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  • Poème de Victor Hugo après la mort de Léopoldine en Normandie

    Poème de Victor Hugo après la mort de Léopoldine en Normandie


    Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne

    Je partirais. Vois-tu, je sais que tu m'attends.

    J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.

    Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.


    Je marcherai les yeux fixés dans mes pensées,

    Sans rien voir au-dehors, sans entendre aucun bruit,

    Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,

    Tristes, et le jour pour moi sera comme la nuit.


    Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,

    Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,

    Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe

    Un bouquet de houx vert et de bruyère en Fleur.

  • Paysages de Normandie:La route capricieuses des châteaux et manoirs

    le futur abbé d'Hambye fut le propre architecte du château de Tourlaville qu'il bâtit en 1582, assisté de « maitres-maçons». Plus tard, il léguea cette ravissante construction Renaissance entourée de douves, d'un parc à la végétation exotique et truffé de pièces d'eau à ses petits-neveux Julien et Marguerite de Tourlaville.

     

    Leur tragique destinée émut Barbey d'Aurevilly qui s'en inspira dans un de ses romans.

     

    Le château de Dieppe se dresse à l'extrémité de la ville près de la plage. Sa poterne, ses murailles et mâchicoulis, ses tours affirment le caractère défensif de la forteresse qui reste l'unique vestige de l'enceinte de la ville

     

    Le Pays d'Auge cache dans la verdure quantité de jolis manoirs. Ces demeures ont la particularité et le charme de constructions à pans de bois, aux façades de guingois, aux fenêtres de grandeurs inégales. Entre les colombages, des espaces de torchis et de briques ou de tuileaux où le bâtisseur a laissé libre cours à son imagination pour des dispositions en damier, tout un jeu d'alternance entre la pierre blanche, la brique verte ou rose. Les toitures importantes, pentues, débordent largement l'ensemble afin d'assurer une meilleure protection contre le ruissellement des fortes pluies. Lucarnes, poivrières, tourelles ajouten un splément d'élégance.

     

    Les tours de Bonvouloir chuchotent que le Duc d'Alençon tenait la bonne volonté en estime autant que les actes de courage. Il fit présent du domaine et du nom qui y était attaché à son maître d'hôtel en reconnaissance de ses dévoués services.

  • Culture de Normandie: La Granvillaise de Victor Chesnais

    En regardant sa blanche bavolette

    Et ses grands yeux au fond du capot noir,

    Dirait-on pas un lutin qui vous guette

    Lorsque rieuse elle passe le soir,

    La reine envierait son corsage,

    La rose jalouse son teint,

    Et le rossignol au bocage

    Imite son joyeux refrain.

     

    Refrain

     

    Ah!Ah!Ah!Ah!Ah!Ah!Ah!Ah!

    C'est la Granvillaise

    Fleur de la Falaise

    Ah!Ah!Ah!Ah!Ah!Ah!Ah!Ah!

    C'est la Granvillaise

     

     

    C'est un démon fait de la peau d'un ange

    Et son esprit n'a dégal que son coeur,

    Qu'un vieux richard lui conte un louange,

    Elle lui rit au nez d'un air moqueur.

    Mais qu'on lui parle de misère,

    De veuve en pleurs et d'orphelins,

    Son rire se change en prière,

    Au pauvre elle porte son pain.

     

    Mais elle est fière et, ne vous en déplaise,

    Cette fierté lui sied, on ne peut mieux

    Ainsi qu'un duc et pair, la Granvillaise,

    Avec orgueil peut compter ses aïeux,

    Car elle a gardé la mémoire

    De ce que fut son vieux rocher

    Ce fut Granville la Victoire,

    Notre sang ne peut déroger.

  • Culture de Normandie: Réalités et Légendes de la Baie du Mont

    Paysage de genèse où la terre, le ciel et l'eau se confondent, la baie du Mont Saint-Michel a donné naissance à des histoires terrifiantes. Quoi de plus naturel, dans un site où la mer monte, où les sables se dérobent sous les pieds du marcheur et où la brume tombe si rapidement que l'on perd tout sens de l'orientation? Ces dangers, amplifiées par la transmission orale, tansforment la Baie en uun espace sacré que l'on ne peut violer sans prendre de risques.

     

    Les Réalités:

    • Les Sables Mouvant: Dans la Baie, les sables mouvants sont appelé les Lises; ce sont des plaques de sable ferme flottant sur du sable liquide. On les trouve notamment près du lit des rivières.

    • Le Brouillard: La brume s'abat parfois sur la Baie en moins d'une heure. Sans bousolle, on peut très vite se perdre. Pendant longtemps, les jours de brouillard, la cloche du Mont sonnait pour orienter les égarés.

    • La marée: la mer progresse en moyenne de 3,75 km, soit à peine moins rapidement qu'un marcheur sur du sable. Mais à certaines heures du flux et à cause du relief des grèves, elle peut atteindre des vitesses bien supérieures, de l'ordre de 25 à 30 km/h

     

    Les Légendes:

    • Les épouvantes du Mont: Ces vignettes sont tirée des brochures du XIX ème siècle et accompagnés de légendes telles que: « Retour à Avranches d'une troupe de Bohémiens: nul dans le pays n'entendit plus jamais parler d'eux »

    • Les Monstres de la Mer: un danger imaginaire! S'il est vrai que l'on capture parfois de gros poissons dans la Baie (exemple: un congre d'une trentaine de livres, en 1912), les monstres ne sont souvent que d'inoffensifs poissons ou mammifères marins qui se sont échoués.

