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Les Hôpitaux Vernonnais pendant la Première Guerre Mondiale

Notre ville dispose dès le 2 ème jour de la Mobilisation d'août 1914, de 7 centres hospitaliers aménagés avec antennes chirurgicales, salles de soin et dortoir.  

 

  • L'Hôpital Public mixte Saint-Louis avec 4 salles où l'on parvient à loger jusqu'à 150 lits.

  • L'Hôpital auxiliaire n°28 située à l'Ecole des Filles sous la direction du Docteur Gaillard qui dispose de 80 lits.

  • L'Hôpital temporaire n°16 qui se situe dans les bâtimentsde l'Ecole des Garçons et dans ceux du Château du Point-du-Jour et qui admet une centaine de blessés soignés par le Docteur Sartre.

  • L'Hôpital des Dames Françaises n°204 situé au Châteaux des Pénitents et dont la gestion est assuré par Monsieur et Madame Choque et par Madame Emile Steiner, présidente de l'Association des « Dames Françaises »

  • L'Hôpital n°4 situé au Château de Bizy, propriété du Duc d'Albuféra qui a remis tout le rez-de-chaussé à la disposition de la Société de Secours aux Blessés Militaires, présidée par Monsieur Laniel (qui deviendra Maire de Vernon en 1919)

  • L'Hôpital auxiliaire n° 14, situé dans les bâtiments des Soeurs Dominicains. Il peut recevoir 60 blessés et il est sous la direction du Docteur Dumas.

  • L'Hôpital K, installé dans un bâtiment à la toiture semi-circulaire provenant de l'Exposition Universelle de Paris de 1900. Il est implanté non loin de la voie ferrée, Avenue des Capucins. Il acceuille des blessés anglais, français et allemands et une des salles est réservée aux aviateurs.

 

 

Au moment des grandes offensives de 1915 et 1916, sur la Somme, en Artois, à Verdun et en Champagne, les trains sanitaires se font hélas plus nombreux.

 

  • 16 mars 1915: 125 blessés venant de Belgique

  • 16 avril 1915: 245 blessés dont 41 couchés

  • 10 mai 1915: 193 blessés venant d'Ypres dont de nombreux gazés

  • 24 mai 1915: 200 blessés venant d'Arras

  • 25 août 1915: 263 blessés dont 76 couchés venant de la Somme

  • 28 août 1915: 90 blessés venant de la Somme

  • 30 octobre 1915: 232 blessés dont 9 couchés venant de Péronne

  • 8 et 16 juillet 1915: 60 blessés Sénégalais acceuillis à l'Hôpital n°28 et 92 tirailleurs noirs répartis dans les hôpitaux n°14 et n°16

 

C'est dire l'importance du rôle des médecins militaires et civils, aidés par de nombreux infirmiers et infirmières souvent bénévoles, qui soignent avec patience ces centaines de victimes donc beaucoup, cruellement atteints ne sont plus que des êtres pantelants et gémissants.

 

Notons qu'en plusieurs occasions, les hôpitaux vernonnais étant débordés, les plus transportables étaient transférés vers les hôpitaux auxiliaires n° 103 et n° 117 des Andelys ou vers celui de Gasny géré par Madame Villard.

 

Pour assurer les soins, une annexe de la Pharmacie Régionale Militaire du 3ème Corps d'Armée est installée au Château de Bizy et plusieurs sections d'infirmiers mobilisés sont hébergés au Quartier Avenay. Quant à l'ordinaire, il est fourni par la Station Magasin du Parc de Matériel de Vernon.

 

Pour améliorer cet ordinaires et le confort de tous ces blessés, malades ou convalescents, les associations charitatives de l'époque multiplient les manifestations de bienfaisance: ici une tombola, là une kermesse, un spectacle, une soirée musicale, ou encore un appel aux dons en nature.

 

On peut citer en exemple, la Kermesse avec théâtre de verdure, organisée les dimanche et lundi de Pâques 1916 dans le parc du Château des Pénitents, à l'appel du Comité de Vernon des Dames Françaises en faveur des blessés de l'Hôpital n° 204?

 

Le conflit armé s'éternisant, le Service de Santé du Ministère de la Guerre peut, petit à petit, pallier les insuffisances de locaux hospitaliers, en poursuivant un programme de construction de bâtiments d'accueil dans le Sud de la France. De ce fait le 30 septembre 1916, le Maire de Vernon est avisé que les écoles vont être rendues à leurs activités normales d'instruction publique. Evacuées à partir du 2 novembre 1916, les locaux de l'Ecole des Filles sont remis en état moyennant 2 726 Francs de l'époque (frais supportés par l'Armée), et 2100 Francs de l'époque pour les locaux de l'Ecole des Garçons. Les élèves des deux établissements récupèrent leurs classes le 1 er avril 1917.

 

Le carré militaire de 1914-1918 du cimetière de Vernon compte 159 tombes de soldats français, 5 tombes de soldats Belges, 1 tombe de soldat britannique et 76 tombes de soldats allemands, pour la plupart décédés des suites de leurs blessures dans les différents hôpitaux de la ville ou des environs, par exemple au Pénitencier de Gaillon (transformé lui-aussi en hôpital temporaire).

 

Ces tombes sont sous la responsabilité de l'Association Nationale du Souvenir Français, en relation avec la Municipalité qui veille fidèlement à leur entretien.

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