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  • Extrait du recueil de miracles de l'abbaye Saint-Taurin d'Evreux.

     

     

    Datant du IX ème et X ème siècles.traduit du texte latin des « Miracles de Saint Taurin »

     

    Une femme aveugle qui habitait de l'autre côté de la Seine fit un jour un songe : elle devait faire don à Saint Landulfe du grenier qu'elle venait de faire construire pour engranger ses récoltes, et ce don servirait à l'édification de l'église de Saint Taurin : elle se mit aussitôt en devoir de le remplir. Dès que les hommes de l'abbaye traversèrent la Seine avec leur chariot, elle recouvra la vue.

     

    Une autre fois, un homme bien connu dans la région donna à l'abbaye de Saint Taurin son meilleur boeuf. Mais son fils s'était mis en tête de garder pour lui cet animal et de faire un échange. Alors, comme il franchissait la rivière voisine sur un pont très élevé, il tomba devant lui et mourut noyé.

     

    À la même époque, un clerc du nom de Framigaire avait reçu en don une ruche. Comme il voyait que les abeilles mouraient, il transféra dans une autre ruche celles qui avaient survécu. Ayant obtenu de la cire, il fabriqua un cierge et en fit don à l'abbaye de Saint-Taurin. C'est alors que survint une chose étonnante : dès le lendemain, un dimanche, un essaim d'abeilles s'installa chez lui, d'où il tira plus tard une grande quantité de miel.   

  • Légende de Normandie : le Miracle des Porcs

    (Abbaye de Pentale, commune de Saint-Samson-la-Roque)

     

     

    cette légende date du IX ème siècle. Traduit du texte en latin de la «Vita Ila Samsonis »

     

    En ce temps-là, vivait un comte Frogier, qui avait une épouse méchante et était très riche. Un jour, laissant sa femme et sa famille, il partit pour se rendre au palais royal.

     

    Leur porcher envoyait chaque jour ses porcs paître dans les prairies de Saint-Samson. Ce dernier lui dit : «tes porcs dévastent mes près avec leurs groins ; je te prie de cesser cela tout de suite. »

     

    Mais sur l'ordre de sa maitresse, qui avait toujours nourri une haine contre Saint-Samson, l'homme refusa et il ramena ses porcs dans les près le lendemain.

    Voyant cela, Saint Samson fit un signe de bénédiction et aussitôt tout le troupeau fut transformé : les porcs furent changés en boucs et les truies en chèvre. La stupéfaction fut générale, et tous se dirent : la parole de cet homme est vraiment toute puissante et rien ne lui est impossible.

     

    La furie se rendit alors au monastère. Habituellement, aucune femme n'osait entrer dans la basilique de Saint-Samson. Avec impudence, parce qu'elles ne voulaient pas elle força deux servantes à entrer devant elle. Voyant qu'elles ressortaient indemnes, elle descendit de son cheval, non pour aller prier mais pour aller injurier Saint-Samson. Lorsqu'elle voulut entrer dans l'église, elle tomba prostrée sur la pierre de marbre blanche comme neige, qui forme le seuil de la basilique. Aussitôt ses yeux sortirent de sa tête et tombèrent sur la pierre. Ils y laissèrent des taches de sang qui se voient encore aujourd'hui.

     

    De retour du palais, le comte chercha à comprendre comment ses porcs avaient pu changer de forme et il vit que son épouse était devenue aveugle. Chargé de cadeaux et décidé à faire don à titre perpétuel de très nombreuses terres, il se rendit non sans quelques hésitation à la basilique de Saint-Samson et il le supplia humblement de rendre la vue à son épouse. Alors Saint-Samson, ému et voyant tout ce que l'homme avait apporté et plein de pitié pour la malade, la toucha de son doigt à l'emplacement de ses yeux. Aveugle l'instant d'avant, elle avait recouvré la vue quand Saint-Samson la rendit à son mari ; quant aux porcs, ils restèrent sous la forme qui leur avait été donnée.

     

    La nouvelle de ce miracle se répandit dans tout le pays.  

  • Histoire de la Normandie : une sépulture mésolithique à Val de Reuil

    Cette sépulture de grande dimension, était constituée d'un remplissage complexe. Elle renfermait les restes de deux individus. Le premier, en position remaniée, témoignage de la réutilisation de la sépulture. Le deuxième corps a été daté au carbone 14 et l'inhumation est datée vers 8297-7037.

     

    le mobilier associé à la sépulture apparaît pauvre : quelques silex taillés.

     

    La sépulture était surmontée d'un foyer rituel composé de restes d'ossements d'animaux brûlés : crânes et bois de cerfs et de chevreuils, crâne d'un grand bovidé avec ses cornes, crâne d'un sanglier, membre antérieur d'un castor.

     

    On peut comparer cette sépulture avec celles de Tréviec et de Hoëdic en Bretagne ou de Vedbaec au Danemark.

  • Un biscuit fut interdit par la police en 1855 à Rouen.

    l’anecdote est croustillante, mais elle ne le fut que jusqu’en 1855.

    Les gargans de rouen, biscuits épais de 2 à 3 centimètres ont été interdits par la police au milieu du XIX ème siècle.

    Vendus pendant la foire Saint-romain, ils représentaient le visage d’un homme grotesque en état de priapisme. Il se dit, encore aujourd'hui, que les femmes mettaient ce biscuit dans leur corsage pour trouver un mari, bon amant de surcroît