  • Cuisine de Normandie: Limandes au Cidre

    Dans un plat creux allant au four et beurré grassement, disposer les limandes ébarbées, grattées, nettoyées, lavées et épongées.

     

    Saupoudrer de persil et cerfeuil concassés; salez et poivrez; mouillez à peine à hauteur de cidre.

     

    Recouvrir de papier sulfurisé beurré et faire cuire au four pendant dix minutes. A ce moment, ajouter sur les poissons un verre de crème fraîche, saupoudrez de chapelure et remettre au four pour dix minutes. (ne pas recouvrir de papier après avoir mis la crème et la chapelure)

     

    On peut aussi préparé des carrelets de la même façon.

  • Cuisine de Normandie: L'Omelette « Michel »

    Dans une omelette baveuse que vous aurez confectionnée classiquement, mettez à l'intérieur, au moment de la rouler, un coulis de tomates fraîches que vous aurez mijoté doucement au beurre, avec un peu d'échalotes hacées.

     

    Dresser votre omelette sur un plat pouvant se mettre au feu, puis enduisez celle-ci d'une pâte faite de crème fraîche et de fromage comté râpé.

     

    Faitez gratiner au four et servez.

  • Cuisine de Normandie: Morilles à la Rouennaise

    Laver soigneusement à plusieurs eaux, les morilles fraiches.

     

    Les couper en deux dans le sens de la hauteur, et les laver encore une fois.

     

    Mette un verre d'eau salée à bouillir et y plonger les morilles; laissez cuire pendant trois à quatre minutes.

     

    Les égoutter, les éponger avec un linge propre et les jeter dans la poêle où l'on aura mis à chauffer du beurre frais.

     

    Assaisonner de sel et poivre (très peu de ce dernier). Sauter les morilles et après cinq minutes de cuisson, ajouter de la crème fraîche.

    Laisser mijoter pendant encore un quart d'heure.

  • Personnages de Normandie:Pierre Belain, colonisateur de la Martinique

    Pierre Belain, colonisateur de la Martinique

     

    Le 15 septembre 1635, Pierre Belain, sieur d'Esnanbuc, prend possession de la Martinique pour le compte du roi de France.

     

    Ce hardi navigateur et flibustier est un enfant du Pays de Caux.

     

    Pierre Belain fait partie de ces petits nobles français qui n'ont eu d'autre ressource, l'âge d'homme venu que de se lancer sur les mers. Pour le sieur d'Esnambuc c'est réussi.

    Le 15 septembre, sur l'ile de la Martinique, il a fait solennellement « planter la croix et arborer le pavillon de France, le tout pour l'augmentation de la foi catholique, apostolique et romaine,, et pour faire profit de ladite ile au roy »

     

    Mais le patron de ce premier établissement français aux Antilles, c'est lui.

     

    Le 17 novembre 1635, il prend possession avec le même cérémonial de l'ile de la Dominique.

     

    Il meurt en 1636. après sa mort d'autres normands vont poursuivre l'œuvre commencée.

     

    Ainsi Jacques Dyel du Parquet, le neveu de Pierre Belain, devient seigneur de la Martinique.

     

    Ou les Trezel de Rouen qui y commencent la manufacture du sucre. Ou encore les Dubuc et les Baillardel, originaires de Dieppe.

     

    Des affaires de Normands, en somme.

  • Barbey d'Aurevilly parle de l'Eglise Saint-Pierre de Caen

    « Trébutien m'a conduit voir Saint-Pierre, que le soleil lumineux de quatre heure, un soleil d'argent incandescent, plus que d'Or! Éclairait et fouillait dans tout les méplats de son anatomie d'architecture. Très frappé, quoique l'architecture soit de tous les arts celui qui me touche le moins, mon jugement et ma réflexion admettant bien que c'est le premier, puisqu'il les comprend tous, mais ma sensibilité et mon imagination n'étant pas à son service.

    Derrière le plus haut et le plus admirable monument, il y a de l'espace, et c'est toujours petit, ce que les hommes élèvent, vu à la hauteur du ciel! Je fait exception pour l'architecture romane, qui m'a toujours fait éprouver des tressaillements intérieurs; mais l'architecture romane est une confession du néant de l'homme, tandis que le gothique par exemple, qui veut être, avec de froides pierres, ce que les Pères des Thébaïdes appelaient une ascension du coeur, n'est que l'impuissance de monter jusqu'à Dieu.

    Nonobstant, aujourd'hui, j'ai compris Saint-Pierre, que Trébutien n'hésite pas à regarder comme la plus belle et la plus complète expression de l'idée chrétienne; il en préfère la flèche aux clochers de Chartres, plus hauts, dit-il, mais non plus élevés. L'élévation des monuments comme celle des hommes ne tient point à leur hauteur. »