies rieuses, arrivaient en quantités innombrables tout autour du monastère, ce qui était difficilement supportable pour les religieux, car le vacarme était tel que l'on pouvait à peine s'entendre parler.

     

    Un jour, Saint-Samson, sans rien dire à personne, se munit d'un bâton et s'en alla dans les marais où nichaient les oiseaux, et il leur dit : au nom du seigneur Jésus-Christ, qui m'a accordé toute sa confiance, je vous demande de me précéder jusqu'au monastère que vous avez tant importuné et de ne pas faire usage de vos ailes.

     

    Alors les oies se rassemblèrent en un grand troupeau devant lui, entrèrent dans le monastère comme des animaux domestiques et y restèrent jusqu'au lendemain : on aurait dit qu'elles montaient la garde.

     

    Mais la nuit venue, un renard s'introduisit parmi les oies et il en attrapa une ; chose étonnante, il ne put la dévorer. Le lendemain, à la troisième heure, après la prière, Saint-Samson se rendit dans l'enclos et voyant que quelque chose était arrivé, il dit : Seigneur Dieu, mon créateur restitue ce qui a été volé. Aussitôt on vit le renard portant dans sa gueule l'oie indemne, puis la relâchant au milieu de ses congénères.

     

    Alors Saint-Samson dit aux oiseaux : si vous me promettez de respecter pour toujours la tranquillité du monastère, je vous libère et vous laisse en paix. Étendant leurs ailes, elles poussèrent alors un cri comme pour dire qu'elles en faisaient la promesse. D'un signe de la main Saint-Samson leur indiqua qu'elles pouvaient partir, et aussitôt elles se dispersèrent dans les airs en silence.

     

    À partir de ce jour et de cette heure, de cette génération jusqu'à aujourd'hui, on n'a plus jamais vu ce oiseaux dans le domaine de l'abbaye.